Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Colomiers.
Colomiers rassemble 40 882 habitants dans un tissu économique aux contours variés. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Environ 37,0 % des actifs occupent un emploi dans la commune, les autres rejoignant principalement Toulouse et Blagnac. Parmi les principaux employeurs figurent MAIRIE et SOPRA STERIA GROUP.
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV). Un projet a été subventionné par l'État pour 305 798 € d'aides d'investissement. 1 tiers-lieu complète l'offre d'accueil économique locale.
23 690 €revenu médian+2% vs dept · +5% vs France
67,1 %Taux d'emploi-2% vs dept · -1% vs France
17,0 %Taux de pauvreté+0% vs dept · +6% vs France
À titre de comparaison : 19 240 € de revenu médian à Carcassonne, à 94 km
Le revenu médian communal — 23 690 € — s'aligne sur la moyenne nationale. Le repère départemental (23 290 €) reste comparable à la médiane de Colomiers. La distribution des revenus affiche une dispersion importante (D9/D1 = 3,5): le 1er décile se situe à 11 630 €, le 9e à 41 260 €.
À 12,6 % de chômage et 67,1 % d'emploi, le marché du travail est plus tendu que la moyenne, pour 20 196 actifs. Parmi les emplois de Colomiers, les professions intermédiaires concentrent 30,6 % des effectifs.
Le maillage productif local rassemble 3 455 unités en 2023, très marqué par le commerce et les services. Sur le plan sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration concentre 23,5 % des unités productives. Le rythme de création atteint 623 en 2024, en ligne avec une dynamique de création forte — stock total en +45,2 %. Le tissu local compte parmi ses principaux employeurs MAIRIE et SOPRA STERIA GROUP.
Les finances communales laissent en 2024 une marge de manœuvre resserrée (128 €/hab d'épargne brute, 509 €/hab de dette). Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 4,0 années de remboursement (courte); les dépenses d'équipement atteignent 193 €/hab. Un projet local a bénéficié de 305 798 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux global de taxe foncière bâtie (56,05 % en 2024) dépasse le repère national moyen. L'écart avec la médiane départementale — 50,86 % — est de +5,19 points, sur un taux communal pur de 41,75 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 39,55 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 29,30 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Colomiers est dans le tissu rural de l'Occitanie intérieure. La commune est couverte par le Quartier Prioritaire de la Ville (QPV), dispositif pris en compte dans certaines politiques publiques. Le nombre de navetteurs sortants — 11 134 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Sur le versant social, la CAF dénombre 8 735 allocataires, dont 1 230 foyers bénéficiaires du RSA.
Le saviez-vous ?
Colomiers est le ville moyenne ayant le taux de pauvreté le plus élevé du département Haute-Garonne. (sur 6 villes moyennes entre 20 000 et 50 000 habitants)
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
23 690 €Revenu médianLa moitié des habitants gagne plus, l'autre moitié gagne moins
16 944Ménages fiscauxFoyers soumis à l'impôt sur le revenu dans la commune
0,28Indice de GiniMesure les inégalités : 0 = égalité parfaite, 1 = inégalité maximale
17,0 %Taux de pauvretéPart de la population vivant avec moins de 60 % du revenu médian national (soit environ 13 000 €/an)
57 %Ménages imposésPart des ménages fiscaux soumis à l'impôt sur le revenu
Distribution des revenus (déciles)
Les déciles de revenu classent les ménages locaux en 10 paliers d'effectifs égaux. Sous le seuil D1 vivent les 10 % les plus modestes ; au-delà de D9, les 10 % les plus aisés. La médiane (Q2) sépare la population en deux moitiés équivalentes. L'écart entre ces seuils donne la mesure visuelle des inégalités locales.
La courbe des déciles place la médiane locale à 23 690 €, avec un rapport D9/D1 de 3,5 qualifiant une inégalité importante.
Revenus par tranche d'âge
Niveau de vie médian rapporté à l'âge du déclarant principal du foyer. Le trait foncé positionne la médiane de chaque tranche d'âge ; la bande pâle, plus large ou plus étroite, dessine l'écart interquartile Q1–Q3 où se regroupent la moitié centrale des ménages.
Les revenus médians par tranche d'âge de Colomiers se lisent autour de la médiane communale (23 690 €): les seniors sont souvent au-dessus (patrimoine, retraites stables), les moins de 30 ans en dessous (entrées en emploi, CDD).
Composition des revenus
Le revenu disponible moyen est ici éclaté par origine : traitements et salaires, revenus d'indépendants, retraites, fruits du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. La somme dépasse parfois 100 % car les impôts directs, retranchés à part, apparaissent comme un poste négatif.
Les salaires représentent 74,7 % du revenu disponible local et les pensions 22,9 %, signe d'un profil de Colomiers marqué par son équilibre démographique.
Revenus par type de ménage
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (23 690 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Taux de pauvreté par tranche d'âge
Le seuil de pauvreté monétaire retenu par l'INSEE correspond à 60 % du niveau de vie médian français (≈ 13 000 € annuels en 2021). Le graphique livre, pour chaque tranche d'âge, la part des ménages sous ce seuil ; la pointillée matérialise la moyenne communale. Jeunes adultes et 75 ans et plus ressortent fréquemment comme les plus exposés.
La pauvreté à Colomiers touche 17,0 % de la population en moyenne, avec des pics aux deux extrémités de la pyramide: entrées difficiles dans l'emploi, pensions modestes.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
On passe ici d'un profil dominé par les prestations sociales chez les ménages les plus modestes (D1) à une structure tirée par les salaires et les revenus du patrimoine chez les plus aisés (D10). Symétriquement, la part négative des impôts directs progresse avec le décile.
La stratification par décile traduit la logique de redistribution: transferts visibles en bas, dominante salariale au milieu, effet patrimoine en haut de la distribution de Colomiers.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
Le niveau de vie varie fortement selon que le ménage est propriétaire de son logement ou locataire. Les propriétaires ont généralement un revenu plus élevé, tandis que les locataires du parc social comptent parmi les ménages les plus modestes. L'indice de Gini mesure les inégalités internes à chaque groupe.
29 300 €PropriétairesGini : 0,23
17 510 €LocatairesGini : 0,26
14 700 €Locataires du parc socialGini : 0,21
21 520 €Locataires du parc privéGini : 0,26
Revenu médian par source de revenu
Comparaison des revenus médians perçus par les ménages selon la nature de la ressource principale. Les salaires et les pensions sont généralement les sources les plus stables, tandis que les revenus d'activités non salariées ou du patrimoine présentent une dispersion plus importante (écart Q1-Q3 plus large).
Source
1er quartile (Q1)
Médiane
3e quartile (Q3)
Salaires et traitements
18 050 €
24 990 €
32 870 €
Indemnités de chômage
10 230 €
12 970 €
16 340 €
Activités non salariées
15 120 €
26 960 €
40 260 €
Pensions, retraites et rentes
16 680 €
23 220 €
30 280 €
Revenus du patrimoine
14 630 €
31 200 €
62 600 €
Revenu déclaré négatif ou nul
8 360 €
10 220 €
12 300 €
Revenus déclarés vs disponibles
Le revenu déclaré totalise les ressources brutes signalées au fisc ; le revenu disponible tient compte de la redistribution (impôts directs déduits, prestations ajoutées). La différence donne une mesure pratique du « coup de pouce » net assuré par le système social-fiscal aux ménages locaux.
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Au sein des 15-64 ans, on distingue : la part qui travaille ou cherche un emploi (taux d'activité), celle qui occupe effectivement un poste (taux d'emploi), et la fraction d'actifs sans emploi en recherche (taux de chômage). Cette dernière, calculée au sens du recensement, peut différer des chiffres mensuels de France Travail.
67,1 %Taux d'emploiPart des 15-64 ans occupant un emploi
12,6 %Taux de chômagePart des actifs sans emploi (au sens du recensement)
76,8 %Taux d'activitéPart des 15-64 ans actifs (employés + chômeurs)
17 658Actifs occupésNombre de personnes en emploi
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
En croisant taux d'activité, taux d'emploi et taux de chômage par sexe et par âge, on isole les déséquilibres caractéristiques : chômage plus marqué chez les jeunes, taux d'emploi qui plafonne souvent dans les classes 25-54 ans, et retrait progressif après 55 ans.
Catégorie
Taux d'activité
Taux d'emploi
Taux de chômage
Ensemble
76,8 %
67,1 %
12,6 %
Hommes
79,8 %
71,0 %
11,1 %
Femmes
73,8 %
63,3 %
14,1 %
15-24 ans
44,4 %
34,3 %
22,9 %
25-54 ans
90,3 %
79,7 %
11,8 %
55-64 ans
63,5 %
58,0 %
8,7 %
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
À Colomiers, la répartition CSP place en tête les Professions intermédiaires (30,6 %), indicateur du type d'activités implantées sur la commune.
Emplois par secteur d'activité
Les 5 grands secteurs de l'économie. L'agriculture domine en milieu rural, tandis que le secteur administration, enseignement, santé est souvent le premier employeur des villes moyennes.
Sur les cinq grands secteurs suivis par l'INSEE, Commerce, transports, services concentre 60,3 % des emplois de Colomiers.
Modes de transport domicile-travail
Mode de déplacement principal utilisé par les actifs pour rejoindre leur lieu de travail. La voiture individuelle domine très largement la pratique française, particulièrement hors des grands centres urbains. Les transports collectifs et la marche ou vélo gagnent du terrain dans les zones denses.
Le graphique des modes révèle la prééminence de Voiture (76,4 %) — un indicateur clé de l'offre de mobilité disponible de Colomiers.
Types de contrats de travail
Décomposition des emplois salariés par nature de contrat. Le CDI et les postes de la fonction publique assurent l'essentiel du socle stable ; les CDD, l'intérim, l'apprentissage et les stages apportent une part de flexibilité variable selon les bassins d'emploi.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (85,0 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Pour mesurer le capital scolaire local, on retient le diplôme le plus élevé déclaré par chaque résident. Le champ d'observation couvre la population non scolarisée à partir de 15 ans ; les jeunes encore en formation sont écartés. La catégorie « Sans diplôme » englobe également les titulaires du seul CEP.
Répartition par niveau de diplôme
Du sans-diplôme aux titulaires de bac+5 et plus, le graphique reflète le capital scolaire local. Les communes très dotées en diplômés du supérieur long correspondent souvent à des espaces tertiarisés ou universitaires ; à l'inverse, le poids des CAP-BEP caractérise les territoires ouvriers ou artisanaux.
Les personnes sans diplôme représentent 15,7 % de la population non scolarisée de Colomiers.
Niveau de diplôme par sexe
Le différentiel femmes-hommes en matière de diplôme s'est largement inversé sur trois décennies. Chez les jeunes adultes, le capital scolaire féminin dépasse désormais le masculin en moyenne nationale ; chez les plus de 60 ans, l'écart est encore favorable aux hommes.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Le graphique reporte, pour chaque classe d'âge, la proportion de personnes encore inscrites dans un cycle d'études. La scolarisation est mécaniquement totale de 6 à 14 ans (obligation légale), reste très élevée en maternelle et au lycée, puis s'effrite à mesure que les jeunes basculent vers l'emploi. Un fort taux chez les 18-24 ans trahit une présence étudiante notable.
La courbe par âge de Colomiers permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
QPV
2 quartiers prioritaires
Politique de la Ville 2024
La commune accueille des quartiers prioritaires de la politique de la ville : territoires ciblés pour leur concentration de pauvreté, bénéficiant d'aides renforcées (éducation, emploi, rénovation urbaine, exonérations commerce).
Grand Val d'Aran-en-Jacca
Le Seycheron
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante
(source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées
(artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
#
Établissement
Activité
Tranche d'effectif
#1
MAIRIE
Administration publique (NAF 84.11Z)
1 000 à 1 999 salariés
#2
SOPRA STERIA GROUP
Information et communication (NAF 62.02A)
1 000 à 1 999 salariés
#3
AIRBUS ATLANTIC
Activités spécialisées, scientifiques et techniques (NAF 71.12B)
1 000 à 1 999 salariés
#4
SOPRA STERIA I2S
Information et communication (NAF 62.02A)
500 à 999 salariés
#5
CENTRE ASEI CAMADOC - SITE CAMINADE
Santé humaine et action sociale (NAF 88.10C)
250 à 499 salariés
#6
ESAT YMCA COLOMIERS
Santé humaine et action sociale (NAF 88.10C)
250 à 499 salariés
#7
COLLINS AEROSPACE
Industrie manufacturière (NAF 30.30Z)
250 à 499 salariés
#8
SCE DEPARTEMENTAL INCENDIE ET SECOURS
Administration publique (NAF 84.25Z)
250 à 499 salariés
#9
ACTIA AUTOMOTIVE
Industrie manufacturière (NAF 26.51B)
250 à 499 salariés
#10
SAFRAN NACELLES
Industrie manufacturière (NAF 30.30Z)
250 à 499 salariés
340 établissements de 10 salariés et plus
répertoriés sur la commune au total.
Source : INSEE, base Sirene (Licence Ouverte Etalab).
Soit 8,32 établissements de 10 salariés et plus pour 1 000 habitants
(moyenne Haute-Garonne : 6,43 · moyenne France : 6,21).
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
305 798 €
Subventions 2024 ?
Soit 7,5 € par habitant
(contre 19,7 €/hab. en moyenne dans l'Haute-Garonne · 32,6 €/hab. en France)
1
Projets finances 2024 ?
1 528 991 €
Cout HT total 2024 ?
Projets finances en 2024
Dispositif
Projet
Cout HT
Subvention
Taux
DSIL
Construction de la maison des transitions ecologiques
1 528 991 €
305 798 €
20,0 %
Total 2023-2024 : 305 798 € de subventions sur 1 projet.
1 tiers-lieu recense a Colomiers. Les tiers-lieux (coworking, fablabs, espaces culturels) sont des lieux hybrides qui renforcent l'attractivite economique locale.
Colomiers héberge 3 455 établissements, soit 8,5 pour 100 habitants (-18 % vs médiane départementale). On dénombre 623 créations récentes, soit 18,0 % du parc existant. L'économie locale est portée par Commerce, transports, hébergement et restauration (24 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (21 %).
3 455établissements actifs
623Créations en 2024
18,0 %Taux de création
813
Commerce, transports, hébergement et restauration
Le top 3 des secteurs: Commerce, transports, hébergement et restauration (813), Activités scientifiques, techniques, services administratifs (719) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (630), reflet de la spécialisation économique locale.
Le tissu passe de 2 379 unités (2014) à 3 455 (2023), porté par 623 créations sur la dernière année documentée.