Villages d'Avenir
Programme pour les communes rurales de moins de 3 500 habitants, avec l'appui d'un chef de projet pour concretiser des projets locaux.
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Maulévrier.
Commune rurale de 3 172 habitants, Maulévrier bénéficie d'un soutien public renforcé pour dynamiser son territoire. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française, avec une faible exposition à la pauvreté (6,0 %).
Seuls 31,4 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Cholet et Les Cerqueux. Parmi les principaux employeurs figurent BATISTYL MENUISERIES et MAROFICA. Les ouvriers forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (51,5 % des emplois).
Elle bénéficie du programme national Villages d'Avenir. 2 projets ont été subventionnés par l'État pour 126 630 € d'aides d'investissement.
En comparaison, Argentonnay (à 23 km) enregistre 20 240 € de revenu médian
Les revenus de Maulévrier, avec une médiane à 22 950 €, sont proches des moyennes françaises. Face à la médiane départementale (21 960 €), Maulévrier se situe dans des ordres de grandeur proches. La dispersion des revenus est contenue (rapport interdécile: 2,3), les 10 % les plus modestes touchant moins de 15 290 € et les 10 % les plus aisés plus de 35 450 €.
Avec 1 527 actifs, 7,5 % de chômage et 74,8 % de taux d'emploi, Maulévrier s'aligne sur les repères nationaux. Sur le versant socioprofessionnel, les ouvriers tiennent la première place (51,5 %).
265 établissements sont actifs de Maulévrier en 2023, dans un tissu où l'industrie occupe une place notable. Dans la ventilation par secteur, commerce, transports, hébergement et restauration pèse 20,4 % du stock d'établissements. En 2024, 27 établissements ont été créés, dans une trajectoire décennale à +23,8 % — une dynamique de création positive. Le tissu local compte parmi ses principaux employeurs BATISTYL MENUISERIES et MAROFICA.
Sur l'exercice 2024, la commune dégage 152 €/hab d'épargne brute sur 825 €/hab de recettes, indicateurs d'une gestion équilibrée. Il faudrait 2,4 années d'épargne brute pour rembourser la dette (courte), dans une commune qui consacre 293 €/hab à l'investissement.
En 2024, Maulévrier pratique un taux global de taxe foncière bâtie de 42,43 %, dans la normale nationale. L'écart avec la médiane départementale — 49,47 % — est de -7,04 points, sur un taux communal pur de 42,43 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 23,82 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 20,67 %.
Le contexte régional pèse sur le profil économique — Maulévrier est au cœur de la plaine ligérienne ou du bocage vendéen. Les flux domicile-travail font état de 1 002 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Côté social, 495 allocataires sont identifiés par la CAF, dont 15 foyers perçoivent le RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Les déciles de revenu classent les ménages locaux en 10 paliers d'effectifs égaux. Sous le seuil D1 vivent les 10 % les plus modestes ; au-delà de D9, les 10 % les plus aisés. La médiane (Q2) sépare la population en deux moitiés équivalentes. L'écart entre ces seuils donne la mesure visuelle des inégalités locales.
La distribution des revenus de Maulévrier s'étage de 15 290 € pour les 10 % les plus modestes à 35 450 € pour les 10 % les plus aisés, pour une médiane de 22 950 €.
Niveau de vie médian rapporté à l'âge du déclarant principal du foyer. Le trait foncé positionne la médiane de chaque tranche d'âge ; la bande pâle, plus large ou plus étroite, dessine l'écart interquartile Q1–Q3 où se regroupent la moitié centrale des ménages.
La segmentation par âge éclaire la médiane de Maulévrier (22 950 €): cycle de vie salarial, accumulation patrimoniale, puis bascule vers les pensions.
Les barres détaillent les briques constitutives du revenu disponible moyen communal : salaires, activités indépendantes, pensions, patrimoine et prestations. Comme les impôts sont retranchés sous forme de poste négatif distinct, la somme des sources positives peut dépasser le cap des 100 %.
À Maulévrier, les salaires et traitements pèsent 66,6 % du revenu disponible, les pensions et retraites 26,2 %, le patrimoine 8,8 % et les prestations sociales 3,8 %.
Le niveau de vie varie sensiblement avec la configuration du ménage. Les couples sans enfant bénéficient souvent de deux revenus pour des charges contenues, tandis que les familles monoparentales et les personnes seules figurent plus fréquemment parmi les situations fragiles. Trait foncé : médiane ; bande claire : écart Q1–Q3.
La comparaison par type de ménage de Maulévrier situe la médiane communale à 22 950 €: les couples sans enfant sont généralement au-dessus, les familles monoparentales et personnes seules en dessous.
En passant du décile inférieur (D1) au décile supérieur (D10), la structure des ressources évolue : les prestations sociales pèsent fortement chez les ménages modestes alors que salaires et revenus du patrimoine dominent en haut de l'échelle. La contribution des impôts directs, négative, croît avec le niveau de vie.
La composition par décile de Maulévrier met en évidence le basculement progressif: poids majeur des prestations sociales chez les plus modestes (D1-D3), domination des salaires puis du patrimoine chez les plus aisés.
Cette ventilation par statut d'occupation révèle des écarts récurrents : les propriétaires disposent généralement du niveau de vie le plus élevé, tandis que les locataires du parc social figurent parmi les groupes les plus fragiles. Le Gini calculé pour chaque groupe affine le diagnostic en mesurant l'inégalité interne.
Comparaison des revenus médians perçus par les ménages selon la nature de la ressource principale. Les salaires et les pensions sont généralement les sources les plus stables, tandis que les revenus d'activités non salariées ou du patrimoine présentent une dispersion plus importante (écart Q1-Q3 plus large).
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 19 690 € | 23 420 € | 28 720 € |
| Pensions, retraites et rentes | 17 260 € | 21 250 € | 25 680 € |
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 17 900 € | 18 950 € |
| Médiane | 22 540 € | 22 950 € |
| 3e quartile (Q3) | 29 210 € | 28 310 € |
| Indice de Gini | 0,26 | 0,22 |
| Effet de la redistribution | +410 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité mesure la part des 15-64 ans qui travaillent ou cherchent un emploi. Le taux d'emploi ne compte que ceux qui travaillent effectivement. Le taux de chômage est la part des actifs qui sont sans emploi et en recherchent un (au sens du recensement, différent de celui de Pôle emploi).
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 80,9 % | 74,8 % | 7,5 % |
| Hommes | 84,1 % | 79,5 % | 5,4 % |
| Femmes | 77,7 % | 69,9 % | 9,9 % |
| 15-24 ans | 55,7 % | 46,4 % | 16,6 % |
| 25-54 ans | 96,8 % | 90,9 % | 6,1 % |
| 55-64 ans | 53,7 % | 49,7 % | 7,4 % |
Les emplois sont décomposés par CSP (cadres, professions intermédiaires, employés, ouvriers, artisans-commerçants, agriculteurs). On lit ici le tissu d'emplois présent dans la commune, pas la structure socioprofessionnelle des ménages résidents.
Les Ouvriers concentrent 51,5 % des emplois situés à Maulévrier: l'équilibre des CSP traduit la spécialisation économique du tissu local.
Les 5 grands secteurs de l'économie. L'agriculture domine en milieu rural, tandis que le secteur administration, enseignement, santé est souvent le premier employeur des villes moyennes.
La spécialisation économique de Maulévrier se lit d'un coup d'œil: Industrie rassemble 45,8 % de l'emploi total.
Pour les trajets domicile-travail, la voiture demeure le moyen le plus utilisé en France, surtout en milieu rural ou périurbain. Les modes alternatifs — transports en commun, vélo, marche — pèsent davantage à mesure que l'on se rapproche des cœurs d'agglomération.
Parmi les actifs occupés de Maulévrier, 85,4 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
À Maulévrier, CDI / Fonction publique concerne 84,9 % des salariés, repère utile pour apprécier la stabilité de l'emploi local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
L'INSEE classe les habitants selon le plus haut diplôme déclaré, après les avoir restreints à la population non scolarisée de 15 ans et plus (les élèves et étudiants en cours sont donc exclus). Le bloc « Sans diplôme » rassemble également les détenteurs du certificat d'études primaires (CEP).
Du sans-diplôme aux titulaires de bac+5 et plus, le graphique reflète le capital scolaire local. Les communes très dotées en diplômés du supérieur long correspondent souvent à des espaces tertiarisés ou universitaires ; à l'inverse, le poids des CAP-BEP caractérise les territoires ouvriers ou artisanaux.
À Maulévrier, 25,3 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
Cette comparaison hommes/femmes met en lumière la bascule générationnelle : dans les générations entrées en études après 2000, les femmes obtiennent en moyenne des diplômes plus élevés, alors que la tendance inverse demeure chez les générations nées avant 1960.
Le graphique reporte, pour chaque classe d'âge, la proportion de personnes encore inscrites dans un cycle d'études. La scolarisation est mécaniquement totale de 6 à 14 ans (obligation légale), reste très élevée en maternelle et au lycée, puis s'effrite à mesure que les jeunes basculent vers l'emploi. Un fort taux chez les 18-24 ans trahit une présence étudiante notable.
Le profil de scolarisation par âge de Maulévrier suit la norme française: quasi universelle de 6 à 14 ans, forte entre 15 et 17 ans, puis décroissante à partir de 18 ans en fonction de la présence d'une population étudiante.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
À Maulévrier, 495 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | BATISTYL MENUISERIES | Industrie manufacturière (NAF 22.23Z) | 200 à 249 salariés |
| #2 | MAROFICA | Industrie manufacturière (NAF 15.12Z) | 100 à 199 salariés |
| #3 | EHPAD JARDIN DES MAGNOLIAS | Santé humaine et action sociale (NAF 87.10A) | 50 à 99 salariés |
| #4 | PACT-EUROPACT | Industrie manufacturière (NAF 15.12Z) | 50 à 99 salariés |
| #5 | SUPER U | Commerce (NAF 47.11D) | 50 à 99 salariés |
| #6 | LES CHARMILLES | Industrie manufacturière (NAF 10.12Z) | 50 à 99 salariés |
| #7 | SA EPSILON | Industrie manufacturière (NAF 33.20A) | 20 à 49 salariés |
| #8 | COLLEGE PRIVEE DANIEL BROTTIER | Enseignement (NAF 85.31Z) | 20 à 49 salariés |
| #9 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #10 | RESTAURANT SCOLAIRE | Hébergement et restauration (NAF 56.29B) | 20 à 49 salariés |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Programme pour les communes rurales de moins de 3 500 habitants, avec l'appui d'un chef de projet pour concretiser des projets locaux.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | revitalisation centre-bourg 3e tranche | 321 800 € | 112 630 € | 35,0 % |
| DSIL | Rénovation énergétique et mise aux normes de la mairie (accueil et salle du conseil) | 40 000 € | 14 000 € | 35,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Le tissu économique de Maulévrier comprend 265 établissements actifs, soit 8,4 pour 100 habitants (+17 % vs médiane départementale). La création d'entreprises représente 10,2 % du stock (27 créations récentes). Les deux premiers secteurs sont Commerce, transports, hébergement et restauration (20 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (20 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0