Ville moyenne de 42 505 habitants dans le Tarn, Castres conjugue fonctions résidentielles et activités économiques sur place. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale, avec un taux de pauvreté élevé (21,0 %).
Une majorité d'actifs (73,2 %) travaille sur place, les autres rejoignant principalement Labruguière et Mazamet. Parmi les principaux employeurs figurent HOPITAL DU PAYS D'AUTAN et MAIRIE. Le marché du travail reste tendu (15,2 % de chômage).
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Elle bénéficie du programme national Action Cœur de Ville. 2 projets ont été subventionnés par l'État pour 340 556 € d'aides d'investissement. 3 tiers-lieux complètent l'offre d'accueil économique locale.
Le revenu médian de Castres (20 940 €) s'inscrit en retrait par rapport à la moyenne française. La médiane dans le Tarn, 21 650 €, est voisine du niveau communal. Les 10 % de ménages les plus modestes perçoivent moins de 10 980 € quand les 10 % les plus aisés dépassent 37 120 €, soit un rapport interdécile importante de 3,4.
Sur 17 947 actifs, le taux de chômage atteint 15,2 %, signe d'un marché du travail fortement sous tension. Les actifs se répartissent principalement dans la catégorie des employés (33,1 %).
Le tissu productif communal rassemble 3 852 unités actives en 2023, majoritairement tertiaires. Le découpage NAF place commerce, transports, hébergement et restauration en tête, avec 28,1 % des établissements. Le stock d'établissements a évolué de +24,4 % sur la décennie, avec 621 créations enregistrées en 2024 (une dynamique de création positive). HOPITAL DU PAYS D'AUTAN et MAIRIE comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
L'exercice 2024 témoigne d'une marge budgétaire limitée: 189 €/hab d'épargne brute sur 1 541 €/hab de recettes. Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 10,6 années de remboursement (longue); les dépenses d'équipement atteignent 227 €/hab.
Le taux global de taxe foncière bâtie — 61,78 % en 2024 — dépasse la moyenne française. Le taux global de TFB s'écarte de +3,89 points par rapport à la médiane départementale (57,89 %); part communale seule: 60,38 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 36,33 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 27,63 %.
Le positionnement géographique — Castres est dans le tissu rural de l'Occitanie intérieure — explique pour partie les équilibres économiques et fiscaux. Sur le plan des zonages économiques, la commune relève du Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) et du dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR). Quelque 4 128 actifs sortent travailler hors des limites communales selon les données MOBPRO de l'INSEE. Les données CNAF identifient 9 950 allocataires de Castres, dont 1 650 foyers au RSA.