Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Mazé-Milon.
Commune de 5 761 habitants, Mazé-Milon affiche un mix d'activités sans dominante affirmée. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française, avec une faible exposition à la pauvreté (6,0 %).
Seuls 18,0 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Angers et Loire-Authion. Parmi les principaux employeurs figurent LIGERIA et MAIRIE. Les employés forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (36,7 % des emplois).
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à 2 autres dispositifs d'aide territoriale. Un projet a été subventionné par l'État pour 80 000 € d'aides d'investissement.
Pour référence, Longué-Jumelles (15 km) affiche 20 610 € de revenu médian
À 23 560 €, le revenu médian communal s'inscrit dans la zone médiane française. Face à la médiane dans le Maine-et-Loire, fixée à 21 960 €, le revenu médian communal lui est supérieur de près de 1 600 €. Les 10 % de ménages les plus modestes perçoivent moins de 15 850 € quand les 10 % les plus aisés dépassent 35 010 €, soit un rapport interdécile contenue de 2,2.
Le bassin local enregistre 2 839 actifs, avec un chômage de 5,8 % et un taux d'emploi de 76,6 %, combinaison plus favorable que la moyenne. 36,7 % des emplois occupés relèvent de la catégorie des employés, CSP dominante communale.
Le répertoire Sirene recense 373 établissements actifs de Mazé-Milon en 2023, avec une orientation tertiaire affirmée. Le découpage NAF place construction en tête, avec 18,2 % des établissements. Le stock d'établissements a évolué de +62,9 % sur la décennie, avec 76 créations enregistrées en 2024 (une dynamique de création forte). Les plus grands employeurs privés ou publics recensés comprennent LIGERIA et MAIRIE.
La situation financière apparaît confortable en 2024, avec 361 €/hab d'épargne brute sur 1 376 €/hab de recettes. La capacité de désendettement ressort à 2,4 années (courte), pour 544 €/hab de dépenses d'équipement. Un projet local a bénéficié de 80 000 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La fiscalité locale sur le bâti reste élevée en 2024, avec un taux global de TFB à 57,82 %, au-dessus de la moyenne nationale. Face à la médiane départementale (49,47 %), l'écart ressort à +8,35 points, part communale pure 50,65 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 23,15 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 28,40 %.
Le positionnement géographique — Mazé-Milon est au cœur de la plaine ligérienne ou du bocage vendéen — explique pour partie les équilibres économiques et fiscaux. Sur le plan des zonages économiques, la commune relève du FRR (France Ruralités Revitalisation) et du Zone de Revitalisation Rurale (ZRR). Les 2 275 navetteurs sortants rejoignent principalement Angers et Loire-Authion. Les données CNAF identifient 925 allocataires de Mazé-Milon, dont 55 foyers au RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Pour comprendre la structure des revenus, on classe les ménages du plus modeste au plus aisé puis on les répartit en dix tranches d'effectifs identiques. Les bornes D1 et D9 encadrent ainsi 80 % des situations, tandis que la médiane partage la commune en deux. Plus la distance entre ces deux bornes est large, plus les écarts internes sont marqués.
Entre le premier décile à 15 850 € et le neuvième à 35 010 €, la fourchette des niveaux de vie de Mazé-Milon dessine une dispersion contenue (médiane 23 560 €).
Revenu médian selon l'âge de la personne de référence du ménage (le déclarant principal). La barre foncée représente la médiane (50 % gagnent plus, 50 % gagnent moins). La zone claire montre l'écart interquartile (Q1–Q3) : la fourchette dans laquelle se situent les 50 % de ménages « du milieu ».
Ce graphique compare les revenus selon l'âge du déclarant principal: la médiane communale s'établit à 23 560 €, mais l'écart interquartile s'élargit nettement aux âges intermédiaires.
Les barres détaillent les briques constitutives du revenu disponible moyen communal : salaires, activités indépendantes, pensions, patrimoine et prestations. Comme les impôts sont retranchés sous forme de poste négatif distinct, la somme des sources positives peut dépasser le cap des 100 %.
La structure des revenus de Mazé-Milon combine 70,6 % de salaires, 26,6 % de pensions, 5,5 % issus du patrimoine et 3,7 % de prestations sociales.
Comparaison du niveau de vie selon la composition du foyer. Les couples sans enfant ont généralement le niveau de vie le plus élevé (deux revenus, peu de charges), tandis que les familles monoparentales et les personnes seules sont souvent les plus fragiles. La barre foncée indique la médiane, la zone claire l'écart Q1–Q3.
À Mazé-Milon, les couples (avec ou sans enfant) tirent le niveau de vie vers le haut de la médiane (23 560 €), tandis que les foyers monoparentaux restent structurellement plus exposés.
Ce graphique montre comment la nature des revenus se transforme à mesure que le niveau de vie augmente. Aux ménages des premiers déciles, les transferts sociaux apportent souvent un complément majeur. Plus haut, ce sont les salaires et les revenus du capital qui dominent, et la facture fiscale (négative) se concentre sur les plus aisés.
Chez les ménages les plus modestes de Mazé-Milon, les prestations et pensions amortissent la chute des revenus d'activité; chez les plus aisés, le patrimoine monte en puissance à mesure qu'on progresse vers le D10.
Cette ventilation par statut d'occupation révèle des écarts récurrents : les propriétaires disposent généralement du niveau de vie le plus élevé, tandis que les locataires du parc social figurent parmi les groupes les plus fragiles. Le Gini calculé pour chaque groupe affine le diagnostic en mesurant l'inégalité interne.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 20 280 € | 24 040 € | 29 200 € |
| Activités non salariées | 18 320 € | 23 240 € | 41 390 € |
| Pensions, retraites et rentes | 18 370 € | 22 230 € | 27 110 € |
Deux notions sont confrontées ici. Le revenu déclaré correspond aux montants bruts inscrits par les ménages avant impôt et avant transferts sociaux. Le revenu disponible, lui, intègre la redistribution : impôts directs retirés et prestations sociales ajoutées. L'écart entre les deux chiffre l'effet correcteur du système fiscalo-social local.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 18 500 € | 19 670 € |
| Médiane | 23 310 € | 23 560 € |
| 3e quartile (Q3) | 29 550 € | 28 750 € |
| Indice de Gini | 0,23 | 0,19 |
| Effet de la redistribution | +250 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
En croisant taux d'activité, taux d'emploi et taux de chômage par sexe et par âge, on isole les déséquilibres caractéristiques : chômage plus marqué chez les jeunes, taux d'emploi qui plafonne souvent dans les classes 25-54 ans, et retrait progressif après 55 ans.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 81,3 % | 76,6 % | 5,8 % |
| Hommes | 81,8 % | 78,5 % | 4,1 % |
| Femmes | 80,9 % | 74,7 % | 7,6 % |
| 15-24 ans | 48,3 % | 40,5 % | 16,1 % |
| 25-54 ans | 97,6 % | 93,2 % | 4,5 % |
| 55-64 ans | 60,8 % | 57,4 % | 5,5 % |
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
À Mazé-Milon, la répartition CSP place en tête les Employés (36,7 %), indicateur du type d'activités implantées sur la commune.
Découpage des emplois locaux entre les cinq grandes branches INSEE : agriculture, industrie, construction, commerce / transports / services divers, et administration-enseignement-santé-social. En milieu rural, l'agriculture pèse souvent le plus ; ailleurs, c'est fréquemment le secteur administration-éducation-santé.
La spécialisation économique de Mazé-Milon se lit d'un coup d'œil: Commerce, transports, services rassemble 40,3 % de l'emploi total.
Pour les trajets domicile-travail, la voiture demeure le moyen le plus utilisé en France, surtout en milieu rural ou périurbain. Les modes alternatifs — transports en commun, vélo, marche — pèsent davantage à mesure que l'on se rapproche des cœurs d'agglomération.
À Mazé-Milon, 91,0 % des actifs privilégient Voiture pour leurs trajets domicile-travail, loin devant les autres modes.
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
Le type de contrat le plus représenté parmi les salariés de Mazé-Milon est CDI / Fonction publique (86,7 %).
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
L'INSEE classe les habitants selon le plus haut diplôme déclaré, après les avoir restreints à la population non scolarisée de 15 ans et plus (les élèves et étudiants en cours sont donc exclus). Le bloc « Sans diplôme » rassemble également les détenteurs du certificat d'études primaires (CEP).
En lisant la pyramide des diplômes du plus bas (sans diplôme) au plus haut (bac+5), on identifie le profil scolaire de la commune. Bac+5 et plus nombreux : présence importante de cadres et de professions intellectuelles. CAP-BEP dominants : ancrage ouvrier ou artisanal classique.
La part sans diplôme atteint 18,6 % de Mazé-Milon, donnée utile pour lire le tissu humain de la commune.
Cette comparaison hommes/femmes met en lumière la bascule générationnelle : dans les générations entrées en études après 2000, les femmes obtiennent en moyenne des diplômes plus élevés, alors que la tendance inverse demeure chez les générations nées avant 1960.
Lecture par cohorte d'âge : la part en scolarité atteint son maximum entre 6 et 14 ans (instruction obligatoire), demeure élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis recule régulièrement à partir de 18 ans. Un palier soutenu chez les 18-24 ans signale la présence d'une population étudiante.
À Mazé-Milon, le taux de scolarisation culmine entre 6 et 14 ans (obligation scolaire), reste élevé au lycée, puis reflète l'orientation vers l'emploi ou les études supérieures.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Les 925 allocataires de Mazé-Milon bénéficient principalement des aides au logement (1) et de la prime d'activité (1), loin devant les minima sociaux.
La commune bénéficie de 2 dispositifs d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | LIGERIA | Commerce (NAF 47.11F) | 100 à 199 salariés |
| #2 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 100 à 199 salariés |
| #3 | ADRION | Industrie manufacturière (NAF 25.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #4 | EHPAD | Santé humaine et action sociale (NAF 87.10A) | 20 à 49 salariés |
| #5 | SIEGE FICTIF | Enseignement (NAF 85.20Z) | 20 à 49 salariés |
| #6 | HUMEAU COUVERTURE | Construction (NAF 43.91B) | 20 à 49 salariés |
| #7 | KAZALIS | Santé humaine et action sociale (NAF 87.30A) | 20 à 49 salariés |
| #8 | JUSSIEU SECOURS | Santé humaine et action sociale (NAF 86.90A) | 20 à 49 salariés |
| #9 | SA ENTREPRISE FRESNEAU | Construction (NAF 43.91B) | 10 à 19 salariés |
| #10 | TURCIEFLOR | Agriculture, sylviculture, pêche (NAF 01.19Z) | 10 à 19 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Realisations des premiers troncons de liaisons douces du schema directeur communal | 386 330 € | 80 000 € | 20,7 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Le tissu économique de Mazé-Milon comprend 373 établissements actifs, soit 6,5 pour 100 habitants. La création d'entreprises représente 20,4 % du stock (76 créations récentes). Les deux premiers secteurs sont Construction (18 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (18 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0