Avec 4 684 habitants, Le Ban-Saint-Martin combine plusieurs secteurs d'activité dans un équilibre économique propre à son échelle. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 10,0 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Metz et Montigny-Lès-Metz. Parmi les principaux employeurs figurent SSIAD et COLLEGE JEAN BAUCHEZ. Les employés forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (37,1 % des emplois).
Un projet a été subventionné par l'État pour 413 035 € d'aides d'investissement.
À titre de comparaison : 23 350 € de revenu médian à Pagny-sur-Moselle, à 18 km
À 23 500 €, le revenu médian communal s'inscrit dans la zone médiane française. L'écart avec la médiane départementale (22 420 €) demeure limité. Le rapport interdécile atteint 3,9, signe d'une dispersion importante des revenus entre les ménages les plus modestes et les plus aisés.
Avec 9,4 % de chômage et 69,4 % de taux d'emploi, le marché du Ban-Saint-Martin s'inscrit dans la moyenne française, sur 2 315 actifs. Les actifs se répartissent principalement dans la catégorie des employés (37,1 %).
Le paysage économique local (339 établissements en 2023) reste porté par les services. La première branche NAF — commerce, transports, hébergement et restauration — représente 21,2 % des établissements. 63 créations enregistrées en 2024, traduisant une dynamique de création forte (stock total à +46,8 % sur la décennie). Parmi les principaux employeurs identifiés figurent notamment SSIAD et COLLEGE JEAN BAUCHEZ.
En 2024, les finances communales s'équilibrent avec 722 €/hab de recettes de fonctionnement pour 627 €/hab de dépenses et 95 €/hab d'épargne brute. Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 4,5 années de remboursement (courte); les dépenses d'équipement atteignent 635 €/hab. Un projet local a bénéficié de 413 035 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La pression fiscale sur le bâti reste contenue à 32,74 % en 2024, sous le niveau moyen français. Face à la médiane départementale (33,48 %), l'écart ressort à -0,74 points, part communale pure 30,32 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 26,61 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 25,49 %.
Sur le plan territorial, Le Ban-Saint-Martin est caractéristique des communes de Lorraine: un cadre qui colore les dynamiques économiques locales. Côté navettes domicile-travail, 2 045 actifs rejoignent quotidiennement un autre pôle d'emploi. Les données CNAF identifient 930 allocataires du Ban-Saint-Martin, dont 85 foyers au RSA.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Distribution des revenus (déciles)
Les déciles de revenu classent les ménages locaux en 10 paliers d'effectifs égaux. Sous le seuil D1 vivent les 10 % les plus modestes ; au-delà de D9, les 10 % les plus aisés. La médiane (Q2) sépare la population en deux moitiés équivalentes. L'écart entre ces seuils donne la mesure visuelle des inégalités locales.
La courbe des déciles place la médiane locale à 23 500 €, avec un rapport D9/D1 de 3,9 qualifiant une inégalité importante.
Revenus par tranche d'âge
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
Les revenus médians par tranche d'âge du Ban-Saint-Martin se lisent autour de la médiane communale (23 500 €): les seniors sont souvent au-dessus (patrimoine, retraites stables), les moins de 30 ans en dessous (entrées en emploi, CDD).
Composition des revenus
Le revenu disponible moyen est ici éclaté par origine : traitements et salaires, revenus d'indépendants, retraites, fruits du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. La somme dépasse parfois 100 % car les impôts directs, retranchés à part, apparaissent comme un poste négatif.
La structure des revenus du Ban-Saint-Martin combine 65,3 % de salaires, 24,2 % de pensions, 14,0 % issus du patrimoine et 4,8 % de prestations sociales.
Revenus par type de ménage
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
À Le Ban-Saint-Martin, les couples (avec ou sans enfant) tirent le niveau de vie vers le haut de la médiane (23 500 €), tandis que les foyers monoparentaux restent structurellement plus exposés.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
En passant du décile inférieur (D1) au décile supérieur (D10), la structure des ressources évolue : les prestations sociales pèsent fortement chez les ménages modestes alors que salaires et revenus du patrimoine dominent en haut de l'échelle. La contribution des impôts directs, négative, croît avec le niveau de vie.
Du D1 au D10, la décomposition éclaire les ressorts du revenu: à Le Ban-Saint-Martin, les salaires représentent 65,3 % du revenu disponible global et les prestations sociales 4,8 %, mais ces parts sont très inégalement distribuées.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
L'accession à la propriété s'accompagne en moyenne d'un revenu plus élevé ; les locataires du parc social regroupent à l'inverse une grande part des ménages aux niveaux de vie les plus bas. L'indice de Gini apporte un complément utile : il jauge les écarts internes propres à chaque statut.
Revenu médian par source de revenu
Cette comparaison oppose des sources de revenus stables — salaires, pensions — à d'autres plus volatiles, comme les revenus des indépendants ou du patrimoine. La largeur de la plage Q1-Q3 mesure visuellement cette dispersion.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 17 420 € | 22 930 € | 30 880 € |
| Pensions, retraites et rentes | 18 820 € | 25 270 € | 32 410 € |
| Revenus du patrimoine | 24 900 € | 38 700 € | 51 160 € |
Revenus déclarés vs disponibles
Le revenu déclaré totalise les ressources brutes signalées au fisc ; le revenu disponible tient compte de la redistribution (impôts directs déduits, prestations ajoutées). La différence donne une mesure pratique du « coup de pouce » net assuré par le système social-fiscal aux ménages locaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 15 130 € | 16 980 € |
| Médiane | 23 610 € | 23 500 € |
| 3e quartile (Q3) | 35 290 € | 32 920 € |
| Indice de Gini | 0,39 | 0,31 |
| Effet de la redistribution | -110 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Au sein des 15-64 ans, on distingue : la part qui travaille ou cherche un emploi (taux d'activité), celle qui occupe effectivement un poste (taux d'emploi), et la fraction d'actifs sans emploi en recherche (taux de chômage). Cette dernière, calculée au sens du recensement, peut différer des chiffres mensuels de France Travail.
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Cette ventilation par sexe et par âge met en évidence des écarts récurrents. Le taux de chômage atteint typiquement ses plus hauts niveaux chez les 15-24 ans (parcours encore en formation), et tend à se résorber à mesure que l'on monte dans les tranches d'âge actives.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 76,5 % | 69,4 % | 9,4 % |
| Hommes | 79,1 % | 71,5 % | 9,6 % |
| Femmes | 74,3 % | 67,4 % | 9,2 % |
| 15-24 ans | 39,3 % | 32,1 % | 18,5 % |
| 25-54 ans | 91,0 % | 82,8 % | 8,9 % |
| 55-64 ans | 71,0 % | 66,7 % | 6,1 % |
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Chaque part du graphique représente une catégorie socioprofessionnelle parmi les emplois localisés sur le territoire communal. Lecture au lieu de travail : il s'agit des postes de la commune, indépendamment du lieu de résidence des actifs qui les occupent.
À Le Ban-Saint-Martin, la répartition CSP place en tête les Employés (37,1 %), indicateur du type d'activités implantées sur la commune.
Emplois par secteur d'activité
Les emplois se répartissent entre cinq grands secteurs économiques. Cette structure dépend fortement du type de territoire : campagnes tournées vers l'agriculture, bassins ouvriers organisés autour de l'industrie, villes intermédiaires portées par le tertiaire public et privé.
Le secteur Administration, enseignement, santé, action sociale domine l'emploi du Ban-Saint-Martin avec 60,0 % des postes, devant les autres grands secteurs d'activité économique.
Modes de transport domicile-travail
Pour les trajets domicile-travail, la voiture demeure le moyen le plus utilisé en France, surtout en milieu rural ou périurbain. Les modes alternatifs — transports en commun, vélo, marche — pèsent davantage à mesure que l'on se rapproche des cœurs d'agglomération.
Parmi les actifs occupés du Ban-Saint-Martin, 75,0 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Types de contrats de travail
On lit ici comment les salariés se distribuent entre CDI, fonctionnaires, CDD, intérimaires, apprentis et autres statuts. Les emplois pérennes (CDI + fonction publique) forment, en France, l'ossature dominante du salariat.
Le type de contrat le plus représenté parmi les salariés du Ban-Saint-Martin est CDI / Fonction publique (85,6 %).
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Répartition par niveau de diplôme
La distribution couvre tous les niveaux, du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Un taux élevé de diplômés du supérieur signe une commune à forte proportion de cadres et de professions intellectuelles, tandis qu'une part importante de CAP-BEP renvoie à un héritage ouvrier ou artisanal.
À Le Ban-Saint-Martin, 11,1 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
Niveau de diplôme par sexe
Les courbes par sexe rendent visible un retournement historique. Dans les générations récentes, le niveau d'études moyen des femmes dépasse celui des hommes ; au-delà de 60 ans, le rapport reste à l'inverse au profit des hommes, reflet d'une scolarisation plus tardive des femmes.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Le graphique reporte, pour chaque classe d'âge, la proportion de personnes encore inscrites dans un cycle d'études. La scolarisation est mécaniquement totale de 6 à 14 ans (obligation légale), reste très élevée en maternelle et au lycée, puis s'effrite à mesure que les jeunes basculent vers l'emploi. Un fort taux chez les 18-24 ans trahit une présence étudiante notable.
À Le Ban-Saint-Martin, le taux de scolarisation culmine entre 6 et 14 ans (obligation scolaire), reste élevé au lycée, puis reflète l'orientation vers l'emploi ou les études supérieures.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Parmi les 930 foyers allocataires du Ban-Saint-Martin, 1 perçoivent une aide au logement, 1 la prime d'activité et 1 le RSA — la hiérarchie des prestations éclaire le profil social local.
Aides, programmes territoriaux et employeurs
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | SSIAD | Santé humaine et action sociale (NAF 88.99B) | 100 à 199 salariés |
| #2 | COLLEGE JEAN BAUCHEZ | Enseignement (NAF 85.31Z) | 50 à 99 salariés |
| #3 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 50 à 99 salariés |
| #4 | ASS LORRAINE FORMAT.RECHER.ACTION SOCIAL | Enseignement (NAF 85.59B) | 50 à 99 salariés |
| #5 | DG HOTPOT | Hébergement et restauration (NAF 56.29B) | 50 à 99 salariés |
| #6 | DG HELP | Santé humaine et action sociale (NAF 88.10A) | 50 à 99 salariés |
| #7 | CRPF GRAND EST | Administration publique (NAF 84.13Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | MESSER MEDICAL HOME CARE FRANCE | Services administratifs et de soutien (NAF 77.29Z) | 20 à 49 salariés |
| #9 | ASSOCIATION FONDATION BOMPARD | Santé humaine et action sociale (NAF 87.10A) | 20 à 49 salariés |
| #10 | CAISSE DE CREDIT MUTUEL BELLES RIVES | Activités financières et d'assurance (NAF 64.19Z) | 10 à 19 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
Projets finances en 2024
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Construction d'un accueil periscolaire avec restauration | 2 828 065 € | 413 035 € | 14,6 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Entreprises (héritage)
On recense 339 établissements actifs à Le Ban-Saint-Martin, soit 7,2 pour 100 habitants (+24 % vs médiane départementale). Le renouvellement entrepreneurial atteint 18,6 %, avec 63 créations récentes. Les activités se concentrent dans Commerce, transports, hébergement et restauration (21 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (20 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0