Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Belleville-sur-Meuse.
Commune rurale de 3 013 habitants, Belleville-sur-Meuse conserve un tissu économique de proximité. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 29,1 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Verdun et Thierville-sur-Meuse. Parmi les principaux employeurs figurent QUALIPROPRE et TINE. Les employés forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (39,3 % des emplois).
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Un projet a été subventionné par l'État pour 108 941 € d'aides d'investissement.
Pour référence, Saint-Mihiel (35 km) affiche 19 600 € de revenu médian
Les revenus de Belleville-sur-Meuse, avec une médiane à 22 230 €, sont proches des moyennes françaises. Le repère départemental (21 470 €) reste comparable à la médiane de Belleville-sur-Meuse. La fourchette entre 1er et 9e décile va de 13 390 € à 35 260 €, pour un rapport interdécile modérée (2,6).
Le marché de l'emploi communal reste en ligne avec les moyennes françaises: chômage 10,4 %, taux d'emploi 69,6 %. La CSP la plus représentée est celle des employés (39,3 %), devant les autres catégories.
En 2023, le tissu Sirene affiche 235 établissements actifs de Belleville-sur-Meuse, dans une structure commerciale et de services. Côté sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration porte 28,1 % du total des unités actives. En 2024, 25 établissements ont été créés, dans une trajectoire décennale à +27,7 % — une dynamique de création positive. Côté employeurs, QUALIPROPRE et TINE figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
Côté finances locales, la commune affiche une situation saine en 2024: 426 € de recettes de fonctionnement par habitant pour 327 € de dépenses, dégageant 99 € d'épargne brute par habitant. Côté solvabilité, il faudrait 6,5 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 94 €/hab. Un projet local a bénéficié de 108 941 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La pression fiscale sur le bâti est moyenne en 2024, à 50,85 % de taux global. Comparée au département (49,37 % de médiane TFB), Belleville-sur-Meuse présente un écart de +1,48 points — la part communale pure s'élève à 35,12 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 23,48 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 30,03 %.
Belleville-sur-Meuse est caractéristique des communes de Lorraine; ce cadre régional influe sur les tendances de marché et d'emploi. L'ANCT classe Belleville-sur-Meuse à la fois dans le FRR (France Ruralités Revitalisation) et dans le Zone de Revitalisation Rurale (ZRR). Le nombre de navetteurs sortants — 928 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Côté social, 665 allocataires sont identifiés par la CAF, dont 170 foyers perçoivent le RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
La lecture des déciles permet de visualiser la dispersion des revenus. Chaque borne (D1 à D9) découpe la population locale en dix groupes équilibrés : 10 % des ménages se situent sous D1, 10 % au-dessus de D9. La médiane (Q2) coupe la commune en deux moitiés exactes. Un écart D9/D1 important signale une polarisation entre ménages aisés et modestes.
La distribution des revenus de Belleville-sur-Meuse s'étage de 13 390 € pour les 10 % les plus modestes à 35 260 € pour les 10 % les plus aisés, pour une médiane de 22 230 €.
Niveau de vie médian rapporté à l'âge du déclarant principal du foyer. Le trait foncé positionne la médiane de chaque tranche d'âge ; la bande pâle, plus large ou plus étroite, dessine l'écart interquartile Q1–Q3 où se regroupent la moitié centrale des ménages.
Au fil des âges de Belleville-sur-Meuse, la médiane communale de 22 230 € masque un creux chez les jeunes actifs et un pic autour de 50-60 ans, avant le tassement lié à la retraite.
Pour cerner la structure économique locale, on ventile le revenu disponible par grande catégorie : rémunérations salariées, revenus d'indépendants, retraites, patrimoine (locations, dividendes, plus-values) et redistribution. La somme apparente peut excéder 100 % — les prélèvements obligatoires sont comptés à part en valeur négative.
À Belleville-sur-Meuse, les salaires et traitements pèsent 60,6 % du revenu disponible, les pensions et retraites 35,0 %, le patrimoine 6,7 % et les prestations sociales 5,4 %.
Le niveau de vie varie sensiblement avec la configuration du ménage. Les couples sans enfant bénéficient souvent de deux revenus pour des charges contenues, tandis que les familles monoparentales et les personnes seules figurent plus fréquemment parmi les situations fragiles. Trait foncé : médiane ; bande claire : écart Q1–Q3.
La comparaison par type de ménage de Belleville-sur-Meuse situe la médiane communale à 22 230 €: les couples sans enfant sont généralement au-dessus, les familles monoparentales et personnes seules en dessous.
On passe ici d'un profil dominé par les prestations sociales chez les ménages les plus modestes (D1) à une structure tirée par les salaires et les revenus du patrimoine chez les plus aisés (D10). Symétriquement, la part négative des impôts directs progresse avec le décile.
La stratification par décile traduit la logique de redistribution: transferts visibles en bas, dominante salariale au milieu, effet patrimoine en haut de la distribution de Belleville-sur-Meuse.
L'accession à la propriété s'accompagne en moyenne d'un revenu plus élevé ; les locataires du parc social regroupent à l'inverse une grande part des ménages aux niveaux de vie les plus bas. L'indice de Gini apporte un complément utile : il jauge les écarts internes propres à chaque statut.
Selon que le revenu principal provient d'un emploi salarié, d'une retraite, d'une activité indépendante ou du patrimoine, la médiane et la dispersion changent. Les ressources salariales et les pensions présentent une plage Q1-Q3 plus resserrée ; indépendants et patrimoine affichent des étendues nettement plus larges.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 18 350 € | 22 620 € | 27 550 € |
| Pensions, retraites et rentes | 17 370 € | 21 980 € | 28 140 € |
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 15 970 € | 17 310 € |
| Médiane | 22 320 € | 22 230 € |
| 3e quartile (Q3) | 28 680 € | 27 660 € |
| Indice de Gini | 0,30 | 0,23 |
| Effet de la redistribution | -90 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité mesure la part des 15-64 ans qui travaillent ou cherchent un emploi. Le taux d'emploi ne compte que ceux qui travaillent effectivement. Le taux de chômage est la part des actifs qui sont sans emploi et en recherchent un (au sens du recensement, différent de celui de Pôle emploi).
Le tableau confronte taux d'emploi et taux de chômage par sexe puis par classe d'âge. Le segment des 15-24 ans affiche en règle générale un chômage plus élevé : beaucoup poursuivent leurs études, ce qui se traduit aussi par un faible taux d'activité dans cette tranche.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 77,7 % | 69,6 % | 10,4 % |
| Hommes | 79,6 % | 70,7 % | 11,2 % |
| Femmes | 75,9 % | 68,6 % | 9,6 % |
| 15-24 ans | 54,3 % | 44,1 % | 18,9 % |
| 25-54 ans | 92,4 % | 84,7 % | 8,4 % |
| 55-64 ans | 55,9 % | 48,6 % | 13,0 % |
Chaque part du graphique représente une catégorie socioprofessionnelle parmi les emplois localisés sur le territoire communal. Lecture au lieu de travail : il s'agit des postes de la commune, indépendamment du lieu de résidence des actifs qui les occupent.
Premier groupe de l'emploi local, les Employés représentent 39,3 % des postes occupés sur le territoire communal.
Les emplois se répartissent entre cinq grands secteurs économiques. Cette structure dépend fortement du type de territoire : campagnes tournées vers l'agriculture, bassins ouvriers organisés autour de l'industrie, villes intermédiaires portées par le tertiaire public et privé.
Sur les cinq grands secteurs suivis par l'INSEE, Commerce, transports, services concentre 49,9 % des emplois de Belleville-sur-Meuse.
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
Parmi les actifs occupés de Belleville-sur-Meuse, 78,1 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
À Belleville-sur-Meuse, CDI / Fonction publique concerne 84,4 % des salariés, repère utile pour apprécier la stabilité de l'emploi local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Champ retenu : population non scolarisée de 15 ans et plus, classée par diplôme maximal. Les étudiants et lycéens en cours d'études sont volontairement exclus pour ne pas biaiser la lecture. Le palier « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
La distribution couvre tous les niveaux, du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Un taux élevé de diplômés du supérieur signe une commune à forte proportion de cadres et de professions intellectuelles, tandis qu'une part importante de CAP-BEP renvoie à un héritage ouvrier ou artisanal.
À Belleville-sur-Meuse, 20,0 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
Le différentiel femmes-hommes en matière de diplôme s'est largement inversé sur trois décennies. Chez les jeunes adultes, le capital scolaire féminin dépasse désormais le masculin en moyenne nationale ; chez les plus de 60 ans, l'écart est encore favorable aux hommes.
On observe ici l'intensité de la scolarisation selon l'âge. Logiquement maximale entre 6 et 14 ans, elle reste forte aux deux extrémités du cycle (maternelle et lycée) puis s'érode dès l'entrée dans la vie active. Une part importante de 18-24 ans encore scolarisés indique souvent une commune universitaire ou proche d'un pôle d'enseignement supérieur.
Le profil de scolarisation par âge de Belleville-sur-Meuse suit la norme française: quasi universelle de 6 à 14 ans, forte entre 15 et 17 ans, puis décroissante à partir de 18 ans en fonction de la présence d'une population étudiante.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Les 665 allocataires de Belleville-sur-Meuse bénéficient principalement des aides au logement (1) et de la prime d'activité (1), loin devant les minima sociaux.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | QUALIPROPRE | Services administratifs et de soutien (NAF 81.21Z) | 100 à 199 salariés |
| #2 | TINE | Services administratifs et de soutien (NAF 81.21Z) | 100 à 199 salariés |
| #3 | FILIEN ECOUTE ADMR | Services administratifs et de soutien (NAF 80.10Z) | 50 à 99 salariés |
| #4 | ASS MEUSIENNE INFORMAT ENTRAIDE | Santé humaine et action sociale (NAF 88.99B) | 50 à 99 salariés |
| #5 | ADHEO 109 | Activités spécialisées, scientifiques et techniques (NAF 69.20Z) | 50 à 99 salariés |
| #6 | QUALINET SANTE | Services administratifs et de soutien (NAF 81.21Z) | 50 à 99 salariés |
| #7 | CONTRE-COURANT MJC | Arts, spectacles et loisirs (NAF 90.04Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #9 | J.M. AUTOMOBILES | Commerce (NAF 45.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #10 | INTERMARCHE | Commerce (NAF 47.11F) | 20 à 49 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Refection de la toiture de la mairie - salle des fetes | 217 882 € | 108 941 € | 50,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
On recense 235 établissements actifs à Belleville-sur-Meuse, soit 7,8 pour 100 habitants (+34 % vs médiane départementale). Le renouvellement entrepreneurial atteint 10,6 %, avec 25 créations récentes. Les activités se concentrent dans Commerce, transports, hébergement et restauration (28 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (19 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0