Monument historique
Eglise Saint-Denis
classé MH partiellement;inscrit MH partiellement
3e quart 18e siècle
Architecte : MARIN-DECRENICE l'aîné;(maître de l'oeuvre)
Un premier prieuré mixte aurait été fondé à Alix dès le VIIIe siècle. En 1219, le chapitre des bénédictines de Saint-Denis apparait dans une charte, il est sous la protection Philippe Auguste ; Guichard III de Beaujeu y déclare vouloir protéger les sœurs des convoitises de l'archevêque de Lyon. Les bénédictines sont également voisines des seigneurs châtelains de Marzé qui se font ensevelir au prieuré. En 1558, les religieuses sollicitent Marie Stuart, épouse de François II qui les prend sous son aile. Ce qui n'empêche pas leur dispersion, sous le coup des attaques des troupes protestantes et les exactions du Baron des Adrets. Depuis le Moyen Age, le grand prieur de Savigny était le supérieur majeur du prieuré et des aumôniers en assuraient le service religieux. En 1598, Henri IV les aide à recouvrir les biens perdus grâce à l'intervention du sénéchal de Lyon. Néanmoins, le couvent décline jusqu'en 1753. A cette date, Louise de Musy de Véronin (1694-1780) qui avait intégré le chapitre en 1723 en est devenue la prieure, ayant l'affection de Louis XV, elle n'eut de cesse de lui demander des subsides pour reconstruire un chapitre de chanoinesses digne de ce nom et une nouvelle église. Une plaque gravée rappelle l'épisode en 1768 de la pose de la première pierre par Madame de Muzy au dos de la façade ouest. Lors de la suppression de l'abbaye de Savigny en 1780, les chanoinesses récupèrent une partie des biens de celle-ci et le couvent prend le titre d'abbaye qui abrite alors 43 chanoinesses. Après leur dispersion à la Révolution, le prieuré est mis sous séquestre avant d'être racheté sur ses propres deniers par le cardinal Fesch en 1807 qui y installe un séminaire. L'école fonctionne avec les anciens bâtiments dans un premier temps, puis, l'afflux de séminaristes et la vétusté des locaux incitent le diocèse à des travaux qui débutent vers 1841 avec la construction du bâtiment du séminaire. A partir de 1865, des modifications importantes concernent l'église. L'architecte caladois Drevet est chargé de ces travaux qui sembles s'achever vers 1873. Le séminaire est supprimé en 1904 et devient propriété du département qui décide d'y installer un lazaret et un hospice. En 1915, en août « l'asile départemental » est confié aux HCL, en décembre une partie de l'hôpital reste consacré aux tuberculeux. Un bâtiment annexe est construit en 1922. Dans les années 1980, une maison de retraite prend place dans le complexe.
Protégé le 1984/08/29 : classé MH ; 2023/09/28 : inscrit MH · Rue de l'Eglise