Classée FRR (FRR+)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Saint-Éloi.
Commune rurale de 2 296 habitants, Saint-Éloi conserve un tissu économique de proximité. Le niveau de vie médian s'y situe au-dessus de la moyenne nationale.
Seuls 15,3 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Nevers et Varennes-Vauzelles. Parmi les principaux employeurs figurent EUROSIT et BBF RESEAUX. Les ouvriers forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (38,8 % des emplois).
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Un projet a été subventionné par l'État pour 92 100 € d'aides d'investissement.
À Saint-Pierre-Le-Moûtier (23 km, 1 823 hab.), le revenu médian s'élève à 19 970 €
Le niveau de vie de Saint-Éloi, 25 080 € de médiane, cadre avec la moyenne nationale. Comparée à la médiane départementale (21 080 €), Saint-Éloi se situe environ 4 000 € au-dessus. La dispersion des revenus est contenue (rapport interdécile: 2,4), les 10 % les plus modestes touchant moins de 16 000 € et les 10 % les plus aisés plus de 38 840 €.
À 5,9 % de chômage et 71,0 % d'emploi, Saint-Éloi dispose d'un marché du travail mieux orienté que la médiane française, pour 1 025 actifs. Sur le versant socioprofessionnel, les ouvriers tiennent la première place (38,8 %).
Le maillage productif communal rassemble 167 unités Sirene en 2023, dans une logique tertiaire. Dans la ventilation par secteur, commerce, transports, hébergement et restauration pèse 23,4 % du stock d'établissements. En 2024, 18 établissements ont été créés, dans une trajectoire décennale à +32,5 % — une dynamique de création forte. Le tissu local compte parmi ses principaux employeurs EUROSIT et BBF RESEAUX.
Les finances locales paraissent bien orientées en 2024: 1 030 €/hab de recettes, 786 €/hab de dépenses et 244 €/hab d'épargne brute. La capacité de désendettement ressort à 3,0 années (courte), pour 498 €/hab de dépenses d'équipement. Un projet local a bénéficié de 92 100 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La pression fiscale communale sur le foncier bâti reste dans la moyenne française en 2024 (38,88 % de TFB globale). L'écart avec la médiane départementale — 43,72 % — est de -4,84 points, sur un taux communal pur de 36,00 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 28,00 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 22,15 %.
Le contexte régional pèse sur le profil économique — Saint-Éloi est dans la tradition viticole et agricole bourguignonne. L'ANCT classe Saint-Éloi à la fois dans le FRR (France Ruralités Revitalisation) et dans le dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR). Le nombre de navetteurs sortants — 781 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Côté social, 350 allocataires sont identifiés par la CAF, dont 80 foyers perçoivent le RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Ce graphique montre comment les revenus se répartissent dans la commune. Les déciles découpent la population en 10 tranches égales : D1 est le seuil en dessous duquel se situent les 10 % les plus modestes, D9 le seuil au-dessus duquel se situent les 10 % les plus aisés. La barre centrale (Q2) représente la médiane. Plus l'écart entre D1 et D9 est grand, plus les inégalités de revenus sont marquées.
Les déciles révèlent un écart de 2,4 entre les 10 % aux plus faibles revenus (16 000 €) et les 10 % les plus aisés (38 840 €), autour d'une médiane de 25 080 €.
Revenu médian selon l'âge de la personne de référence du ménage (le déclarant principal). La barre foncée représente la médiane (50 % gagnent plus, 50 % gagnent moins). La zone claire montre l'écart interquartile (Q1–Q3) : la fourchette dans laquelle se situent les 50 % de ménages « du milieu ».
Ce graphique compare les revenus selon l'âge du déclarant principal: la médiane communale s'établit à 25 080 €, mais l'écart interquartile s'élargit nettement aux âges intermédiaires.
Le revenu disponible moyen est ici éclaté par origine : traitements et salaires, revenus d'indépendants, retraites, fruits du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. La somme dépasse parfois 100 % car les impôts directs, retranchés à part, apparaissent comme un poste négatif.
À Saint-Éloi, les salaires et traitements pèsent 60,0 % du revenu disponible, les pensions et retraites 36,2 %, le patrimoine 7,7 % et les prestations sociales 3,4 %.
Comparaison du niveau de vie selon la composition du foyer. Les couples sans enfant ont généralement le niveau de vie le plus élevé (deux revenus, peu de charges), tandis que les familles monoparentales et les personnes seules sont souvent les plus fragiles. La barre foncée indique la médiane, la zone claire l'écart Q1–Q3.
La comparaison par type de ménage de Saint-Éloi situe la médiane communale à 25 080 €: les couples sans enfant sont généralement au-dessus, les familles monoparentales et personnes seules en dessous.
On passe ici d'un profil dominé par les prestations sociales chez les ménages les plus modestes (D1) à une structure tirée par les salaires et les revenus du patrimoine chez les plus aisés (D10). Symétriquement, la part négative des impôts directs progresse avec le décile.
La stratification par décile traduit la logique de redistribution: transferts visibles en bas, dominante salariale au milieu, effet patrimoine en haut de la distribution de Saint-Éloi.
Le statut résidentiel structure le niveau de vie : les propriétaires affichent le revenu médian le plus haut, le parc locatif privé occupe une position intermédiaire et le parc HLM rassemble les ménages les plus modestes. L'indice de Gini (entre 0 et 1) compare la concentration des revenus au sein de chaque groupe.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 21 510 € | 25 300 € | 31 050 € |
| Pensions, retraites et rentes | 20 250 € | 24 380 € | 29 270 € |
Le revenu déclaré totalise les ressources brutes signalées au fisc ; le revenu disponible tient compte de la redistribution (impôts directs déduits, prestations ajoutées). La différence donne une mesure pratique du « coup de pouce » net assuré par le système social-fiscal aux ménages locaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 20 060 € | 20 940 € |
| Médiane | 25 600 € | 25 080 € |
| 3e quartile (Q3) | 32 580 € | 31 020 € |
| Indice de Gini | 0,25 | 0,20 |
| Effet de la redistribution | -520 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
En croisant taux d'activité, taux d'emploi et taux de chômage par sexe et par âge, on isole les déséquilibres caractéristiques : chômage plus marqué chez les jeunes, taux d'emploi qui plafonne souvent dans les classes 25-54 ans, et retrait progressif après 55 ans.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 75,5 % | 71,0 % | 5,9 % |
| Hommes | 78,8 % | 75,0 % | 4,8 % |
| Femmes | 72,3 % | 67,2 % | 7,1 % |
| 15-24 ans | 47,4 % | 38,5 % | 18,9 % |
| 25-54 ans | 94,5 % | 90,6 % | 4,2 % |
| 55-64 ans | 51,9 % | 48,7 % | 6,1 % |
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
À Saint-Éloi, la répartition CSP place en tête les Ouvriers (38,8 %), indicateur du type d'activités implantées sur la commune.
Cette ventilation par grand secteur d'activité éclaire le poids relatif de l'agriculture, de l'industrie, de la construction, du commerce-transports-services et de l'administration-enseignement-santé. Les communes rurales sont souvent agricoles ; les villes moyennes, fréquemment tertiaires-publiques.
À Saint-Éloi, 42,8 % des postes relèvent du secteur Commerce, transports, services, qui structure le bassin d'emploi local.
Le trajet domicile-travail français reste très majoritairement automobile, surtout hors des grandes agglomérations. Les transports en commun progressent quand l'offre devient dense, et le vélo ou la marche apparaissent surtout pour des trajets courts dans les zones centrales.
Dominante: Voiture concentre 91,2 % des déplacements domicile-travail des actifs de Saint-Éloi.
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
À Saint-Éloi, CDI / Fonction publique concerne 88,3 % des salariés, repère utile pour apprécier la stabilité de l'emploi local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Champ retenu : population non scolarisée de 15 ans et plus, classée par diplôme maximal. Les étudiants et lycéens en cours d'études sont volontairement exclus pour ne pas biaiser la lecture. Le palier « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
Les personnes sans diplôme représentent 13,1 % de la population non scolarisée de Saint-Éloi.
Les courbes par sexe rendent visible un retournement historique. Dans les générations récentes, le niveau d'études moyen des femmes dépasse celui des hommes ; au-delà de 60 ans, le rapport reste à l'inverse au profit des hommes, reflet d'une scolarisation plus tardive des femmes.
La courbe par tranche d'âge dessine le parcours scolaire : quasi 100 % entre 6 et 14 ans, un palier élevé en maternelle et au lycée, puis une décrue progressive à partir de 18 ans. Un niveau soutenu chez les jeunes adultes reflète une commune accueillant des étudiants en cycle supérieur.
Le profil de scolarisation par âge de Saint-Éloi suit la norme française: quasi universelle de 6 à 14 ans, forte entre 15 et 17 ans, puis décroissante à partir de 18 ans en fonction de la présence d'une population étudiante.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Les 350 allocataires de Saint-Éloi bénéficient principalement des aides au logement (1) et de la prime d'activité (1), loin devant les minima sociaux.
La commune bénéficie de 2 dispositifs d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | EUROSIT | Industrie manufacturière (NAF 31.01Z) | 100 à 199 salariés |
| #2 | BBF RESEAUX | Construction (NAF 42.22Z) | 50 à 99 salariés |
| #3 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #4 | COMMAILLE | Commerce (NAF 46.72Z) | 20 à 49 salariés |
| #5 | COCELEC BATIMENT 58 | Commerce (NAF 46.74B) | 20 à 49 salariés |
| #6 | BRINK'S | Services administratifs et de soutien (NAF 80.10Z) | 20 à 49 salariés |
| #7 | EQIOM GRANULATS | Industries extractives (NAF 08.12Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | BERTRAND PUMA | Industrie manufacturière (NAF 28.93Z) | 20 à 49 salariés |
| #9 | SARL JEAN LUC LUTSEN | Construction (NAF 43.91B) | 20 à 49 salariés |
| #10 | AALBERTS HFC COMAP SA | Industrie manufacturière (NAF 22.23Z) | 20 à 49 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Amenagement de la rue des jeunes pousses | 526 500 € | 92 100 € | 17,5 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Le paysage entrepreneurial de Saint-Éloi se compose de 167 établissements, soit 7,3 pour 100 habitants. Avec 18 créations récentes, le taux de renouvellement atteint 10,8 %. La structure sectorielle fait ressortir Commerce, transports, hébergement et restauration (23 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (19 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0