Village de 3 048 habitants, Les Fins s'inscrit dans une trame rurale où l'emploi reste essentiellement de proximité. Le niveau de vie médian y dépasse nettement la moyenne française.
Seuls 19,7 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Morteau et Le Bélieu. Parmi les principaux employeurs figurent BRADEMONT et MAIRIE. Les ouvriers forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (44,4 % des emplois).
Un projet a été subventionné par l'État pour 684 531 € d'aides d'investissement.
À Doubs, commune similaire à 26 km, le revenu médian est de 30 830 €
Sur la base du fichier Filosofi, le revenu médian communal (33 200 €) dépasse la médiane française. Rapporté à la médiane du département (23 670 €), le niveau de vie communal dépasse d'environ 9 530 € le repère. La dispersion des revenus est importante (rapport interdécile: 3,5), les 10 % les plus modestes touchant moins de 17 530 € et les 10 % les plus aisés plus de 61 330 €.
1 610 actifs, 8,0 % de chômage et 76,5 % de taux d'emploi: le marché local se tient dans la moyenne nationale. Sur le versant socioprofessionnel, les ouvriers tiennent la première place (44,4 %).
En 2023, 255 établissements étaient actifs des Fins, dans une économie au profil industriel affirmé. Dans la ventilation par secteur, commerce, transports, hébergement et restauration pèse 23,1 % du stock d'établissements. Le rythme de création atteint 20 en 2024, en ligne avec une dynamique de création forte — stock total en +37,8 %. Côté employeurs, BRADEMONT et MAIRIE figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
Sur l'exercice 2024, Les Fins dégage 245 €/hab d'épargne brute, signe d'une santé financière préservée. Côté solvabilité, il faudrait 3,9 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 300 €/hab. Un projet local a bénéficié de 684 531 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux global de taxe foncière des Fins (37,20 % en 2024) est plus léger que la moyenne française. L'écart avec la médiane départementale — 39,01 % — est de -1,81 points, sur un taux communal pur de 34,72 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 22,25 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 17,99 %.
Le contexte régional pèse sur le profil économique — Les Fins est au cœur des plateaux et forêts comtois. Le nombre de navetteurs sortants — 1 290 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Côté social, 285 allocataires sont identifiés par la CAF, dont 15 foyers perçoivent le RSA.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Distribution des revenus (déciles)
La lecture des déciles permet de visualiser la dispersion des revenus. Chaque borne (D1 à D9) découpe la population locale en dix groupes équilibrés : 10 % des ménages se situent sous D1, 10 % au-dessus de D9. La médiane (Q2) coupe la commune en deux moitiés exactes. Un écart D9/D1 important signale une polarisation entre ménages aisés et modestes.
La courbe des déciles place la médiane locale à 33 200 €, avec un rapport D9/D1 de 3,5 qualifiant une inégalité importante.
Revenus par tranche d'âge
Pour chaque tranche d'âge du déclarant, on lit la médiane de revenu (trait foncé) et l'amplitude des 50 % centraux (zone claire, entre Q1 et Q3). Les courbes générationnelles révèlent souvent un pic de revenu autour de la cinquantaine et un retrait après la retraite.
Au fil des âges des Fins, la médiane communale de 33 200 € masque un creux chez les jeunes actifs et un pic autour de 50-60 ans, avant le tassement lié à la retraite.
Composition des revenus
Les barres détaillent les briques constitutives du revenu disponible moyen communal : salaires, activités indépendantes, pensions, patrimoine et prestations. Comme les impôts sont retranchés sous forme de poste négatif distinct, la somme des sources positives peut dépasser le cap des 100 %.
À Les Fins, les salaires et traitements pèsent 81,5 % du revenu disponible, les pensions et retraites 17,8 %, le patrimoine 12,8 % et les prestations sociales 1,6 %.
Revenus par type de ménage
Le niveau de vie varie sensiblement avec la configuration du ménage. Les couples sans enfant bénéficient souvent de deux revenus pour des charges contenues, tandis que les familles monoparentales et les personnes seules figurent plus fréquemment parmi les situations fragiles. Trait foncé : médiane ; bande claire : écart Q1–Q3.
La comparaison par type de ménage des Fins situe la médiane communale à 33 200 €: les couples sans enfant sont généralement au-dessus, les familles monoparentales et personnes seules en dessous.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
Du décile D1 au décile D10, la composition du revenu disponible bascule progressivement : redistribution et minima sociaux occupent une place centrale en bas de distribution, tandis que salaires et patrimoine prennent le dessus en haut. À l'opposé, la ponction fiscale (poste négatif) s'amplifie nettement vers les déciles supérieurs.
Ce graphique empilé révèle comment le mix de ressources des Fins évolue: plus on monte dans l'échelle des revenus, plus la part des salaires et du patrimoine écrase celle des transferts sociaux.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
Cette ventilation par statut d'occupation révèle des écarts récurrents : les propriétaires disposent généralement du niveau de vie le plus élevé, tandis que les locataires du parc social figurent parmi les groupes les plus fragiles. Le Gini calculé pour chaque groupe affine le diagnostic en mesurant l'inégalité interne.
Revenu médian par source de revenu
Selon que le revenu principal provient d'un emploi salarié, d'une retraite, d'une activité indépendante ou du patrimoine, la médiane et la dispersion changent. Les ressources salariales et les pensions présentent une plage Q1-Q3 plus resserrée ; indépendants et patrimoine affichent des étendues nettement plus larges.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 27 570 € | 37 320 € | 48 570 € |
| Pensions, retraites et rentes | 18 580 € | 23 370 € | 30 740 € |
Revenus déclarés vs disponibles
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 23 830 € | 23 770 € |
| Médiane | 35 160 € | 33 200 € |
| 3e quartile (Q3) | 51 420 € | 45 620 € |
| Indice de Gini | 0,35 | 0,32 |
| Effet de la redistribution | -1 960 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Hommes/femmes d'un côté, classes d'âge de l'autre : cette grille permet de repérer les groupes les plus exposés. Le pic de chômage chez les jeunes (15-24 ans) est largement classique, leur faible taux d'activité tenant à la prolongation des études.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 83,1 % | 76,5 % | 8,0 % |
| Hommes | 85,4 % | 79,1 % | 7,4 % |
| Femmes | 80,6 % | 73,6 % | 8,8 % |
| 15-24 ans | 53,7 % | 44,7 % | 16,8 % |
| 25-54 ans | 93,8 % | 87,8 % | 6,4 % |
| 55-64 ans | 72,7 % | 65,9 % | 9,4 % |
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Ouvriers (44,4 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive des Fins.
Emplois par secteur d'activité
On retrouve ici la nomenclature simplifiée en cinq grands secteurs. Selon le profil de la commune, le pôle moteur varie : agriculture dans les territoires ruraux, industrie ou construction dans les bassins productifs, services publics (administration-éducation-santé) dans les chefs-lieux.
Premier employeur sectoriel, le Commerce, transports, services pèse 35,7 % des emplois situés à Les Fins, signe du modèle économique local.
Modes de transport domicile-travail
On observe ici la répartition des actifs selon leur mode principal de déplacement pour aller travailler. L'automobile capte généralement l'essentiel des parts, sa dominance étant d'autant plus marquée en territoire peu dense ; les modes collectifs ou actifs s'imposent dans les grandes villes.
Parmi les actifs occupés des Fins, 89,4 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Types de contrats de travail
Sur ce graphique, les emplois stables — CDI et fonction publique — sont distingués des contrats courts et de l'intérim. La part de chaque catégorie informe sur la sécurité moyenne des trajectoires salariées dans la commune.
À Les Fins, CDI / Fonction publique concerne 89,8 % des salariés, repère utile pour apprécier la stabilité de l'emploi local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Pour mesurer le capital scolaire local, on retient le diplôme le plus élevé déclaré par chaque résident. Le champ d'observation couvre la population non scolarisée à partir de 15 ans ; les jeunes encore en formation sont écartés. La catégorie « Sans diplôme » englobe également les titulaires du seul CEP.
Répartition par niveau de diplôme
En lisant la pyramide des diplômes du plus bas (sans diplôme) au plus haut (bac+5), on identifie le profil scolaire de la commune. Bac+5 et plus nombreux : présence importante de cadres et de professions intellectuelles. CAP-BEP dominants : ancrage ouvrier ou artisanal classique.
À Les Fins, 22,2 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
Niveau de diplôme par sexe
Le différentiel femmes-hommes en matière de diplôme s'est largement inversé sur trois décennies. Chez les jeunes adultes, le capital scolaire féminin dépasse désormais le masculin en moyenne nationale ; chez les plus de 60 ans, l'écart est encore favorable aux hommes.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
Le profil de scolarisation par âge des Fins suit la norme française: quasi universelle de 6 à 14 ans, forte entre 15 et 17 ans, puis décroissante à partir de 18 ans en fonction de la présence d'une population étudiante.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Les 285 allocataires des Fins bénéficient principalement des aides au logement (1) et de la prime d'activité (1), loin devant les minima sociaux.
Aides, programmes territoriaux et employeurs
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | BRADEMONT | Industrie manufacturière (NAF 32.13Z) | 100 à 199 salariés |
| #2 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #3 | VP PLAST | Industrie manufacturière (NAF 22.29A) | 20 à 49 salariés |
| #4 | PATRICK SANSEIGNE SARL | Commerce (NAF 45.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #5 | NAOKI | Services administratifs et de soutien (NAF 81.21Z) | 20 à 49 salariés |
| #6 | LES MATERIAUX DU HAUT DOUBS | Commerce (NAF 46.73A) | 20 à 49 salariés |
| #7 | FAIVRE RAMPANT CARRIERES F.R.C. | Industries extractives (NAF 08.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | AUTOMOBILES MOUGIN | Commerce (NAF 45.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #9 | RUGGERI | Construction (NAF 41.20B) | 20 à 49 salariés |
| #10 | TRANSPORTS IDOUX - GROUPE CLOT | Transports et entreposage (NAF 49.41A) | 20 à 49 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
Projets finances en 2024
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Renovation-extension du groupe scolaire pierre bichet | 5 300 293 € | 684 531 € | 12,9 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Entreprises (héritage)
Le paysage entrepreneurial des Fins se compose de 255 établissements, soit 8,4 pour 100 habitants. Avec 20 créations récentes, le taux de renouvellement atteint 7,8 %. La structure sectorielle fait ressortir Commerce, transports, hébergement et restauration (23 %) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (18 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0