Monument historique
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Monument à la Résistance du plateau des Glières
inscrit MH
20e siècle
Architecte : Gilioli Emile (sculpteur);Schoendorffer Etienne (ingénieur)
Le plateau des Glières, en Haute-Savoie, a été entre janvier et août 1944 le théâtre de combats violents entre les Résistants du maquis des Glières, qui y réceptionnaient des armes par parachutage, et la Wehrmacht épaulée par la Milice. Après un nouveau parachutage aux Glières le 1er Août, la Haute-Savoie, cas unique en France, est libérée par les seules forces de la Résistance dès le 19 août. Le plateau des Glières est ainsi devenu le symbole de la France résistante. Le monument national de la Résistance a fait l'objet d'un concours lancé par l'association des Rescapés des Glières, et qui a permis de sélectionner le sculpteur Emile Gilioli (1911-1977). Installé à Saint-Martin-de-la-Cluze près de Grenoble après la guerre, son œuvre sera souvent liée à la thématique de la 2nde Guerre mondiale : Mémorial de Voreppe (1946), monument aux morts des déportés de Grenoble (1950), Gisant de Vassieux en Vercors (1952). Disciple de Brancusi, Gilioli deviendra à partir des années 1950 un des représentants de la sculpture abstraite française. Le monument a été inauguré le 2 septembre 1973 par André Malraux. La construction a été mise en place avec l'aide de l'ingénieur Etienne Schoendorffer. L'ensemble est complété par un circuit et un espace mémoire, la visite pouvant être complétée par les lieux de mémoire de Morette. Le Monument a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle » en 2003.
Protégé le 2020/05/27 : inscrit MH