Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de La Grand-Croix.
Commune de 4 947 habitants, La Grand-Croix affiche un mix d'activités sans dominante affirmée. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale.
Seuls 16,7 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Saint-Chamond et Saint-Étienne. Parmi les principaux employeurs figurent ESAT LES ATELIERS DU GIER et COLLEGE CHARLES EXBRAYAT.
La commune est éligible à l' Aide à Finalité Régionale. Un projet a été subventionné par l'État pour 239 135 € d'aides d'investissement.
21 280 €revenu médian-2% vs dept · -6% vs France
66,6 %Taux d'emploi-1% vs dept · -2% vs France
15,0 %Taux de pauvreté-29% vs dept · -6% vs France
En regard, Mornant (à 15 km, 6 282 hab.) affiche 27 260 € de revenu médian
Le revenu médian des ménages de la Grand-Croix, soit 21 280 €, se situe au-dessous du repère français. À l'échelle départementale, la médiane (21 680 €) est proche de celle de la Grand-Croix. Le rapport interdécile (2,8) et le taux de pauvreté (15,0 %) traduisent une dispersion modérée des niveaux de vie.
Le chômage (11,1 %) et le taux d'emploi (66,6 %) indiquent un marché du travail en tension sur 2 228 actifs. La structure socioprofessionnelle privilégie les professions intermédiaires (27,5 % des emplois occupés).
Le paysage économique local (347 établissements en 2023) reste porté par les services. Parmi les secteurs représentés, celui de commerce, transports, hébergement et restauration rassemble 24,8 % des établissements. Le rythme de création atteint 75 en 2024, en ligne avec une dynamique de création positive — stock total en +27,6 %. ESAT LES ATELIERS DU GIER et COLLEGE CHARLES EXBRAYAT comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
Les comptes de l'exercice 2024 laissent peu de marge: 1 028 €/hab de dépenses pour 1 126 €/hab de recettes, soit 99 €/hab d'épargne brute. Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 6,6 années de remboursement (raisonnable); les dépenses d'équipement atteignent 547 €/hab.
La pression fiscale communale sur le foncier bâti reste dans la moyenne française en 2024 (47,46 % de TFB globale). Par rapport à la médiane départementale (40,69 %), l'écart communal atteint +6,77 points, pour une part communale pure à 40,90 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 31,15 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 26,00 %.
Le profil économique s'interprète à l'aune du cadre régional: La Grand-Croix est au cœur du maillage communal du département de la Loire. La commune est couverte par le dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR), dispositif pris en compte dans certaines politiques publiques. Le nombre de navetteurs sortants — 1 623 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Sur le versant social, la CAF dénombre 1 060 allocataires, dont 115 foyers bénéficiaires du RSA.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
21 280 €Revenu médianLa moitié des habitants gagne plus, l'autre moitié gagne moins
1 944Ménages fiscauxFoyers soumis à l'impôt sur le revenu dans la commune
0,26Indice de GiniMesure les inégalités : 0 = égalité parfaite, 1 = inégalité maximale
15,0 %Taux de pauvretéPart de la population vivant avec moins de 60 % du revenu médian national (soit environ 13 000 €/an)
43 %Ménages imposésPart des ménages fiscaux soumis à l'impôt sur le revenu
Distribution des revenus (déciles)
La lecture des déciles permet de visualiser la dispersion des revenus. Chaque borne (D1 à D9) découpe la population locale en dix groupes équilibrés : 10 % des ménages se situent sous D1, 10 % au-dessus de D9. La médiane (Q2) coupe la commune en deux moitiés exactes. Un écart D9/D1 important signale une polarisation entre ménages aisés et modestes.
À La Grand-Croix, le revenu médian par unité de consommation (21 280 €) se situe entre 12 120 € au 1er décile et 34 470 € au 9e, traduisant une dispersion modérée.
Revenus par tranche d'âge
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
La segmentation par âge éclaire la médiane de la Grand-Croix (21 280 €): cycle de vie salarial, accumulation patrimoniale, puis bascule vers les pensions.
Composition des revenus
Pour cerner la structure économique locale, on ventile le revenu disponible par grande catégorie : rémunérations salariées, revenus d'indépendants, retraites, patrimoine (locations, dividendes, plus-values) et redistribution. La somme apparente peut excéder 100 % — les prélèvements obligatoires sont comptés à part en valeur négative.
Les salaires représentent 66,4 % du revenu disponible local et les pensions 25,3 %, signe d'un profil de la Grand-Croix marqué par son équilibre démographique.
Revenus par type de ménage
La taille et la structure du foyer pèsent fortement sur le niveau de vie : deux actifs sans enfant disposent généralement de la meilleure marge, alors que les familles monoparentales et les personnes seules ressortent comme les groupes les plus vulnérables. Le diagramme combine médiane (foncé) et plage Q1–Q3 (clair).
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (21 280 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
Du décile D1 au décile D10, la composition du revenu disponible bascule progressivement : redistribution et minima sociaux occupent une place centrale en bas de distribution, tandis que salaires et patrimoine prennent le dessus en haut. À l'opposé, la ponction fiscale (poste négatif) s'amplifie nettement vers les déciles supérieurs.
Ce graphique empilé révèle comment le mix de ressources de la Grand-Croix évolue: plus on monte dans l'échelle des revenus, plus la part des salaires et du patrimoine écrase celle des transferts sociaux.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
L'accession à la propriété s'accompagne en moyenne d'un revenu plus élevé ; les locataires du parc social regroupent à l'inverse une grande part des ménages aux niveaux de vie les plus bas. L'indice de Gini apporte un complément utile : il jauge les écarts internes propres à chaque statut.
24 130 €PropriétairesGini : 0,25
16 900 €LocatairesGini : 0,20
15 640 €Locataires du parc socialGini : 0,20
18 560 €Locataires du parc privéGini : 0,20
Revenu médian par source de revenu
Cette comparaison oppose des sources de revenus stables — salaires, pensions — à d'autres plus volatiles, comme les revenus des indépendants ou du patrimoine. La largeur de la plage Q1-Q3 mesure visuellement cette dispersion.
Source
1er quartile (Q1)
Médiane
3e quartile (Q3)
Salaires et traitements
17 110 €
21 990 €
28 260 €
Pensions, retraites et rentes
16 750 €
20 850 €
25 280 €
Revenus déclarés vs disponibles
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
66,6 %Taux d'emploiPart des 15-64 ans occupant un emploi
11,1 %Taux de chômagePart des actifs sans emploi (au sens du recensement)
74,9 %Taux d'activitéPart des 15-64 ans actifs (employés + chômeurs)
1 981Actifs occupésNombre de personnes en emploi
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
En croisant taux d'activité, taux d'emploi et taux de chômage par sexe et par âge, on isole les déséquilibres caractéristiques : chômage plus marqué chez les jeunes, taux d'emploi qui plafonne souvent dans les classes 25-54 ans, et retrait progressif après 55 ans.
Catégorie
Taux d'activité
Taux d'emploi
Taux de chômage
Ensemble
74,9 %
66,6 %
11,1 %
Hommes
78,3 %
69,9 %
10,7 %
Femmes
71,5 %
63,3 %
11,5 %
15-24 ans
46,3 %
36,3 %
21,6 %
25-54 ans
89,4 %
81,1 %
9,2 %
55-64 ans
59,7 %
53,2 %
10,8 %
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Ventilation des postes de travail localisés dans la commune par catégorie socioprofessionnelle INSEE. La grille couvre les emplois au lieu de travail : certains de ces postes sont occupés par des navetteurs venus d'autres communes.
La catégorie socioprofessionnelle dominante parmi les emplois situés de la Grand-Croix est Professions intermédiaires (27,5 %), ce qui colore le profil du marché du travail local.
Emplois par secteur d'activité
Cette ventilation par grand secteur d'activité éclaire le poids relatif de l'agriculture, de l'industrie, de la construction, du commerce-transports-services et de l'administration-enseignement-santé. Les communes rurales sont souvent agricoles ; les villes moyennes, fréquemment tertiaires-publiques.
Sur les cinq grands secteurs suivis par l'INSEE, Administration, enseignement, santé, action sociale concentre 51,3 % des emplois de la Grand-Croix.
Modes de transport domicile-travail
Pour les trajets domicile-travail, la voiture demeure le moyen le plus utilisé en France, surtout en milieu rural ou périurbain. Les modes alternatifs — transports en commun, vélo, marche — pèsent davantage à mesure que l'on se rapproche des cœurs d'agglomération.
Le graphique des modes révèle la prééminence de Voiture (85,0 %) — un indicateur clé de l'offre de mobilité disponible de la Grand-Croix.
Types de contrats de travail
On lit ici comment les salariés se distribuent entre CDI, fonctionnaires, CDD, intérimaires, apprentis et autres statuts. Les emplois pérennes (CDI + fonction publique) forment, en France, l'ossature dominante du salariat.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (82,9 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Répartition par niveau de diplôme
L'échelle s'étire du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Une forte proportion de diplômés du supérieur long trahit habituellement une commune à profil cadre et profession intellectuelle ; une part marquée de CAP-BEP renvoie plutôt à un tissu ouvrier ou artisanal.
À La Grand-Croix, 25,7 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
Niveau de diplôme par sexe
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
On observe ici l'intensité de la scolarisation selon l'âge. Logiquement maximale entre 6 et 14 ans, elle reste forte aux deux extrémités du cycle (maternelle et lycée) puis s'érode dès l'entrée dans la vie active. Une part importante de 18-24 ans encore scolarisés indique souvent une commune universitaire ou proche d'un pôle d'enseignement supérieur.
La courbe par âge de la Grand-Croix permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
La ventilation des prestations CAF de la Grand-Croix se répartit entre aides au logement (1 foyers), prime d'activité (1) et RSA (1), sur un total de 1 060 allocataires.
Aides, programmes territoriaux et employeurs
Commune plutôt résidentielle : 1 623 actifs quittent la commune chaque jour pour travailler ailleurs, contre 0 navetteurs entrants.
16,7 %
Travaillent dans la commune ?
(en moyenne 32,0 % dans le Loire · 33,7 % en France)
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
AFR
Aide à Finalité Régionale (standard)
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante
(source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées
(artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
#
Établissement
Activité
Tranche d'effectif
#1
ESAT LES ATELIERS DU GIER
Santé humaine et action sociale (NAF 88.10C)
200 à 249 salariés
#2
COLLEGE CHARLES EXBRAYAT
Enseignement (NAF 85.31Z)
50 à 99 salariés
#3
MAIRIE
Administration publique (NAF 84.11Z)
50 à 99 salariés
#4
SOCIETE ANDRE BAYLE
Commerce (NAF 47.22Z)
50 à 99 salariés
#5
MAS LES QUATRE VENTS
Santé humaine et action sociale (NAF 87.10C)
50 à 99 salariés
#6
EQUANS
Construction (NAF 42.22Z)
50 à 99 salariés
#7
ZINQ LOIRE
Industrie manufacturière (NAF 25.61Z)
20 à 49 salariés
#8
INSTITUT MEDICO EDUCATIF LA CROISEE
Santé humaine et action sociale (NAF 88.99B)
20 à 49 salariés
#9
CONSTRUCTION MECANIQUE DU GIER
Industrie manufacturière (NAF 25.62B)
20 à 49 salariés
#10
TARDY MECANIQUE-GENERALE MECANIQUEGENERA
Industrie manufacturière (NAF 25.62B)
20 à 49 salariés
35 établissements de 10 salariés et plus
répertoriés sur la commune au total.
Source : INSEE, base Sirene (Licence Ouverte Etalab).
Soit 7,07 établissements de 10 salariés et plus pour 1 000 habitants
(moyenne Loire : 6,06 · moyenne France : 6,21).
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
239 135 €
Subventions 2023 ?
Soit 48,3 € par habitant
(contre 30,4 €/hab. en moyenne dans le Loire · 32,6 €/hab. en France)
1
Projets finances 2023 ?
1 195 666 €
Cout HT total 2023 ?
Projets finances en 2023
Dispositif
Projet
Cout HT
Subvention
Taux
DETR
Travaux d’aménagement du parc de la Platière
1 195 666 €
239 135 €
20,0 %
Total 2023-2024 : 239 135 € de subventions sur 1 projet.
Le tissu économique de la Grand-Croix comprend 347 établissements actifs, soit 7,0 pour 100 habitants (-18 % vs médiane départementale). La création d'entreprises représente 21,6 % du stock (75 créations récentes). Les deux premiers secteurs sont Commerce, transports, hébergement et restauration (25 %) et Construction (15 %).
347établissements actifs
75Créations en 2024
21,6 %Taux de création
86
Commerce, transports, hébergement et restauration
Le top 3 des secteurs: Commerce, transports, hébergement et restauration (86), Construction (51) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (51), reflet de la spécialisation économique locale.
Dynamique du tissu: 347 établissements en 2023 (contre 272 en 2014) et 75 nouvelles entreprises en 2024.