Classée FRR (bénéficiaire)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Niveau de vie et emploi à Luyères : revenu médian 25 220 €/an, chômage 8,7 %. Revenus, pauvreté, catégories socioprofessionnelles, diplômes et navettes domicile-travail.
Données Filosofi 2021 — le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Deux notions sont confrontées ici. Le revenu déclaré correspond aux montants bruts inscrits par les ménages avant impôt et avant transferts sociaux. Le revenu disponible, lui, intègre la redistribution : impôts directs retirés et prestations sociales ajoutées. L'écart entre les deux chiffre l'effet correcteur du système fiscalo-social local.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| Médiane | 24 880 € | 25 220 € |
| Effet de la redistribution | +340 € sur la médiane | |
Commune voisine de taille comparable, Bouranton (7 km) affiche 23 970 €
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
Cette ventilation par sexe et par âge met en évidence des écarts récurrents. Le taux de chômage atteint typiquement ses plus hauts niveaux chez les 15-24 ans (parcours encore en formation), et tend à se résorber à mesure que l'on monte dans les tranches d'âge actives.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 74,3 % | 67,8 % | 8,7 % |
| Hommes | 76,9 % | 71,6 % | 6,8 % |
| Femmes | 71,9 % | 64,3 % | 10,6 % |
| 15-24 ans | 32,1 % | 27,7 % | 13,5 % |
| 25-54 ans | 96,5 % | 89,1 % | 7,7 % |
| 55-64 ans | 41,8 % | 36,6 % | 12,5 % |
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
Les Professions intermédiaires concentrent 40,9 % des emplois situés à Luyères: l'équilibre des CSP traduit la spécialisation économique du tissu local.
| Catégorie socioprofessionnelle | Emplois | Part |
|---|---|---|
| Agriculteurs exploitants | 0 | 0,0 % |
| Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | 11 | 17,3 % |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 5 | 8,5 % |
| Professions intermédiaires | 25 | 40,9 % |
| Employés | 10 | 16,2 % |
| Ouvriers | 10 | 17,1 % |
Découpage des emplois locaux entre les cinq grandes branches INSEE : agriculture, industrie, construction, commerce / transports / services divers, et administration-enseignement-santé-social. En milieu rural, l'agriculture pèse souvent le plus ; ailleurs, c'est fréquemment le secteur administration-éducation-santé.
La spécialisation économique de Luyères se lit d'un coup d'œil: Commerce, transports, services rassemble 42,5 % de l'emploi total.
| Secteur d'activité | Emplois | Part |
|---|---|---|
| Agriculture | 5 | 7,6 % |
| Industrie | 11 | 17,3 % |
| Construction | 5 | 8,2 % |
| Commerce, transports, services | 26 | 42,5 % |
| Administration, enseignement, santé, action sociale | 15 | 24,3 % |
On observe ici la répartition des actifs selon leur mode principal de déplacement pour aller travailler. L'automobile capte généralement l'essentiel des parts, sa dominance étant d'autant plus marquée en territoire peu dense ; les modes collectifs ou actifs s'imposent dans les grandes villes.
Dominante: Voiture concentre 90,6 % des déplacements domicile-travail des actifs de Luyères.
| Mode de transport | Actifs | Part |
|---|---|---|
| Pas de transport | 13 | 6,8 % |
| Marche à pied | 3 | 1,6 % |
| Vélo | 1 | 0,5 % |
| Deux-roues motorisé | 0 | 0,0 % |
| Voiture | 174 | 90,6 % |
| Transports en commun | 1 | 0,5 % |
Décomposition des emplois salariés par nature de contrat. Le CDI et les postes de la fonction publique assurent l'essentiel du socle stable ; les CDD, l'intérim, l'apprentissage et les stages apportent une part de flexibilité variable selon les bassins d'emploi.
Première forme contractuelle: CDI / Fonction publique regroupe 88,6 % des salariés de Luyères, devant les autres statuts.
| Type de contrat | Actifs | Part |
|---|---|---|
| CDI / Fonction publique | 147 | 88,6 % |
| CDD | 10 | 6,1 % |
| Intérim | 1 | 0,6 % |
| Apprentissage / Stage | 8 | 4,7 % |
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
En lisant la pyramide des diplômes du plus bas (sans diplôme) au plus haut (bac+5), on identifie le profil scolaire de la commune. Bac+5 et plus nombreux : présence importante de cadres et de professions intellectuelles. CAP-BEP dominants : ancrage ouvrier ou artisanal classique.
Les personnes sans diplôme représentent 18,4 % de la population non scolarisée de Luyères.
| Niveau de diplôme | Personnes (15 ans et +) | Part |
|---|---|---|
| Sans diplôme ou CEP | 64 | 18,4 % |
| BEPC, brevet, DNB | 14 | 4,1 % |
| CAP, BEP ou équivalent | 110 | 31,7 % |
| Baccalauréat | 64 | 18,6 % |
| Bac +2 (BTS, DUT...) | 42 | 12,2 % |
| Bac +3 ou +4 (Licence, Master 1...) | 35 | 10,1 % |
| Bac +5 ou plus (Master, Doctorat, Ingénieur...) | 17 | 4,9 % |
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
| Niveau de diplôme | Hommes | Femmes |
|---|---|---|
| Sans diplôme ou CEP | 14,1 % | 22,6 % |
| BEPC, brevet, DNB | 3,5 % | 4,8 % |
| CAP, BEP ou équivalent | 39,2 % | 24,2 % |
| Baccalauréat | 20,2 % | 16,9 % |
| Bac +2 (BTS, DUT...) | 8,1 % | 16,3 % |
| Bac +3 ou +4 (Licence, Master 1...) | 9,2 % | 11,1 % |
| Bac +5 ou plus (Master, Doctorat, Ingénieur...) | 5,8 % | 4,1 % |
Lecture par cohorte d'âge : la part en scolarité atteint son maximum entre 6 et 14 ans (instruction obligatoire), demeure élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis recule régulièrement à partir de 18 ans. Un palier soutenu chez les 18-24 ans signale la présence d'une population étudiante.
Le graphique montre la bascule progressive entre scolarité obligatoire et entrée dans la vie active de Luyères, avec un palier caractéristique chez les 18-24 ans.
| Tranche d'âge | Population | Scolarisés | Taux |
|---|---|---|---|
| 2-5 ans | 15 | 12 | 79,8 % |
| 6-10 ans | 25 | 24 | 96,1 % |
| 11-14 ans | 24 | 24 | 100,0 % |
| 15-17 ans | 23 | 23 | 100,0 % |
| 18-24 ans | 24 | 13 | 53,9 % |
| 25-29 ans | 15 | 1 | 6,7 % |
Parmi les 45 foyers allocataires de Luyères, 1 perçoivent une aide au logement, 1 la prime d'activité et 1 le RSA — la hiérarchie des prestations éclaire le profil social local.
| Type d'allocataire | Allocataires |
|---|---|
| RSA | 1 |
| Prime d'activité | 1 |
| Aides au logement | 1 |
| Allocations familiales | 1 |
| Minima sociaux | 1 |
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Programme pour les communes rurales de moins de 3 500 habitants, avec l'appui d'un chef de projet pour concretiser des projets locaux.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Luyères (466 habitants) s'inscrit parmi les communes rurales bénéficiant de programmes nationaux visant à renforcer leur attractivité. Le niveau de vie médian s'y situe au-dessus de la moyenne nationale.
Seuls 16,3 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Troyes et La Chapelle-Saint-Luc. Parmi les principaux employeurs figurent SOUFFLET AGRICULTURE. Les professions intermédiaires forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (40,9 % des emplois).
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Elle bénéficie du programme national Villages d'Avenir. Un projet a été subventionné par l'État pour 9 885 € d'aides d'investissement.
Le revenu médian communal (25 220 €) se tient dans la moyenne française selon Filosofi. Face à la médiane dans l'Aube, fixée à 21 440 €, le revenu médian communal lui est supérieur de près de 3 780 €.
Parmi les 206 actifs recensés, le chômage (8,7 %) et le taux d'emploi (67,8 %) se situent dans la norme française. Les professions intermédiaires (40,9 %) devancent les Artisans, commerçants, chefs d'entreprise (17,3 %) dans la répartition des emplois occupés.
Le tissu économique local compte 35 établissements actifs en 2023, à dominante tertiaire. Le secteur de industrie domine le tissu avec 17,1 % des unités. Le stock d'établissements a évolué de +45,8 % sur la décennie, avec 5 créations enregistrées en 2024 (une dynamique de création forte). Un des premiers employeurs recensés est SOUFFLET AGRICULTURE.
La marge budgétaire est réduite en 2024: 1 401 €/hab de dépenses quasi-identiques aux 1 115 €/hab de recettes. Les dépenses d'équipement atteignent 108 € par habitant. Un projet local a bénéficié de 9 885 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Avec 39,49 % de taxe foncière bâtie en 2024, Luyères s'aligne sur les moyennes françaises. Rapport au repère départemental (45,67 % de TFB), Luyères affiche -6,18 points d'écart, avec un taux communal de 29,79 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 19,00 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 27,58 %.
À l'échelle régionale, Luyères est une commune de Champagne-Ardenne historique, donnée structurante pour la lecture économique. Au titre des zonages, Luyères est concernée par le FRR (France Ruralités Revitalisation) et le Zone de Revitalisation Rurale (ZRR). Quelque 157 actifs sortent travailler hors des limites communales selon les données MOBPRO de l'INSEE. La CAF identifie 45 allocataires sur le territoire communal.