Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Le Poinçonnet.
Le Poinçonnet rassemble 5 855 habitants dans un tissu économique aux contours variés. Le niveau de vie médian s'y situe au-dessus de la moyenne nationale, avec une faible exposition à la pauvreté (5,0 %).
Seuls 18,8 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Châteauroux et Saint-Maur. Parmi les principaux employeurs figurent AUCHAN et LEROY MERLIN FRANCE.
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Un projet a été subventionné par l'État pour 424 252 € d'aides d'investissement.
22 210 € de revenu médian à Mehun-sur-Yèvre, commune de population comparable à 56 km
Avec un revenu médian de 25 530 € par UC, Le Poinçonnet se situe près des repères nationaux. À l'échelle départementale, la médiane dans l'Indre s'élève à 20 680 €, soit environ 4 850 € de moins qu'à Le Poinçonnet. La distribution des revenus affiche une dispersion contenue (D9/D1 = 2,4): le 1er décile se situe à 16 280 €, le 9e à 39 330 €.
L'indicateur clé du marché local, le taux de chômage, s'affiche à 6,6 %, et le taux d'emploi à 71,9 %, pour 2 568 actifs. La structure socioprofessionnelle privilégie les employés (30,5 % des emplois occupés).
Le maillage productif local rassemble 372 unités en 2023, très marqué par le commerce et les services. Sur le plan sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration concentre 33,3 % des unités productives. Au millésime 2024, 44 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création positive (stock à +26,1 % sur la période). Les plus grands employeurs privés ou publics recensés comprennent AUCHAN et LEROY MERLIN FRANCE.
La structure budgétaire apparaît bien tenue: 830 €/hab de dépenses pour 1 236 €/hab de recettes et 405 €/hab d'épargne brute (2024). Il faudrait 3,0 années d'épargne brute pour rembourser la dette (courte), dans une commune qui consacre 454 €/hab à l'investissement. Un projet local a bénéficié de 424 252 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Avec 32,88 % de taxe foncière bâtie en 2024, Le Poinçonnet affiche une pression fiscale foncière relativement modérée. L'écart avec la médiane départementale — 39,03 % — est de -6,15 points, sur un taux communal pur de 30,98 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 25,65 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 19,93 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Le Poinçonnet est au cœur de la région Centre-Val de Loire. La commune est couverte par plusieurs dispositifs — FRR (France Ruralités Revitalisation) et dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR) — pris en compte dans certaines aides publiques. Les flux domicile-travail font état de 2 030 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Sur le versant social, la CAF dénombre 730 allocataires, dont 45 foyers bénéficiaires du RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Ce graphique montre comment les revenus se répartissent dans la commune. Les déciles découpent la population en 10 tranches égales : D1 est le seuil en dessous duquel se situent les 10 % les plus modestes, D9 le seuil au-dessus duquel se situent les 10 % les plus aisés. La barre centrale (Q2) représente la médiane. Plus l'écart entre D1 et D9 est grand, plus les inégalités de revenus sont marquées.
La courbe des déciles place la médiane locale à 25 530 €, avec un rapport D9/D1 de 2,4 qualifiant une inégalité contenue.
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
Ce graphique compare les revenus selon l'âge du déclarant principal: la médiane communale s'établit à 25 530 €, mais l'écart interquartile s'élargit nettement aux âges intermédiaires.
Les barres détaillent les briques constitutives du revenu disponible moyen communal : salaires, activités indépendantes, pensions, patrimoine et prestations. Comme les impôts sont retranchés sous forme de poste négatif distinct, la somme des sources positives peut dépasser le cap des 100 %.
Les salaires représentent 61,2 % du revenu disponible local et les pensions 38,4 %, signe d'un profil du Poinçonnet marqué par son équilibre démographique.
Le niveau de vie varie sensiblement avec la configuration du ménage. Les couples sans enfant bénéficient souvent de deux revenus pour des charges contenues, tandis que les familles monoparentales et les personnes seules figurent plus fréquemment parmi les situations fragiles. Trait foncé : médiane ; bande claire : écart Q1–Q3.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (25 530 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Ce graphique montre comment la nature des revenus se transforme à mesure que le niveau de vie augmente. Aux ménages des premiers déciles, les transferts sociaux apportent souvent un complément majeur. Plus haut, ce sont les salaires et les revenus du capital qui dominent, et la facture fiscale (négative) se concentre sur les plus aisés.
Chez les ménages les plus modestes du Poinçonnet, les prestations et pensions amortissent la chute des revenus d'activité; chez les plus aisés, le patrimoine monte en puissance à mesure qu'on progresse vers le D10.
Selon que le ménage est propriétaire, locataire du parc privé ou locataire HLM, le revenu médian peut varier sensiblement. Le statut le plus aisé reste habituellement la propriété, le plus modeste le logement social. L'indice de Gini renseigne sur la dispersion des revenus au sein de chaque catégorie.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 20 870 € | 25 830 € | 31 740 € |
| Pensions, retraites et rentes | 20 770 € | 25 280 € | 31 080 € |
Le revenu déclaré totalise les ressources brutes signalées au fisc ; le revenu disponible tient compte de la redistribution (impôts directs déduits, prestations ajoutées). La différence donne une mesure pratique du « coup de pouce » net assuré par le système social-fiscal aux ménages locaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 20 000 € | 20 710 € |
| Médiane | 26 150 € | 25 530 € |
| 3e quartile (Q3) | 33 610 € | 31 800 € |
| Indice de Gini | 0,27 | 0,23 |
| Effet de la redistribution | -620 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Parmi les 15-64 ans, le taux d'activité additionne les personnes en emploi et celles à la recherche d'un travail ; le taux d'emploi ne retient que les premières. Quant au taux de chômage, il rapporte les chômeurs au seul total des actifs (et suit la définition INSEE du recensement, plus large que celle de France Travail).
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 77,0 % | 71,9 % | 6,6 % |
| Hommes | 76,8 % | 71,7 % | 6,6 % |
| Femmes | 77,3 % | 72,2 % | 6,6 % |
| 15-24 ans | 46,2 % | 35,7 % | 22,7 % |
| 25-54 ans | 95,6 % | 90,7 % | 5,2 % |
| 55-64 ans | 60,7 % | 58,3 % | 4,0 % |
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
À Le Poinçonnet, la répartition CSP place en tête les Employés (30,5 %), indicateur du type d'activités implantées sur la commune.
Les 5 grands secteurs de l'économie. L'agriculture domine en milieu rural, tandis que le secteur administration, enseignement, santé est souvent le premier employeur des villes moyennes.
À Le Poinçonnet, 52,7 % des postes relèvent du secteur Commerce, transports, services, qui structure le bassin d'emploi local.
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
Parmi les actifs occupés du Poinçonnet, 90,3 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Sur ce graphique, les emplois stables — CDI et fonction publique — sont distingués des contrats courts et de l'intérim. La part de chaque catégorie informe sur la sécurité moyenne des trajectoires salariées dans la commune.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (89,6 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
Du sans-diplôme aux titulaires de bac+5 et plus, le graphique reflète le capital scolaire local. Les communes très dotées en diplômés du supérieur long correspondent souvent à des espaces tertiarisés ou universitaires ; à l'inverse, le poids des CAP-BEP caractérise les territoires ouvriers ou artisanaux.
Les personnes sans diplôme représentent 15,1 % de la population non scolarisée du Poinçonnet.
Cette comparaison hommes/femmes met en lumière la bascule générationnelle : dans les générations entrées en études après 2000, les femmes obtiennent en moyenne des diplômes plus élevés, alors que la tendance inverse demeure chez les générations nées avant 1960.
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
La courbe par âge du Poinçonnet permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Le graphique CAF détaille la composition des 730 foyers aidés du Poinçonnet, avec un trio de tête aides au logement / prime d'activité / RSA.
La commune bénéficie de 2 dispositifs d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | AUCHAN | Commerce (NAF 47.11F) | 250 à 499 salariés |
| #2 | LEROY MERLIN FRANCE | Commerce (NAF 47.52B) | 100 à 199 salariés |
| #3 | EUROSTYLE SYSTEMS TECH CENTER FRANCE | Industrie manufacturière (NAF 22.29A) | 100 à 199 salariés |
| #4 | EUROSTYLE SYSTEMS CHATEAUROUX | Industrie manufacturière (NAF 22.29A) | 100 à 199 salariés |
| #5 | EUROCAST CHATEAUROUX | Industrie manufacturière (NAF 24.53Z) | 100 à 199 salariés |
| #6 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 50 à 99 salariés |
| #7 | ETABLISSEMENT DE CHATEAUROUX | Construction (NAF 42.11Z) | 50 à 99 salariés |
| #8 | TRANSPORTS BERNIS | Transports et entreposage (NAF 52.29A) | 50 à 99 salariés |
| #9 | EUROVIA CENTRE LOIRE | Construction (NAF 42.11Z) | 50 à 99 salariés |
| #10 | BRICO DEPOT | Commerce (NAF 47.52B) | 50 à 99 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Rehabilitation du gymnase de la foret suite a l'episode de grele de 2022 | 3 523 870 € | 424 252 € | 12,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Le tissu économique du Poinçonnet comprend 372 établissements actifs, soit 6,4 pour 100 habitants. La création d'entreprises représente 11,8 % du stock (44 créations récentes). Les deux premiers secteurs sont Commerce, transports, hébergement et restauration (33 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (16 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0