34 monuments historiques protégés jalonnent la commune — un héritage architectural d'une ampleur notable. Côté hiérarchie, 5 sont classés et 27 inscrits. Le patrimoine bâti du 12e arrondissement de Paris s'inscrit surtout dans les 1er quart 20e siècle et 2e quart 20e siècle. Paris 12e abrite par ailleurs 6 édifices labellisés Architecture Contemporaine Remarquable.
L'hébergement marchand du 12e arrondissement de Paris s'appuie sur 78 établissements classés Atout France. La gamme supérieure compte 22 établissements classés 4 ou 5 étoiles.
Le cadre régional est une commune de la petite couronne parisienne, ce qui teinte le patrimoine bâti et immatériel de la commune. Le cadre physique — Paris 12e est en contexte de plaine (altitude moyenne: 42 m) — nourrit les formes paysagères et bâties locales.
- Monuments historiques 34
- Édifices ACR 6
Monuments historiques
34 monuments classés ou inscrits
immeuble;magasin de commerce
Description
Ancien magasin de meubles Gouffé est un monument historique.
Il est décrit sous la dénomination « immeuble;magasin de commerce ».
La période indiquée est la suivante : 1er quart 20e siècle.
Sur le plan historique, la fiche mentionne : Magasin construit en 1907 par les architectes Lesage et Miltgen, et destiné à l'exposition des meubles de la maison Gouffé-jeune. La façade donnant sur le faubourg est réalisée en pans de fer et béton. Les pilastres du rez-de-chaussée sont recouverts de briques vernissées avec des chapiteaux en fonte. Un escalier monumental distribue l'intérieur du magasin, qui est éclairé zénithalement. L'édifice sert aujourd'hui à des manifestations culturelles..
La fiche précise notamment : L'immeuble.
Nom d’auteur indiqué : Lesage (architecte);Miltgen Charles (architecte).
Adresse mentionnée : 46, 48 rue du Faubourg Saint-Antoine.
musée;pavillon d'exposition
Description
« Ancien Musée National des Arts Africains et Océaniens, devenu Cité nationale de l'histoire de l'Immigration » figure parmi les monuments historiques.
Il est rattaché à la dénomination « musée;pavillon d'exposition » et au domaine « architecture administrative ».
La fiche le rattache à la période : 2e quart 20e siècle.
Sur le plan historique, la fiche mentionne : Edifice construit à partir de 1928 par les architectes Léon Jaussely et Albert Laprade, assistés de Léon Bazin, et inauguré en mai 1931 pour l'Exposition coloniale internationale. Seul pavillon de cette exposition construit en matériaux durables (moellon et béton armé), il était destiné à devenir le "Palais permanent des Colonies". La façade est ornée d'un immense bas-relief en pierre, signé d'Alfred Janniot, évoquant les richesses des colonies françaises d'Afrique, d'Asie et d'Océanie. Des éléments de la décoration du palais sont dus aux peintres Pierre Ducos de la Haille, André-Hubert Lemaître, Hivannah Lemaître et Louis Bouquet ; aux ferronniers d'art Edgar Brandt, Raymond Subes et Jean Prouvé (grille d'entrée en fer forgé). Les ensembles mobiliers sont dus à Eugène Printz et à Emile-Jacques Ruhlmann. L'édifice a abrité le Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie, créé à l'instigation d'André Malraux en 1960. Au sous-sol, l'aquarium tropical est un témoin de la présentation d'origine.L'édifice doit devenir la Cité nationale de l'histoire de l'immigration..
La fiche précise notamment : Le musée, à l'exception des parties classées.
Auteur ou architecte mentionné : Laprade Albert (architecte);Jaussely Léon (architecte);Bazin Léon (architecte);Ducos de la Haille Pierre (peintre);Le Maître André-Hubert (peintre);Le Maître Hivannah (peintre);Bouquet Louis (peintre);Brandt Edgar (ferronnier);Prouvé Jean (ferronnier, constructeur);Subes Raymond (ferronnier);Ruhlmann Emile-Jacques (décorateur);Printz Eugène (décorateur).
Localisation indiquée : 293 avenue Daumesnil.
caserne
Description
« Ancienne caserne des Mousquetaires Noirs, dans l'actuel Hôpital des Quinze-Vingts (Centre d'ophtalmologie) » figure parmi les monuments historiques.
Il est rattaché à la dénomination « caserne » et au domaine « architecture militaire ».
Datation mentionnée : 1er quart 18e siècle.
La fiche précise notamment : Porterie, choeur, abside et les deux travées droites de la chapelle.
Nom d’auteur indiqué : COTTE Robert de (maître de l'oeuvre);BEAUSIRE le jeune (maître de l'oeuvre).
Localisation indiquée : 26 rue de Charenton.
bureau d'octroi
Description
Le monument « Barrière du Trône (ancienne) » relève des monuments historiques.
Il est rattaché à la dénomination « bureau d'octroi » et au domaine « architecture administrative ».
Datation mentionnée : 2e moitié 18e siècle.
La fiche précise notamment : Pavillon et sa colonne.
Localisation indiquée : place de la Nation.
fortification d'agglomération
Description
Le monument « Bastion n° 1 des anciennes fortifications » relève des monuments historiques.
La description le classe sous « fortification d'agglomération », au sein du domaine « architecture militaire ».
La période indiquée est la suivante : 2e quart 19e siècle.
Description complémentaire de la fiche : Bastion n° 1 des anciennes fortifications.
Adresse mentionnée : 117bis boulevard Poniatowski.
magasin de commerce
Description
Boulangerie est un monument historique.
La description le classe sous « magasin de commerce », au sein du domaine « architecture commerciale ».
La fiche le rattache à la période : 1er quart 20e siècle.
L’historique fourni indique : Boulangerie aménagée en rez-de-chaussée d'un immeuble d'angle construit en 1906. La devanture comporte des panneaux peints fixés sous verre, signés de T. Luc et représentant des scènes de moisson. A l'intérieur, les murs sont recouverts de carreaux de céramique, agrémentés d'une frise de fleurs stylisées..
Éléments décrits : La devanture et le décor intérieur.
Nom d’auteur indiqué : LUC (maître de l'oeuvre).
Localisation indiquée : 2 rue Emilio-Castellar ; 85bis rue de Charenton.
magasin de commerce
Description
Boulangerie est un monument historique.
La fiche le présente comme « magasin de commerce », dans le domaine « architecture commerciale ».
La fiche le rattache à la période : 4e quart 19e siècle.
La fiche précise notamment : Devanture et décor intérieur.
Adresse mentionnée : 19 rue Montgallet.
entrepôt commercial
Description
« Chais et entrepôts de Bercy » figure parmi les monuments historiques.
Il est rattaché à la dénomination « entrepôt commercial » et au domaine « architecture commerciale ».
Datation mentionnée : 19e siècle.
Description complémentaire de la fiche : Chais du Cour Saint-Emilion (soit 42 chais précisément situés dans l'arrêté). Magasins situés comme suit : rue de l'Yonne, n° 26 à 58, 72, 74, 88 ; rue de Thorins, n° 27, 33 à 59, 81, 83, 89 ; rue de Thorins, n° 48 à 60, 82, 84, 90 ; rue des Mâconnais, n° 107 à 119, 129 à 149 ; rue des Mâconnais, n° 98, 104 à 118, 124, 126, 132, 134, 138 à 144 ; Cour Nicolaï, n° 23, 39, 69.
Nom d’auteur indiqué : LHEUREUX (architecte).
magasin de commerce
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Charcuterie », appartient au corpus des monuments historiques.
La description le classe sous « magasin de commerce », au sein du domaine « architecture commerciale ».
La période indiquée est la suivante : 1er quart 20e siècle.
Éléments historiques signalés : Charcuterie installée en rez-de-chaussée d'un immeuble construit en 1903. La devanture formée d'un coffrage de bois est ornée de peintures fixées sous verre, signées de l'atelier de Benoist et Fils. Elles représentent des scènes de chasse au sanglier et au cerf, et des natures mortes avec bouquets de fleurs ou gibiers..
Description complémentaire de la fiche : La devanture.
La fiche attribue l’œuvre à : BENOIT et fils;ou;BENOIST et fils (maître de l'oeuvre).
Adresse mentionnée : 4bis rue Parrot.
château
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Château de Vincennes et ses abords », appartient au corpus des monuments historiques.
La description le classe sous « château », au sein du domaine « architecture militaire ».
Description complémentaire de la fiche : Voir commune de : Vincennes (94).
cimetière;couvent
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Cimetière de Picpus et ancien couvent des chanoinesses de Picpus », appartient au corpus des monuments historiques.
Il est rattaché à la dénomination « cimetière;couvent » et au domaine « architecture funéraire, commémorative ou votive ».
Datation mentionnée : 17e siècle;19e siècle.
Sur le plan historique, la fiche mentionne : En 1792, les chanoinesses de Saint-Augustin quittent leur couvent de la rue de Picpus. Réquisitionnés comme bien national, les bâtiments du couvent sont utilisés comme maison de santé par le citoyen Coignard. Du 27 prairial au 8 thermidor an II (15 juin - 27 juillet 1794), une partie du jardin de l'ancien couvent fut utilisée pour l'ensevelissement des 1300 martyrs guillotinés place du Trône. Les deux fosses communes furent comblées le 11 juin 1795 et l'ensemble de l'ancien couvent vendu et divisé en deux lots en 1796. La partie comprenant les fosses fut revendue dès 1796 à la soeur du prince de Salm. Une souscription fut lancée en 1802 par les familles des martyrs qui s'étaient réunies en société tontinière pour racheter et préserver désormais ce lieu commémoratif. Un cimetière réservé à ces familles fut créé dans le prolongement des fosses. La première inhumation eut lieu en 1805. Une église fut construite vers 1840 par l'architecte J.A. Froëlicher pour que les offices commémoratifs soient célébrés par les soeurs de la congrégation des Sacrés-Coeurs et de l'adoration perpétuelle installées dès 1805 dans les bâtiments de l'ancien couvent, reconstruits au cours du 19e siècle. Elles s'en acquittent encore aujourd'hui.
Éléments décrits : Cimetière et bâtiments suivants de l'ancien couvent : sol de la parcelle correspondant au n° 35 de la rue de Picpus ; jardin situé sur la même parcelle ; enclos renfermant les fosses ; cimetière des descendants des familles ; chapelle construite par l'architecte Froëlicher ; pavillon d'entrée nord ; pavillon fermant la cour à l'est.
Auteur ou architecte mentionné : FROELICHER Joseph Antoine (architecte).
Localisation indiquée : 35 rue de Picpus.
école
Description
Ecole Saint-Michel-de-Picpus est un monument historique.
La fiche le présente comme « école », dans le domaine « architecture scolaire ».
La période indiquée est la suivante : 2e quart 20e siècle.
Éléments historiques signalés : Les bâtiments de l'école Saint-Michel-de-Picpus sont construits de 1929 à 1932. Le décor intérieur de la petite chapelle de l'école est confié à douze artistes des Ateliers d'Art Sacré, sous la direction d'Henri de Maistre. Les peintures, signées entre autres de Charles Plessard et Henri de Maistre lui-même, sont réalisées de 1933 à 1934. Les douze verrières, rythmant les douze mois de l'année et leurs grandes fêtes liturgiques, sont réalisées de 1935 à 1936 par les ateliers du maître-verrier Paul Rault, à Rennes, sur des cartons dessinés par les artistes des Ateliers, dont Maurice Denis. La chapelle a été réaménagée en 1980..
Éléments décrits : La chapelle.
Nom d’auteur indiqué : Maistre Henri de (peintre);Plessard Charles (peintre);Denis Maurice (peintre);Rault Paul (peintre-verrier);Soutra Yvonne (peintre);Froment Simone (peintre);De Laboulaye Paul (peintre).
Adresse de référence : 41 boulevard de Picpus.
église
Description
« Eglise du Saint-Esprit » figure parmi les monuments historiques.
La fiche le présente comme « église », dans le domaine « architecture religieuse ».
La période indiquée est la suivante : 2e quart 20e siècle.
Éléments historiques signalés : Eglise construite de 1928 à 1935 par l'architecte Paul Tournon. Le plan de l'édifice s'inspire de celui de Sainte-Sophie à Istanbul. Il est réalisé en béton armé sur les plans de l'entreprise de François Hennebique, avec un revêtement de briques rouges de Bourgogne. Le programme décoratif retrace l'histoire de l'église militante puis triomphante, du 2e au 20e siècle, et fait appel aux Ateliers d'Art Sacré, composés des artistes suivants : Maurice Denis, Georges Desvallières, Nicolas Untersteller et Elizabeth Branly pour la peinture murale et la fresque ; Carlo Sarrabezolles pour la sculpture ; Louis Barillet, Paul Louzier et Jean Herbert-Stevens pour les vitraux ; Raymond Subes pour la ferronnerie ; Marcel Imbs pour la mosaïque et les cartons des vitraux de la crypte..
Description complémentaire de la fiche : L'église en totalité.
Nom d’auteur indiqué : TOURNON Paul (architecte);HENNEBIQUE François (entrepreneur);BRANLY Elizabeth (peintre);DENIS Maurice (peintre);DESVALLIERES Georges (peintre);IMBS Marcel (peintre);UNTERSTELLER Nicolas (peintre);SUBES Raymond (ferronnier);SARRABEZOLLES Charles ou Carlo (sculpteur);BARILLET Louis (peintre-verrier);LOUZIER Paul (peintre-verrier);HEBERT-STEVENS Jean (peintre-verrier).
Localisation indiquée : 186 avenue Daumesnil.
église
Description
« Eglise Notre-Dame-de-Bercy » figure parmi les monuments historiques.
Il est rattaché à la dénomination « église » et au domaine « architecture religieuse ».
La fiche le rattache à la période : 19e siècle.
Éléments décrits : Eglise Notre-Dame-de-Bercy.
La fiche attribue l’œuvre à : Hénard (maître de l'oeuvre).
Adresse de référence : place Lachambaudie.
orphelinat
Description
« Fondation Eugène-Napoléon » figure parmi les monuments historiques.
La fiche le présente comme « orphelinat », dans le domaine « architecture domestique ».
La fiche le rattache à la période : 3e quart 19e siècle.
Sur le plan historique, la fiche mentionne : Donation de l'impératrice pour une institution prévue initialement pour 60 orphelines, puis 300. Hittorff fut chargé de la réalisation de cet ensemble, entre 1853 et 1857. La chapelle à nef unique est conçue sur le modèle paléo-chrétien et décorée d'une peinture murale due à Joseph-Félix Barrias..
La fiche précise notamment : Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments, y compris des ateliers situés à l'arrière de la parcelle ; sol de la parcelle ; murs et grilles de clôture ; salon de l'Impératrice et son vestibule ; chapelle.
Nom d’auteur indiqué : HITTORFF Jacques Ignace (architecte);BARRIAS Félix-Joseph (peintre).
Adresse de référence : 254 rue du Faubourg-Saint-Antoine.
gare
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Gare de Lyon », appartient au corpus des monuments historiques.
La fiche le présente comme « gare », dans le domaine « génie civil ».
La période indiquée est la suivante : 4e quart 19e siècle;1er quart 20e siècle.
Sur le plan historique, la fiche mentionne : Bâtiment principal : 4e quart 19e siècle, par Denis TOUDOIRE ; Buffet de la gare : 1er quart 20e siècle.
Éléments décrits : Buffet de la gare (salon doré ou petit salon, grande salle, salons tunisien et algérien et passages, avec leur décor).
Auteur ou architecte mentionné : Toudoire Denis (maître de l'oeuvre);Cendrier (architecte).
Adresse de référence : 20 boulevard Diderot ; 196, 202 à 210 rue de Bercy ; 19 rue de Chalon.
hospice
Description
« Hospice Saint-Michel » figure parmi les monuments historiques.
La fiche le présente comme « hospice », dans le domaine « architecture administrative ».
Description complémentaire de la fiche : Façades sur cour et sur jardin ; chapelle.
Adresse de référence : 35 avenue Courteline.
hôpital
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Hôpital Saint-Antoine », appartient au corpus des monuments historiques.
La description le classe sous « hôpital », au sein du domaine « architecture administrative ».
Description complémentaire de la fiche : Façades et toitures, passage central à rez-de-chaussée et escalier du corps central du bâtiment dit de Lenoir.
immeuble
Description
« Immeubles » figure parmi les monuments historiques.
Il est décrit sous la dénomination « immeuble ».
Datation mentionnée : 2e moitié 18e siècle.
Localisation indiquée : 12, 12bis quai de la Rapée.
jardin;pavillon d'exposition
Description
Jardin d'Agronomie Tropicale, situé dans le bois de Vincennes est un monument historique.
La fiche le présente comme « jardin;pavillon d'exposition », dans le domaine « architecture domestique ».
La fiche le rattache à la période : 1er quart 20e siècle.
Sur le plan historique, la fiche mentionne : Jardin d'essai colonial fondé en 1899 et implanté à l'extrémité est du Bois de Vincennes, en lisière de la commune de Nogent-sur-Marne. A l'occasion de l'exposition coloniale organisée en 1907 par la Société Française de Colonisation, plusieurs pavillons sont construits en dur. Deux d'entre eux (la serre du Dahomey et le pavillon de la Réunion) avaient été récupérés de l'exposition universelle de 1900. La maison de la Cochinchine, transformée en 1922 en temple du souvenir indochinois, provenait de l'exposition coloniale de Marseille de 1906 ; elle a été détruite par un incendie en avril 1984. Le jardin, occupé jusqu'en 1995 par le CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement), est également le lieu choisi pour l'érection des monuments à la mémoire des soldats des colonies morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale..
La fiche précise notamment : Pagode vietnamienne ou Temple indochinois (incendiée en 1984).
lavoir
Description
Lavoir du Marché Lenoir (ancien) est un monument historique.
Il est rattaché à la dénomination « lavoir » et au domaine « architecture administrative ».
La fiche précise notamment : Façade.
Localisation indiquée : 7, 9 rue de Cotte.
marché
Description
Marché Beauvau est un monument historique.
La description le classe sous « marché », au sein du domaine « architecture commerciale ».
Datation mentionnée : 2e quart 19e siècle.
Description complémentaire de la fiche : Marché Beauvau.
Adresse mentionnée : place d'Aligre.
station de métro
Description
Le monument « Métropolitain, station Bastille » relève des monuments historiques.
La description le classe sous « station de métro », au sein du domaine « génie civil ».
La période indiquée est la suivante : 1er quart 20e siècle.
L’historique fourni indique : Accès à la station du métro, dessiné en 1900 par l'architecte Hector Guimard pour la Compagnie générale du Métropolitain de Paris. La station est située sur la ligne 1 du métro, inaugurée en 1900. Protégé par un arrêté portant sur l'ensemble des réalisations subsistantes de Guimard pour le métro, l'accès a été démonté lors de l'aménagement des abords de l'Opéra de la Bastille et remonté à l'angle du boulevard Beaumarchais, dans le 11e arrondissement..
Description complémentaire de la fiche : Entourage de l'accès situé boulevard Beaumarchais, face au n°2, anciennement rue de Lyon, déplacé en 1985 (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale CB 31).
Auteur ou architecte mentionné : GUIMARD Hector (maître de l'oeuvre).
Adresse de référence : rue de Lyon.
station de métro
Description
Le monument « Métropolitain, station Daumesnil » relève des monuments historiques.
La fiche le présente comme « station de métro », dans le domaine « génie civil ».
La période indiquée est la suivante : 1er quart 20e siècle.
L’historique fourni indique : Accès à la station du métro, dessiné en 1900 par l'architecte Hector Guimard pour la Compagnie générale du Métropolitain de Paris. La station est située sur la ligne 6 du métro, inaugurée en 1909. L'arrêté de protection porte sur l'ensemble des réalisations subsistantes de Guimard pour le métro..
Éléments décrits : Entourage de l'accès situé place Félix-Eboué (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale BY 71).
Auteur ou architecte mentionné : GUIMARD Hector (maître de l'oeuvre).
Localisation indiquée : place Félix-Eboué.
station de métro
Description
Métropolitain, station Gare de Lyon est un monument historique.
Il est rattaché à la dénomination « station de métro » et au domaine « génie civil ».
La période indiquée est la suivante : 1er quart 20e siècle.
L’historique fourni indique : Accès à la station du métro, dessiné en 1900 par l'architecte Hector Guimard pour la Compagnie générale du Métropolitain de Paris. La station est située sur la ligne 1 du métro, inaugurée en 1900. L'accès, de type secondaire, est accolé contre le mur de la rampe qui monte à la cour de la gare. L'arrêté de protection porte sur l'ensemble des réalisations subsistantes de Guimard pour le métro..
Éléments décrits : Entourage de l'accès situé boulevard Diderot, face à la gare de Lyon, côté cour SNCF (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale EM 50).
Auteur ou architecte mentionné : GUIMARD Hector (maître de l'oeuvre).
Localisation indiquée : boulevard Diderot.
station de métro
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Métropolitain, station Nation », appartient au corpus des monuments historiques.
La fiche le présente comme « station de métro », dans le domaine « génie civil ».
Datation mentionnée : 1er quart 20e siècle.
Sur le plan historique, la fiche mentionne : Accès à la station du métro, dessinés en 1900 par l'architecte Hector Guimard pour la Compagnie générale du Métropolitain de Paris. La station est située sur la ligne 6 du métro, inaugurée en 1909. L'arrêté de protection porte sur l'ensemble des réalisations subsistantes de Guimard pour le métro..
Éléments décrits : Entourage de l'accès situé place de la Nation, face au n°4 (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale CN 10) ; entourages de l'accès et du puits de lumière situés place de la Nation, face au n°6 (éléments non cadastrés, se situant face à la parcelle cadastrale CN 12).
Auteur ou architecte mentionné : GUIMARD Hector (maître de l'oeuvre).
Adresse mentionnée : place de la Nation.
station de métro
Description
Métropolitain, station Nation est un monument historique.
Il est rattaché à la dénomination « station de métro » et au domaine « génie civil ».
La période indiquée est la suivante : 1er quart 20e siècle.
L’historique fourni indique : Accès à la station du métro, dessinés en 1900 par l'architecte Hector Guimard pour la Compagnie générale du Métropolitain de Paris. La station est située sur la ligne 2 du métro, inaugurée en 1903. L'arrêté de protection porte sur l'ensemble des réalisations subsistantes de Guimard pour le métro. £.
La fiche précise notamment : Station Nation (ligne n° 2) : un accès, côté bd Diderot.
Auteur ou architecte mentionné : GUIMARD Hector (maître de l'oeuvre).
Adresse de référence : place de la Nation.
station de métro
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Métropolitain, station Picpus », appartient au corpus des monuments historiques.
La fiche le présente comme « station de métro », dans le domaine « génie civil ».
La période indiquée est la suivante : 1er quart 20e siècle.
Sur le plan historique, la fiche mentionne : Accès à la station du métro, dessiné en 1900 par l'architecte Hector Guimard pour la Compagnie générale du Métropolitain de Paris. La station est située sur la ligne 6 du métro, inaugurée en 1909. L'arrêté de protection porte sur l'ensemble des réalisations subsistantes de Guimard pour le métro..
Description complémentaire de la fiche : Entourage de l'accès situé avenue de Saint-Mandé, face au n°44 (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale CK 22).
Auteur ou architecte mentionné : GUIMARD Hector (maître de l'oeuvre).
Adresse mentionnée : avenue de Saint-Mandé.
monument
Description
Obélisque Louis XV est un monument historique.
Il est rattaché à la dénomination « monument » et au domaine « architecture funéraire, commémorative ou votive ».
La fiche le rattache à la période : 1ère moitié 18e siècle.
La fiche précise notamment : Obélisque Louis XV, dans le bois de Vincennes.
Nom d’auteur indiqué : SLODTZ (maître de l'oeuvre).
Localisation indiquée : route de la Pyramide.
rendez-vous de chasse
Description
Le monument « Pavillon de chasse du duc de Guise » relève des monuments historiques.
La fiche le présente comme « rendez-vous de chasse », dans le domaine « architecture domestique ».
La fiche précise notamment : Pavillon de chasse du duc de Guise.
Adresse de référence : 99bis, 101 rue de Reuilly.
bureau d'octroi
Description
Le monument « Pavillons de l'ancienne douane et de la Barrière d'eau » relève des monuments historiques.
La fiche le présente comme « bureau d'octroi », dans le domaine « architecture fiscale ou financière ».
Description complémentaire de la fiche : Façades et toitures.
Adresse de référence : 10 quai de la Rapée ; 139 rue de Bercy.
pavillon d'exposition;musée
Description
« Pavillons du Togo et du Cameroun issus de l'exposition coloniale internationale de 1931 » figure parmi les monuments historiques.
La fiche le présente comme « pavillon d'exposition;musée », dans le domaine « architecture de culture, recherche, sport ou loisir ».
La période indiquée est la suivante : 2e quart 20e siècle.
Sur le plan historique, la fiche mentionne : L'ancien pavillon du Togo et du Cameroun, à charpente en bois, construit en 1930 par Louis-Hippolyte Boileau et Charles Carrière pour abriter les représentations du Togo et du Cameroun lors de l'Exposition coloniale internationale de 1931 est affecté au Musée du Bois en 1933. Celui-ci ferme ses portes en 1971. Le pavillon est alors restauré et transformé en pagode destinée à l'exercice du culte bouddhique en 1975.
Description complémentaire de la fiche : Les pavillons suivants, en totalité, situés 40 bis route de la ceinture du lac Daumesnil : le grand pavillon dit "la Grande Pagode" ; l'ancien pavillon de la Chasse ; l'ancien café ; l'ancien pavillon du commissariat ; la maison de garde ; le tout situé sur la parcelle n° 6, figurant au cadastre section AZ, et tel que figuré sur le plan annexé à l'arrêté.
Nom d’auteur indiqué : BOILEAU Louis-Hippolyte (architecte);CARRIERE Charles (architecte).
Adresse mentionnée : 40 bis route circulaire du Lac Daumesnil.
établissement des eaux
Description
Usine élévatrice des eaux (ancienne), transférée dans le parc de la Villette est un monument historique.
La description le classe sous « établissement des eaux », au sein du domaine « génie civil ».
La période indiquée est la suivante : 4e quart 19e siècle.
Description complémentaire de la fiche : Façades et toitures.
Auteur ou architecte mentionné : CHABAT Pierre (maître de l'oeuvre).
Adresse mentionnée : quai de la Rapée ; 2 à 6, 6bis avenue Ledru-Rollin.
pont
Description
Viaduc d'Austerlitz est un monument historique.
La description le classe sous « pont », au sein du domaine « génie civil ».
La fiche le rattache à la période : 1er quart 20e siècle.
Éléments historiques signalés : Viaduc construit de 1903 à 1904 par l'ingénieur Louis Biette, avec l'architecte Camille-Jean Formigé, pour le franchissement de la Seine par la ligne circulaire sud du métro. L'entreprise Daydé et Pillé remporte le marché pour la construction de la rampe d'accès hélicoïdale sur la rive droite, tandis que la Société de Construction de Levallois-Perret (anciens établissements Gustave Eiffel) est maître d'oeuvre du viaduc proprement dit, réalisé avec un arc à tablier suspendu de 107 mètres de long. La décoration sculptée des piles est due à Gustave Michel. £.
La fiche précise notamment : Viaduc d'Austerlitz, entre le 12ème et le 13ème arrondissement.
Nom d’auteur indiqué : FORMIGE Camille-Jean (architecte);BIETTE Louis (ingénieur);DAYDE et PILLE (entrepreneur);SOCIETE DE CONSTRUCTION DE LEVALLOIS-PERRET (entrepreneur);MICHEL Gustave (sculpteur).
Source : https://www.pop.culture.gouv.fr/recherche/merimee — Ministère de la Culture - Base Mérimée / POP — Licence Ouverte v2.0
Musées, jardins et maisons illustres
Architecture et sites protégés
6 édifices labellisés ACR
Cinémathèque française (ancien American Center)
Architecte : Frank O.Gehry&Associates Inc. (architecte mandataire);Saubot et Jullien Associés (agence);Cieren Philippe (architecte);Rouit Jean (architecte);Atelier de l'île (agence);Brard Dominique (architecte)
Datation : 1988, 1994
Historique
Le centre culturel American Center, (ou Centre américain de Paris) est une association fondée dans les années 1920. Elle s’installa en 1934 au 261 boulevard Raspail, dans un bâtiment construit par l’architecte William Welles Bosworth. Dans les années 1960 en particulier, il s’agissait d’un lieu privilégié de la vie artistique. Des concerts de blues ou de jazz, ainsi que des expositions et des conférences y étaient organisés. Dans les années 1990, le bail emphytéotique de 60 ans qui avait été signé arrivant à échéance, et un projet d’hôtel se dessinant sur cet emplacement (la Fondation Cartier y sera finalement construite en 1994), l’association culturelle se mit en quête d’un autre lieu pour écrire une page nouvelle de son histoire. La ZAC de Bercy est alors un lieu prometteur, symbole de renouvellement de la pensée urbaine, avec des gabarits bâtis à échelle humaine et une part très importante d’espaces verts au contact de la Seine. L’American Center y voit l’occasion de s’implanter dans un quartier amené à devenir un lieu de vie (logements, loisirs, bureaux). Le maître d’œuvre du nouvel édifice culturel est choisi le 25 avril 1988 à l’issue d’une consultation. Parmi les participants se trouvent Richard Meier, Robert Venturi, E.L. Barnes, César Pelli, Michael Graves, SITE, James Polshek, Charles Gwathmey, H Hardy et Frank O. Gehry. Ce dernier remporte la consultation. Il produit jusqu’en décembre 1988 de nombreux dessins, esquisses et maquettes avant de proposer un projet définitif. Gehry devait être associé à un architecte français pour le suivi des travaux et les questions administratives. Sur les quatre propositions qui lui sont faites, Gehry choisit de travailler avec Saubot & Jullien, qui sont alors forts de leur expérience similaire sur le chantier de l’opéra Bastille pour Carlos Ott. Le permis de construire est accordé en avril 1990. Le chantier débute presque un an plus tard, en mars 1991. Le coût total de l’opération s’élève à 41 millions de dollars. Pour le temps des travaux (1991-1993), l’équipe de l’American Center s’installe rue de Bercy dans un bâtiment temporaire conçu par l’architecte anglo-iranien Nasrine Seraji. Le nouvel American Center est inauguré le 7 juin 1994. La baisse des subventions privées américaines et des problèmes de gestion du nouveau site entraînent la fermeture de l’American Center, seulement dix-huit mois après son inauguration. Le lieu a perdu également une partie de ses fidèles : le choix de nouvelle localisation s’avère défavorable, Bercy peine à attirer en raison de son caractère de chantier perpétuel depuis la fin des années 1980. Inoccupé, l’édifice est alors racheté par l’Etat français en 1999 pour 21 millions de dollars, afin d’y réunir, dans une Maison du Cinéma, deux associations culturelles qui doivent fusionner : la Cinémathèque française (dont le nom restera celui de la nouvelle entité) et la Bibliothèque du Film (BiFi), créé en 1992. Ces institutions doivent cohabiter également avec le services des archives du Film et du Dépôt légal dépendant du Centre national du Cinéma et de l’Image animée (CNC). Le changement d’usage entraîne une restructuration complète et colossale (33,9 millions d’euros), menée par Dominique Brard pour son agence l’Atelier de l’Île. Soucieux de respecter l’édifice de Frank Gehry mais tenu par un cahier des charges qui imposait d’insérer dans le bâtiment de nombreux équipements pour lesquels il n’avait pas été conçu, Dominique Brard réussit le tour de force de tirer parti d’espaces techniques ou de vides dans les structures pour augmenter la surface disponible dans le bâtiment. Il est contraint de transformer totalement le théâtre réalisé par Gehry, et réalise également un agrandissement considérable de la salle de cinéma (de 100 à 413 places), qui doit devenir évidemment un élément essentiel du nouveau programme. Un étage supplémentaire est inséré dans l’édifice pour abriter les collections muséales permanentes. L’édifice est inauguré pour la seconde fois, le 26 septembre 2005.
Description
Le programme initial de Gehry abritait, sur 17 000 m², une grande mixité de fonctions puisque l’American Center fait office d’ambassade culturelle américaine à Paris. Il doit aussi être un lieu d’accueil et de formation en proposant 26 logements, un restaurant, une cafétéria, une librairie, une agence de tourisme et d’information, une école de langue, une salle de spectacle de 400 places réparties sur trois niveaux, ainsi qu’une salle de cinéma de 100 places, des équipements informatiques et audiovisuels, des ateliers, des salles de répétition, des espaces pédagogiques, des salles d’exposition et des bureaux pour l’administration de l’association American Center. La partie culturelle occupait plus de la moitié des surfaces. Les commanditaires espéraient un objet extraordinaire qui se distinguerait dans son milieu urbain et qui traduise l’esprit de son temps et de son programme. Frank O. Gehry produit un emboîtement de volumes variés qui ressemble à un jeu de hasard architectural. La parcelle retenue est isolée des parcelles bâties voisines par des voies sur tous les côtés (certaines uniquement piétonnières). Elle est régulière et présente une forme approximativement carrée, de 50 m. de côté, avec un pan coupé permettant de disposer d’une façade sur le parc de Bercy. C’est cette façade qui reçoit le traitement si caractéristique de la signature de Gehry. Le bâtiment voisine avec une opération de logement en construction (Jean-Pierre Buffi, architecte, réalise alors l’essentiel du front bâti sur la rue de Bercy). L’une des contraintes du site réside dans l’obligation de construire un gabarit identique à celui situé de l’autre côté de l’accès au parc (actuel Novotel Bercy). En outre, un parement de pierre est lui aussi imposé, élément du cahier des charges qui déplaisait le plus à Frank Gehry dans ce projet. L’édifice est conçu comme un U entourant un vaste patio central couvert par une verrière. Les espaces et les volumes s’organisent en périphérie ce grand vide très lumineux destiné à l’accueil et aux échanges. Cet espace s’organise intérieurement sur deux niveaux, un hall en rez-dechaussée s’ouvrant sur la façade déstructurée et un hall supérieur sous la verrière, disposant d’un belvédère, les deux parties étant reliées par des escaliers. Ces zones de circulation sont dominées par un escalier et sa passerelle, situés dans les parties hautes de l’édifice, donnant l’illusion de se trouver dans une ruelle entre de hauts immeubles. Tout l’aménagement du grand hall joue sur la confusion des intérieurs et des extérieurs. Le bâtiment se développe sur trois niveaux en sous-sol et en équivalent R+7 en élévation, cette organisation générale cache près de quarante niveaux intermédiaires. La forme déconstruite de l’édifice rend obligatoire ce type de stratification. Lors de la reconversion, cet état de fait constituera l’une des données contraignantes majeures pour réaménager les distributions. L’Atelier de l’Île a dû tirer parti des espaces interstitiels et trouver des volumes creux pour augmenter les capacités du bâtiment. Ainsi, par exemple, l’une des poutres monumentales en béton, vide à l’intérieur, qui traverse tout l’édifice, a été percée, modifiée et réinvestie par des espaces utiles. A l’extérieur, l’entrée est marquée par une marquise inclinée surmontée par plusieurs volumes. Comme sur l’ensemble du bâtiment, ces empilements de volumes portent de multiples terrasses masquées aux yeux du passant par des parapets qui sont en continuité directe avec les façades et leur parement. Les façades nord-est et sud-est sont moins mouvementées que l’angle ouest, qui donne sur le parc. L’angle nord-ouest présente un enchaînement régulier d’ouvertures carrées ou rectangulaires (parties initialement prévues pour des logements, actuellement dévolues à des bureaux). Le bâtiment présente également des façades intérieures s’ouvrant sur la terrasse centrale, qui comprend en son centre le volume saillant de la grande verrière. L’élément majeur de cette partie est le massif arrondi dit « l’ananas », qui ne se révèle, lui aussi, que pour les usagers des étages. Les façades sont recouvertes de plaques de pierre blonde. Une fois passée la déception qu’il manifesta devant cette contrainte, Gehry choisit un calcaire jaune issu d’une carrière installée près de Chantilly dans l’Oise. Le parement est constitué de pierre mince, de 3 cm. d’épaisseur, cachant l’isolation extérieure. Les plaques dessinent un calepinage décalé formant la peau de l’édifice.
Halle Joseph-Maigrot
Architecte : Bovet Georges (architecte);Berthelot Émile (architecte);Cuzol Robert (architecte;Taillibert Roger (architecte);Atelier A/Concept (agence architecture)
Datation : 1964
Immeubles
Architecte : Anger Roger (architecte);Puccinelli Pierre (architecte);Heyman Mario (architecte)
Datation : 1962, 1969
Description
L'immeuble de la rue Erard est construit de 1962 à 1969 par les architectes Roger Anger, Pierre Puccinelli et Mario Heyman. Il se compose de trois tours disposées en diagonale par rapport à la rue et reliées entre elles par les excroissances des appartements d'angle. L'ensemble est construit en béton sur 20 étages, avec une expression plastique des volumes, caractéristique de ces architectes qui l'emploient sur d'autres opérations de logements à Paris (rue des Pyrénées ou rue de Lourmel par exemple). Ils mettent en place un système de décrochements qui anime la façade de ce jeu de pleins et de vides. Les volumes parallélépipédiques des appartements se détachent ainsi de celle-ci, dans une volonté d'individualisation de chaque logement, en assimilant l'immeuble à une superposition d'habitations particulières.
ministère de l’Économie et des Finances
Architecte : Chemetov Paul (architecte);Huidobro Borja (architecte);Duhart-Harosteguy Émile (architecte);Arretche Louis (architecte);Karasinsky Roman (architecte);Ciocardel Virgil (architecte)
Datation : 1989
Historique
La décision de construire le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget (MEFB) fait suite à la première conférence de presse accordée par François Mitterrand, le 24 septembre 1981. Au cours de cette prise de parole publique, le nouveau président de la République esquisse les premières lignes d’une politique de Grands Travaux qu’il souhaite voir réaliser. Il annonce en particulier sa volonté d’étendre la fonction de musée à l’ensemble du Palais du Louvre, opération bientôt désignée sous l’appellation Grand Louvre, qui suppose le déménagement des bureaux du MEFB, hébergé dans l’aile Richelieu depuis 1875. Cette décision permet de résoudre les difficultés causées par la mitoyenneté de deux institutions publiques aux fonctions différentes, ainsi que les problèmes liés à l’étroitesse des locaux afférents aux administrations financières rue de Rivoli. En tant que coordonnateur pour le transfert du ministère, Guy Vidal se voit confier une mission de préfiguration entre octobre 1981 et janvier 1982. En raison de l’urgence des besoins, on opte pour l’organisation d’un concours national plutôt qu’international, dont l’appel est publié dans la presse spécialisée en mai 1982. 137 équipes concurrentes participent à la compétition qui se déroule entre les mois de juin et septembre de la même année. En novembre 1982, un jury composé de trois représentants du maître d’ouvrage (Jacques Baudrier, Michel Prada et Guy Vidal), trois architectes (Yves Lion, Roland Simounet et James Stirling) et trois personnalités du monde de l’architecture (Yvonne Brunhammer, Marc Émery et Pierre-Yves Ligen) présélectionne quatre esquisses parmi les 137 concurrents. Exposées entre janvier et février 1983 à l’Hôtel de la Monnaie, les quatre esquisses retenues sont le fait des architectes Christian Martel et François Jarrige, de l’atelier d’architecture Georges Pencreac’h, de l’équipe constituée par Alain Beraud, Benoît Crépet, Robert Grosjean et Jean-Philippe Pargade et des associés de l’AUA, Borja Huidobro, Paul Chemetov, Christian Devillers auxquels se sont joints pour l’occasion Émile Duhart-Harosteguy et Jean – Baptiste Lacoudre. Le 17 décembre 1982, François Mitterrand retient ce dernier projet en raison de « sa composition à la fois forte et contemporaine » et son « échelle sans monumentalité excessive, bien intégrée au site ». En 1984, cette décision fera l’objet d’une polémique relayée par L’Architecture d’aujourd’hui où deux conceptions de la modernité s’affrontent, celles des architectes Paul Chemetov et Jean Nouvel. Dans le cadre de la loi de protection de la nature, l’urbaniste Michel Steinebach se voit confier une étude d’impact durant l’année 1983, afin de vérifier que l’importance des dimensions des ouvrages et l’incidence de ces aménagements sur le milieu naturel ne portent pas atteinte à ce dernier. L’étude conclut que l’édifice n’engendre aucun dommage, mais valorise au contraire la fin du réaménagement de la ZAC Gare de Lyon – Bercy. Au même moment, les études architecturales se poursuivent en plusieurs phases (décembre 1982, 1ère phase d’étude ; avril 1983, 2e phase d’étude ; septembre 1983, 3e phase d’étude) et imposent des révisions techniques conséquentes : surélévation de 3 m de l’édifice pour éviter les crues de la Seine, transformation du bâtiment en IGH, ajout d’une deuxième douve. À la mise au point de l’avant-projet sommaire entre septembre 1983 et janvier 1984, succèdent plusieurs dépôts de permis de construire dont les premiers sont accordés entre février et mars 1984, alors que les premiers travaux de démolition sont en cours depuis juillet 1983. L’édification du ministère s’est déroulée sur 44 mois suivant un calendrier serré débuté en 1984. L’année 1985 voit la construction du sous-sol, tandis que le chantier – un temps ralenti par la cohabitation de 1986 et l’hostilité envers le projet du nouveau ministre Édouard Balladur – se poursuit par la construction du bâtiment central en février 1987, la construction du bâtiment du côté des voies ferrées en septembre 1987 et par la construction du côté Seine en juillet 1988. Les premiers occupants s’installent avant la livraison finale de la cité administrative intervenue en 1989.
Description
La commande du ministère répond à quatre besoins principaux : réunir les services dispersés de l’institution, améliorer les conditions de travail des agents (aménagement intérieur, étude des liaisons), moderniser les méthodes de gestion et prévoir l’adaptation de l’édifice aux futures évolutions administratives. Le maître d’ouvrage argue la nécessité de concevoir une véritable cité administrative et « un ensemble architectural qui marque l’esthétique et l’urbanisme modernes », tout en insistant sur le respect de la qualité de vie du quartier. Le programme complexe de cette cité administrative prévoit la construction de 150 000 m2 de surface abritant essentiellement des bureaux pour les services de l’administration centrale auxquels il faut ajouter quatre cabinets ministériels, des salles de conférences et de séminaires, des équipements sociaux pour le personnel (gymnase, bibliothèque, crèche, cafétérias) et une surface de 10 000 m2 réservée au ministère des Anciens combattants. Inséré entre la gare de Lyon et le quai de la Rapée, le site retenu en mars 1982 fait face au parc de Bercy et au palais omnisport d’Andrault et Parat, dont il est séparé par la double rangée d’arcades du viaduc supportant le métro aérien. Le terrain, ingrat et malcommode, est composé de la réunion de trois parcelles inégales formant un vaste parallélépipède de 3,5 hectares perpendiculaire à la Seine et cinq fois plus profond que large (parcelles Villiot et Bercy-La Rapée) et une fine bande courbe de 750 m coincée le long des voies ferrées de la gare de Lyon (parcelle Dalle). Ce choix fait l’objet d’une longue polémique en raison d’une situation peu attractive et de l’éloignement des autres ministères, mais aurait été appuyé conjointement par le maire de Paris, Jacques Chirac, et le président de la région, Michel Giraud. Le rééquilibrage de la ville vers l’Est parisien, où les implantations institutionnelles sont moins présentes, et l’impact structurant et valorisant de l’opération pour l’environnement urbain de la ZAC Gare de Lyon-Bercy, sont invoqués. Le positionnement du projet de Chemetov, Huidobro et Duhart-Harosteguy qui empiète sur le domaine fluvial fut également questionné : les critiques ont reproché au ministère d’être placé perpendiculairement à la Seine au contraire des édifices institutionnels parisiens qui lui font traditionnellement face (Palais de Chaillot, musée du Louvre, musée d’Orsay). Le parti adopté par les architectes repose sur l’affirmation de la présence du ministère en bord de Seine. Le plan présente trois corps de bâtiment principaux articulés autour d’un axe central dont le rôle de rue intérieure est de distribuer les circulations et d’assurer la liaison entre les services. Au nord, le bâtiment Necker, enserré en bordure des voies ferrées et de la rue de Bercy, présente une forme cintrée haute de six à huit étages. Construit sur une dalle légèrement surélevée, il est constitué de deux immeubles placés dans le prolongement l’un de l’autre où sont situés le restaurant et la crèche du MEFB. À l’ouest, le bâtiment Vauban, dont la hauteur est comprise entre deux et six étages, prend une forme de grille agencée autour de six patios. Ce damier rectangulaire où sont logés de nombreux bureaux est encadré par deux pavillons de l’ancienne douane qui ont été conservés et accueillent l’un une salle de conférences, l’autre des activités socio-culturelles (infirmerie, gymnase, salle polyvalente). À l’est, le bâtiment Colbert est disposé parallèlement à l’ancien mur des fermiers généraux et au viaduc de Bercy qui ont induit la construction de cette barre linéaire de 357 m continu. Cette « règle pétrifiée » dont les immenses piles plongent dans le fleuve est bordée par une double douve qui sert d’écrin, comme les halls d’accueil et les cours, à une trentaine d’œuvres d’art d’artistes renommés (Antoine Bourdelle, César, Pierre Soulages, etc.). Les architectes proposent une architecture officielle où s’expriment à la fois la puissance de l’institution gouvernementale – au point que la longueur de la façade perpendiculaire à la Seine est équivalente à celle de l’ancien ministère des Finances de la rue de Rivoli – et la métaphore du franchissement, du trait d’union et de l’ouvrage d’art. Cette barre linéaire abrite les cabinets ministériels, en léger décalé par rapport à l’axe de l’édifice, et les espaces d’accueil. Elle a été conçue comme un véritable pont habité de neuf étages qui enjambe à ses deux extrémités la rue de Bercy et le quai de la Rapée et forme deux portes d’entrée sur la ville. L’horizontalité de l’édifice est ainsi contrebalancée par la présence de ces deux portiques monumentaux de 72 m qui encadrent une série de portiques clos de plus petites dimensions. L’ensemble de cette mise en scène évoque à la fois les arcs de triomphe antiques et la Grande Arche de La Défense. À l’extérieur de l’édifice, le rythme des façades est assuré par une trame de 90 cm sur 90 cm qui régit l’ensemble de la cité administrative et permet de mettre en valeur les matériaux choisis pour habiller le ministère. À l’extérieur, on a opté pour un attelage rigoureux et équilibré de pierre, de béton et de verre teinté, tandis qu’à l’intérieur les espaces d’accueil et de réception (hall d’accueil, salon, salle à manger, salle de conférences) éclairés par de larges baies sont revêtus d’un décor mural en érable et en frêne et est pourvu d’un sol en marbre qui reçoit du mobilier conçu par les plus grands designers (Charles et Ray Eames, Le Corbusier). Le faste de cette mégastructure est cependant pondéré par le classicisme du traitement de l’ornementation et de la modénature.
Opéra Bastille (Opéra national de Paris)
Architecte : Ott Carlos (architecte);Saubot Roger (architecte);Julien François (architecte)
Datation : 1989
Historique
Le concours de l’opéra Bastille est organisé en vue de compenser le manque d’équipements à vocation musicale de grande qualité à Paris, au-delà du site historique du palais Garnier. Le programme est alors associé à celui du musée des instruments et du conservatoire qui doivent prendre place dans le quartier de La Villette, aux limites nord-est de la capitale. L’implantation de ces équipements musicaux a donné lieu à une étude recensant les atouts et contraintes de plusieurs sites parisiens, pour la plupart sur les franges de la capitale. C’est finalement le site de la Bastille qui est retenu pour l’opéra. Les trois programmes (cité de la Musique, conservatoire, opéra) sont des projets présidentiels de François Mitterrand, qui s’inscrivent dans la politique des Grands Travaux. Pour l’opéra, l’idée est de construire une salle de grande dimension dans un quartier populaire, avec une plus grande capacité qu’au palais Garnier ; soit 960 000 personnes par an à Bastille au lieu de 366 000 à Garnier (chiffres de 1982). La place de la Bastille est un lieu hautement symbolique de l’histoire nationale. Elle constitue également un jalon sur le grand axe traversant la capitale d’est en ouest de Vincennes à La Défense, marquant son intersection avec le tracé de l’ancienne enceinte de Charles V. La place occupe une position charnière dans l’Est parisien entre les quartiers centraux (le Marais) et l’ancien faubourg Saint-Antoine. Cette place est également un nœud routier, un lieu de passage constant, au cœur d’un quartier particulièrement bien desservi par le réseau du métropolitain. Une gare de desserte de banlieue (Paris-Bastille) occupait depuis le milieu du XIXe siècle le côté oriental de la place. Désaffectée en 1969 suite à la construction du réseau du RER A, elle est détruite en 1984 pour faire place au projet de nouvelle salle d’opéra, cet équipement devant contribuer, là aussi comme à La Villette, au rééquilibrage vers l’Est des institutions culturelles dans la capitale. François Mitterrand souhaite voir s’élever « un opéra ouvert à tous, moderne, mais aussi un lieu d’animation et d’initiation à l’art lyrique, et un événement architectural ». Le communiqué annonçant le lancement du concours international, en novembre 1982, précise quant à lui que « le plus grand prix sera attaché à la qualité architecturale du futur équipement et à son insertion dans le site de la place de la Bastille ». C’est sans doute la volonté de respecter cette ambition qui présidera à la désignation des projets retenus par le jury, avec pour conséquence un résultat inattendu ; celui-ci amena des critiques et des institutionnels (dont le président Mitterrand) à considérer a posteriori le processus du concours comme une procédure inadaptée à la nature de ces Grands Travaux. 744 architectes envoyèrent des contributions dans le cadre de cette compétition. Les projets sur esquisse (vue axonométrique) sont rendus dans des conditions d’anonymat maintenues jusqu’à l’issue de la première phase. Le jury est composé d’architectes et de membres de l’administration, dont François Bloch-Lainé (président de la Mission Opéra Bastille), Massimo Bogianckino (administrateur général désigné de l’Opéra de Paris), Pierre Boulez, Louis Erlo (directeur de l’Opéra de Lyon), Maurice Fleuret (directeur de la Musique et de la Danse au ministère de la Culture), les architectes Mario Botta et Jean Nouvel, parmi d’autres. Suite à la première phase du concours, six projets sont soumis au président de la République : Dan Munteanu, Carlos Ott, Rocco S.K. Yim, Nicolas Hare, Christian de Portzamparc, et enfin Jean-Paul Viguier et Jean-François Jodry. Le jury se réunie du 26 juin au 2 juillet 1983 pour la sélection des projets vainqueurs. Le 3 septembre, François Mitterrand demande des compléments pour trois projets. Le projet de Carlos Ott est choisi le 17 novembre. La tradition veut que le président de la République ait choisi le projet de Carlos Ott en pensant qu’il s’agissait de celui de Richard Meier, dont il appréciait la signature architecturale. Le chantier de l’opéra débute en 1985. Des modifications du règlement d’urbanisme sont effectuées afin de permettre la réalisation du projet lauréat. La hauteur maximale du gabarit est fixée à 48 m., elle est atteinte sur le volume le plus haut de l’édifice. L’inauguration a lieu le 13 juillet 1989, pour le bicentenaire de la Révolution française, à la veille de grandes célébrations sur la place, soit près d’un an plus tard que les délais initialement prévus. La saison inaugurale de l’opéra devait également coïncider avec le programme d’une Exposition universelle à Paris, mais la tenue de cette manifestation internationale a finalement été annulée. Dès les premières années d’utilisation de l’édifice, des difficultés apparaissent en ce qui concerne le placage des façades. Suite à la chute d’une dalle de parement en 1990, l’Etat intente un procès pour malfaçon aux entrepreneurs qui avaient été chargés de ce poste. Les impératifs calendaires pour l’inauguration avait entraîné le collage des plaques de parement au lieu de leur rivetage. Entre 2007 et 2009, suite à la victoire de l’Etat dans ce contentieux, la restauration du parement en granit est réalisée et les filets de sécurité sont retirés. En 2016, une nouvelle salle modulable destinée aux répétitions est construite dans un espace prévu à cet effet mais qui n’avait pas encore été aménagé depuis la livraison de l’opéra.
Description
Le projet de Carlos Ott présente un plan dessinant un P, l’aile étant placée sur la rue de Lyon, et le volume elliptique faisant face à la place de la Bastille. L’imposante façade est en léger retrait, elle se distingue par un escalier monumental reliant l’espace public directement à l’étage du foyer. Pour des raisons d’accessibilité et de sécurité, cet escalier n’est malheureusement plus utilisé, ce qui modifie considérablement la perception d’approche en entrant dans l’édifice. Cet escalier est encadré par une porte rectangulaire qui vient rattraper, en front de voie public, l’échelle du bâtiment voisin dit « de la Tour d’argent ». Ce bâtiment de la fin du XVIIIe siècle, qui devait être préservé selon le premier projet présenté par Carlos Ott, a finalement été reconstruit en pastiche afin de reculer légèrement l’alignement et mieux l’inscrire dans l’entrée de la rue de Charenton, et de réorienter la façade davantage en continuité avec la ligne courbe dessinée par l’emprise de l’opéra lui-même. Le gros œuvre a été réalisé en béton armé. L’usage de charpentes métalliques avait été prohibé en raison des contraintes posées par ces structures en cas d’incendie. Ce matériau n’est cependant pas visible depuis l’extérieur. L’édifice présente une imbrication des volumes distincts (hémicycles, cubes, parallélépipèdes) correspondants aux différentes parties constituantes de ce programme. Les éléments sont également identifiables à leur couverture : les ateliers sont couverts de sheds alors que les salles et la grande scène de répétition sont coiffés par trois demicylindres. Ce morcellement en grands et petits volumes est destiné à limiter l’effet de masse de l’ensemble, cependant la composition comme le traitement des surfaces s’impose tout de même dans le paysage urbain. La lecture des fonctions depuis l’extérieur reste possible (demicylindres des salles de spectacles, cubes des cages de scène, façades plates des loges). Les matériaux accompagnent cette lecture, le verre notamment laisse respirer les espaces de circulations et les hautes élévations, le placage de granit contribue quant à lui au renforcement des surfaces planes. Il indique également au passant un édifice dans lequel la lumière ne pénètre pas totalement, la nécessité de contrôler précisément sa diffusion, et son absence total dans les volumes dédiés au déroulement des spectacles. L’édifice s’étend sur 90 000 m². La grande salle peut recevoir 2 700 places. Celle-ci bénéficie d’une acoustique naturelle dont la mise en œuvre a été particulièrement soignée et minutieusement pensée. Une salle de répétition et une salle modulable à caractère expérimental de 600 à 1 500 places complètent les espaces accessibles par le public depuis le foyer et les larges couloirs. Les arrière-scènes comprennent bien sûr d’imposants espaces de dégagement (hauts, bas, latéraux) permettant de manœuvrer les décors. Ces dégagements sont directement reliés à des magasins permettant de stocker les décors. Une Maison de l’Opéra, regroupant une bibliothèque, une discothèque, une vidéothèque, une salle de cinéma, des espaces de réunion, des salles d’exposition, est associée au programme de l’opéra lui-même. Le tout est accessible grâce à un parking de 1 000 places sur 30 000 m². L’ensemble est donc pensé comme une machine entièrement dédiée à l’art lyrique, ultrafonctionnelle, permettant la mise en scène de différents types de représentation. L’opéra Bastille renferme également tous les dispositifs nécessaires à la création de ces spectacles (ateliers de costume, serrurerie, menuiserie, sculpture, résine, peinture, accessoires, quincaillerie et réserves pour les dispositifs scéniques). Cette partie, qui se développe dans l’alignement de la rue de Lyon, est achevée en 1994. Les ateliers sont reliés à l’opéra par un couloir de 150 m. de long. Les dimensions de la circulation obligent à acheminer les plus grands décors en trois chariots. La façade des ateliers présente, en partie basse, une galerie longeant le trottoir et élargissant donc l’espace public. La présence de cette circulation couverte était initialement une réponse à une condition fixée au cahier des charges, puisqu’elle devait servir à prolonger la promenade plantée prévue sur l’ancien ferroduc jusqu’à la mettre en connexion avec la place de la Bastille. Finalement, cette promenade s’achève aujourd’hui avant la parcelle de l’opéra, et la galerie des ateliers a été récemment séparée de l’espace public par une clôture végétalisée. Dans le cadre du projet, le réaménagement de la section de la place de la Bastille dominant le bassin de l’Arsenal était également prévu. Cet espace devait pouvoir accueillir des spectacles en plein-air, et être architecturalement marqué par deux portes monumentales reprenant le motif encadrant le grand escalier de l’opéra. Ces aménagements figurant sur les premières esquisses n’ont pas été réalisés.
Église Saint-Eloi
Architecte : Leboucher Marc
Datation : 1968, 1969
Historique
L'église Saint-Éloi est construite de 1965 à 1968 par l'architecte Marc Leboucher, chargé depuis 1958 de l’opération de rénovation urbaine de l’îlot Saint-Éloi. A la demande des Chantiers du Cardinal. Il conçoit une église et un presbytère donnant sur une petite place d'un côté et un jardin de l'autre. L’ensemble constitue sa principale œuvre architecturale et urbanistique.
Description
L'église de plan trapézoïdal contient un niveau souterrain abritant crypte et salles de catéchisme. Dédié au saint patron des métallurgistes, le bâtiment est construit entièrement en métal. Il est édifié à partir d'une charpente en acier, avec des murs latéraux en tôle ondulée d'aluminium à l'extérieur et à l'intérieur, au-dessus d'un petit soubassement de brique. Ces parois sont percées de plaques de verre blanc alternant en quinconce avec les panneaux métalliques. Les lignes du bâtiment convergent vers l'espace du choeur, vers lequel le toit s'élève progressivement jusqu'à 17 mètres. L'autel, également en acier, est surélevé par cinq marches et est d'une grande sobriété comme l'ensemble du mobilier liturgique. La présence de l'église est seulement marquée par un signal en charpente métallique sur le toit, portant les cloches et surmonté d'une croix.
Source : https://data.culture.gouv.fr/explore/dataset/liste-des-edifices-labellises-architecture-contemporaine-remarquable-acr/ — Ministère de la Culture - Mérimée — Licence Ouverte v2.0
Tourisme
La commune compte 78 hebergements touristiques classes par Atout France (hotels, residences de tourisme, campings, auberges collectives). Ces etablissements respectent un referentiel national de qualite et sont repartis par niveau d'etoiles.
Repartition par typologie
- HÔTEL DE TOURISME 72
- RÉSIDENCE DE TOURISME 6
Repartition par classement
- 3 étoiles 46
- 4 étoiles 22
- 2 étoiles 9
- 1 étoile 1
Principaux etablissements
| Etablissement | Typologie | Classement | Capacite |
|---|---|---|---|
| 9 HÔTEL BASTILLE LYON | HÔTEL DE TOURISME | 3 étoiles | 88 pers. |
| APPART'CITY PARIS GARE DE LYON | RÉSIDENCE DE TOURISME | 4 étoiles | 234 pers. |
| BEST WESTERN HÔTEL ALLÉGRO PARIS NATION | HÔTEL DE TOURISME | 4 étoiles | 103 pers. |
| BEST WESTERN HÔTEL AURORE | HÔTEL DE TOURISME | 3 étoiles | 58 pers. |
| BEST WESTERN PLUS HÔTEL 61 PARIS NATION | HÔTEL DE TOURISME | 4 étoiles | 99 pers. |
| COLOR DESIGN HÔTEL | HÔTEL DE TOURISME | 3 étoiles | 94 pers. |
| GRAND HÔTEL DORÉ | HÔTEL DE TOURISME | 3 étoiles | 76 pers. |
| GRAND HÔTEL DU BEL AIR | HÔTEL DE TOURISME | 2 étoiles | 49 pers. |
| HOTEL CAMPANILE PARIS BERCY VILLAGE | HÔTEL DE TOURISME | 3 étoiles | 422 pers. |
| HOTEL CLARET | HÔTEL DE TOURISME | 3 étoiles | 104 pers. |
+ 68 autres etablissements non affiches.
Source : Atout France - Hebergements touristiques classes — Licence Ouverte 2.0
Curiosités & records
Source : OpenStreetMap — Overpass API (2026-03). Licence ODbL (Open Database License).