Avec 26 monuments historiques, Paris 13e figure parmi les communes à la plus forte densité patrimoniale du secteur. Le registre fait état de 4 classés et 20 inscrits. Les périodes les mieux représentées dans le patrimoine bâti protégé sont les 2e quart 20e siècle et 1er quart 20e siècle. Le patrimoine communal intègre également 13 édifices labellisés Architecture Contemporaine Remarquable.
La base Atout France recense 57 hébergements classés sur le territoire du 13e arrondissement de Paris. 12 hébergements haut de gamme (4★ ou 5★) figurent dans le parc.
Patrimoine et paysage se lisent dans leur cadre régional — Paris 13e est au cœur de l'agglomération francilienne dense. Le cadre physique — Paris 13e est à basse altitude (40 m), dans un relief de plaine — nourrit les formes paysagères et bâties locales.
- Monuments historiques 26
- Édifices ACR 13
Monuments historiques
26 monuments classés ou inscrits
magasin de commerce
Description
Le monument « Boulangerie » relève des monuments historiques.
La description le classe sous « magasin de commerce », au sein du domaine « architecture commerciale ».
Datation mentionnée : 2e quart 20e siècle.
L’historique fourni indique : Magasin décoré entre 1927 et 1937 par l'atelier de Benoist et Fils et par Albert Raybaud..
Description complémentaire de la fiche : La devanture et le décor intérieur.
Auteur ou architecte mentionné : RAYBAUD Albert (décorateur);BENOIST et Fils (décorateur).
Adresse mentionnée : 34 avenue de Choisy.
carrière
Description
Le monument « Carrière des Capucins » relève des monuments historiques.
La fiche le présente comme « carrière », dans le domaine « architecture industrielle ».
La fiche précise notamment : Voir : Paris 14 - Hôpital Cochin.
grand ensemble
Description
Le monument « Cité fleurie » relève des monuments historiques.
La fiche le présente comme « grand ensemble », dans le domaine « architecture de culture, recherche, sport ou loisir ».
La période indiquée est la suivante : 4e quart 19e siècle.
L’historique fourni indique : Ensemble d'ateliers d'artistes construit entre 1878 et 1888, avec les matériaux du pavillon de l'alimentation conçu par Hunebelle pour l'Exposition Universelle de 1878. Abrite toujours exclusivement des artistes..
Éléments décrits : Façades et toitures de la cité, ainsi que le sol de la parcelle.
Adresse de référence : 61-67 boulevard Arago.
établissement de bienfaisance
Description
Le monument « Cité-refuge de l'Armée du Salut » relève des monuments historiques.
La fiche le présente comme « établissement de bienfaisance », dans le domaine « architecture administrative ».
Datation mentionnée : 2e quart 20e siècle.
Éléments historiques signalés : Edifice destiné à abriter les services généraux sociaux de l'Armée du Salut et un centre d'hébergement pour 500 personnes nécessiteuses. Il est construit à partir de 1930 par Le Corbusier et son cousin Pierre Jeanneret, et inauguré par le Président Albert Lebrun le 7 décembre 1933 sous le nom de "Refuge Singer-Polignac", en hommage à la princesse Edmond de Polignac, née Singer, bienfaitrice de l'oeuvre et qui avait imposé l'architecte. Premier bâtiment important de Le Corbusier à Paris, il exprime ses idées en matière d'habitat social. Sur l'ossature dalles-poteaux en béton armé, la façade sud présente un mur rideau de verre de mille mètres carrés. En 1952, la défaillance du système de climatisation du bâtiment entraîne le remplacement de la façade par des baies ouvrantes, placées derrière un jeu de brise-soleil polychromes..
La fiche précise notamment : Façades et couvertures, hall et escaliers.
La fiche attribue l’œuvre à : Jeanneret Charles-Edouard;dit Le Corbusier (architecte);Jeanneret Pierre (architecte).
Localisation indiquée : 12 rue Cantagrel.
gare
Description
« Gare d'Austerlitz » figure parmi les monuments historiques.
La description le classe sous « gare », au sein du domaine « génie civil ».
La fiche le rattache à la période : 3e quart 19e siècle.
Sur le plan historique, la fiche mentionne : Premier embarcadère construit entre 1838 et 1840 par l'architecte F. Gallet et l'ingénieur Jullien. Gare démolie et reconstruite de 1862 à 1869 sur de plus vastes proportions par l'architecte Renaud (élève de Vaudoyer) et l'ingénieur Sevene. Avant-corps central décoré de deux figures monumentales réalisées par le sculpteur Elias Robert : l'Agriculture et l'Industrie. Halle métallique conçue selon le système de Polonceau, plus vaste que celles des gares Saint-Lazare ou du Nord et réalisée par les usines Schneider du Creusot..
Éléments décrits : Façades et toitures du bâtiment "départ" avec sa marquise, ainsi que son aile en retour ouest ; grande halle ; les deux pignons des sorties côté arrivée et côté départ du métro.
Nom d’auteur indiqué : Renaud Paul Louis (architecte);Sevene Charles (ingénieur);Robert Elias (sculpteur).
Localisation indiquée : 1-11bis et 19-27 boulevard de l'Hôpital ; 1-3 place Valhubert.
groupe scolaire
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Groupe scolaire », appartient au corpus des monuments historiques.
La description le classe sous « groupe scolaire », au sein du domaine « architecture scolaire ».
Datation mentionnée : 2e quart 20e siècle.
L’historique fourni indique : Groupe scolaire construit de 1932 à 1934 par l'architecte Roger-Henri Expert. Il comprenait une école de garçons, une école de filles et une maternelle. Système constructif composé de piles de béton avec allèges portantes. Décor intérieur remarquable par ses ferronneries, les éléments de clôture, les sols de grès cérame polychrome, les peintures à fresque des préaux..
La fiche précise notamment : Groupe scolaire.
Nom d’auteur indiqué : EXPERT Roger Henri (architecte).
Adresse mentionnée : 10 rue Küss.
hangar
Description
Le monument « Halle des messageries de la Gare d'Austerlitz » relève des monuments historiques.
La description le classe sous « hangar », au sein du domaine « génie civil ».
La fiche le rattache à la période : 2e quart 20e siècle.
Éléments historiques signalés : Cette halle fut conçue par Eugène Freyssinet en 1927. Il s'agit d'une construction en béton vibré précontraint. Elle se compose de trois vaisseaux parallèles voûtés bordés d'auvents. Des verrières zénitales assurent une grande luminosité à l'intérieur de l'édifice. Ce bâtiment constitue un jalon essentiel dans l'oeuvre de Freyssinet..
Description complémentaire de la fiche : La halle des anciennes messageries en totalité, à l'exclusion du bâtiment de bureaux situé au nord-ouest.
La fiche attribue l’œuvre à : Freyssinet Eugène (ingénieur).
Adresse de référence : 55A boulevard Vincent-Auriol ; 92-102 rue du Chevaleret.
hôpital
Description
Hôpital de la Salpêtrière est un monument historique.
La description le classe sous « hôpital », au sein du domaine « architecture administrative ».
Datation mentionnée : 17e siècle.
Éléments décrits : Chapelle ; façades et toitures des bâtiment suivants : pavillon d'entrée, bâtiments Hemey, Jacquart, Lassey, Mazarin, Montyon, ancienne Force, lingerie, pharmacie, bâtiment des Archers, pavillon Chaslin, pavillon de la prothèse dentaire de la section Pinel.
Localisation indiquée : 47 boulevard de l'Hôpital.
ilôt
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Ilôt de la Reine Blanche », appartient au corpus des monuments historiques.
La description le classe sous « ilôt », au sein du domaine « architecture domestique ».
La fiche le rattache à la période : 2e moitié 15e siècle;16e siècle;17e siècle;18e siècle.
Éléments historiques signalés : Ilôt lié à l'histoire de la manufacture de draps et de teinture installée au début du 16e siècle par la famille Gobelin : le sol de la parcelle recèle de nombreux vestiges des anciens ateliers de teinturiers le long de la Bièvre. Recouvrement de la Bièvre en 1912. Ancien mur d'enceinte du 13e siècle visible à l'intérieur du 12, rue Berbier-du-Mets. Maison de la Reine Blanche et immeuble 19 rue des Gobelins construits à la fin du 15e siècle. Immeuble en retour de la maison de la Reine Blanche du 17e siècle..
Description complémentaire de la fiche : La Maison de la Reine Blanche, y compris la galerie d'entrée.
Localisation indiquée : 12 à 18 rue Berbier-du-Mets ; 17, 19 rue des Gobelins ; 4 à 40 rue Gustave-Geffroy.
institut
Description
Le monument « Institut dentaire George Eastman » relève des monuments historiques.
La description le classe sous « institut », au sein du domaine « architecture hospitalière ou d'assistance ou de protection sociale ».
Description complémentaire de la fiche : En totalité, l’institut dentaire George Eastman, y compris la terrasse et l’escalier qui lui sont liés, ainsi que le terrain sur lequel il est bâti et la clôture qui l’entoure, tels que délimités en rouge sur le plan annexé à l’arrêté.
Adresse mentionnée : 7 à 15 rue George Eastman.
maison
Description
« Maison » figure parmi les monuments historiques.
La fiche le présente comme « maison », dans le domaine « architecture domestique ».
La fiche le rattache à la période : 17e siècle.
Éléments décrits : La rampe d'escalier du 17e siècle en bois.
Adresse mentionnée : 3 rue des Gobelins.
maison
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Maison Planeix », appartient au corpus des monuments historiques.
La description le classe sous « maison », au sein du domaine « architecture domestique ».
Datation mentionnée : 2e quart 20e siècle.
L’historique fourni indique : Modeste villa-atelier construite de 1925 à 1928 par Le Corbusier et son cousin Pierre Jeanneret pour Antonin Planeix, sculpteur de monuments funéraires et peintre amateur. Au cours de la longue élaboration de l'édifice, le rez-de-chaussée, conçu à l'origine de plan libre, est finalement aménagé pour abriter deux ateliers d'artistes et un garage..
Description complémentaire de la fiche : Façades et toitures.
La fiche attribue l’œuvre à : Jeanneret Charles-Edouard;dit Le Corbusier (architecte);Jeanneret Pierre (architecte).
Adresse mentionnée : 24bis à 26bis boulevard Masséna.
usine textile
Description
« Manufacture nationale des Gobelins » figure parmi les monuments historiques.
La description le classe sous « usine textile », au sein du domaine « architecture industrielle ».
La fiche le rattache à la période : 2e moitié 17e siècle;18e siècle;3e quart 19e siècle;1er quart 20e siècle.
Sur le plan historique, la fiche mentionne : Créée sur les rives de la Bièvre en 1662 par Colbert, la manufacture des Gobelins regroupe aujourd'hui trois établissements distincts : la manufacture de tapisserie de haute lisse des Gobelins, la manufacture de tapis de la Savonnerie et la manufacture de tapisseries de basse lisse de Beauvais. La chapelle, construite par Jacques V Gabriel, date de 1723 (actuellement désaffectée). En 1870, de nouvelles constructions sont réalisées par l'architecte François Chabrol et, après l'incendie provoqué par les Communards, les architectes Camille-Jean Formigé et Léon Jaussely réalisent en 1912 le bâtiment du musée qui borde l'avenue. Les cariatides en façade de cet édifice sont dues à Jean-Antoine Injalbert, le haut-relief qui les surmonte étant signé de Paul Landowski. L'ensemble du site, lié aux politiques artistiques et économiques de Louis XIV, a conservé son calme et sa cohérence interne. La statue de Colbert est due à Jean-Paul Aube (1894) et celle de Charles Le Brun, premier directeur de la manufacture de 1663 à 1690, à Henri Cordier (1904)..
La fiche précise notamment : Manufacture, ainsi que les sols correspondants.
La fiche attribue l’œuvre à : Gabriel Jacques V (architecte);Chabrol François (architecte);Formigé Camille-Jean (architecte);Jaussely Léon (architecte);Cordier Henri (sculpteur);Aube Jean-Paul (sculpteur);Injalbert Jean-Antoine (sculpteur);Landowski Paul (sculpteur).
Localisation indiquée : 42 avenue des Gobelins ; 6, 8, 10 rue Berbier-du-Mets ; 2 rue Croulebarbe.
immeuble
Description
« Mobilier National » figure parmi les monuments historiques.
Il est rattaché à la dénomination « immeuble » et au domaine « architecture domestique ».
La fiche le rattache à la période : 2e quart 20e siècle.
Éléments historiques signalés : Edifice construit de 1935 à 1937 à l'emplacement des jardins potagers de la manufacture des Gobelins par les frères Auguste et Gustave Perret. Destiné à servir de garde-meuble pour le Mobilier national, le bâtiment exprime les idées d'Auguste Perret sur le "modernisme classique". La disposition symétrique des corps de bâtiment autour d'une cour carrée précédée d'une colonnade illustre le parti classique ; le modernisme se retrouve dans le fonctionnalisme rationnel des espaces de restauration et d'entreposage, dotés d'un éclairage zénithal, et dans l'usage du béton armé, dont le sablage sur les façades extérieures laisse apparaître des éclats de grès rose..
Description complémentaire de la fiche : Les façades et les toitures.
La fiche attribue l’œuvre à : Perret Auguste (architecte);Perret Gustave (architecte).
Adresse de référence : 1 rue Berbier-du-Mets.
station de métro
Description
« Métropolitain, station Campo-Formio » figure parmi les monuments historiques.
La fiche le présente comme « station de métro », dans le domaine « génie civil ».
Datation mentionnée : 1er quart 20e siècle.
L’historique fourni indique : Accès à la station du métro, dessiné en 1900 par l'architecte Hector Guimard pour la Compagnie générale du Métropolitain de Paris. La station est située sur la ligne 5 du métro, inaugurée en 1906. L'arrêté de protection porte sur l'ensemble des réalisations subsistantes de Guimard pour le métro..
Éléments décrits : Entourage de l'accès situé boulevard de l'Hôpital, face au n°108 (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale AU 28).
Auteur ou architecte mentionné : GUIMARD Hector (architecte).
Adresse de référence : boulevard de l'Hôpital.
station de métro
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Métropolitain, station Place d'Italie », appartient au corpus des monuments historiques.
Il est rattaché à la dénomination « station de métro » et au domaine « génie civil ».
La fiche le rattache à la période : 1er quart 20e siècle.
Éléments historiques signalés : Accès à la station du métro, dessiné en 1900 par l'architecte Hector Guimard pour la Compagnie générale du Métropolitain de Paris. La station est située sur la ligne 5 du métro, inaugurée en 1906. L'arrêté de protection porte sur l'ensemble des réalisations subsistantes de Guimard pour le métro..
Description complémentaire de la fiche : Entourage de l'accès situé place d'Italie, face au n°24 (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale EA 82) ; entourage de l'accès situé place d'Italie, face au n°12 bis (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale EB 56).
Nom d’auteur indiqué : GUIMARD Hector (architecte).
Adresse de référence : place d'Italie.
station de métro
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Métropolitain, station Saint-Marcel », appartient au corpus des monuments historiques.
Il est rattaché à la dénomination « station de métro » et au domaine « génie civil ».
Datation mentionnée : 1er quart 20e siècle.
Éléments historiques signalés : Accès à la station du métro, dessiné en 1900 par l'architecte Hector Guimard pour la Compagnie générale du Métropolitain de Paris. La station est située sur la ligne 5 du métro, inaugurée en 1906. L'arrêté de protection porte sur l'ensemble des réalisations subsistantes de Guimard pour le métro..
La fiche précise notamment : Entourage de l'accès situé boulevard de l'Hôpital, face au n°85, face à l'entrée Hôpital La Pitié-Salpêtrière (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale AM 2).
La fiche attribue l’œuvre à : GUIMARD Hector (architecte).
Adresse de référence : boulevard de l'Hôpital.
hôtel particulier
Description
Le monument « Pavillon Jean de Julienne » relève des monuments historiques.
La description le classe sous « hôtel particulier », au sein du domaine « architecture domestique ».
Datation mentionnée : 18e siècle.
L’historique fourni indique : Ce pavillon a été construit en 1735 pour Jean de Julienne (ou Jullienne), mécène, collectionneur, et directeur d’une manufacture de draps située entre deux bras de la Bièvre, tout près de la manufacture des Gobelins (quartier Saint-Marcel). L’ancien lit du bras Est est devenu ruelle des Gobelins puis rue Berbier du Mets. Il s’agit d’un petit édifice de plan rectangulaire, doté d’un rez-de-chaussée et d’un étage sous-combles, couvert par un toit à pans coupés percé de lucarnes. De riches ornements surmontaient les baies du rez-de- chaussée : mascarons, guirlandes, consoles à volutes ornées. Le pavillon fait l’objet de relevés (Henri Nodet en 1900, musée Carnavalet), de photographies (Eugène Atget, musée Carnavalet), et s’abîme progressivement, malgré la pose d’un auvent dans les années 1930 pour protéger les murs. Au moment de son inscription sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, le 27 mai 1964, il n’a plus sa toiture, ses sculptures sont dégradées et il est enterré par rehaussement du sol sur près de deux mètres. La même année, il est projeté de construire des Nouvelles manufactures des Gobelins, au nord du Mobilier national des frères Perret. Le projet est confié à l’architecte Louis Blanchet, et nécessite le déplacement du pavillon de Julienne. L’architecte en chef des monuments historiques précise que « le nouvel alignement prévu au projet ne permet pas de maintenir ces vestiges à leur emplacement ». Seules les deux façades sculptées doivent être préservées, l'architecte en chef des monuments historiques et l’architecte des Nouvelles manufactures proposant un déplacement par blocs de plusieurs pierres (le démontage pierre par pierre est jugé impossible à cause de l’état des pierres) et une incorporation au nouveau bâtiment, sous une galerie. Finalement, cette intégration n’a jamais été réalisée, et le bâtiment a été démonté entièrement durant le chantier (terminé au début de l’année 1968) puis les vestiges ont été déposés le long du bâtiment Perret, exposés à l’érosion qui depuis a fait son œuvre. Le bâtiment des Nouvelles manufactures de L. Blanchet a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 19 octobre 2018..
Localisation indiquée : 9 rue Berbier-du-Mets.
hôtel
Description
« Pavillon XVIIIe siècle » figure parmi les monuments historiques.
La description le classe sous « hôtel », au sein du domaine « architecture domestique ».
La fiche le rattache à la période : 18e siècle.
L’historique fourni indique : Petit pavillon connu sous le nom de "Pavillon de Julienne", à ne pas confondre avec l'édifice situé rue Berbier-du-Mets, faisait partie d'un hôtel de Julienne détruit depuis. Ce petit édifice, resté complet, offre toutes les caractéristiques d'un lieu de délassement retiré au fond d'un jardin. Défiguré au cours du 19e siècle par l'installation d'une fabrique de produits chimiques, ce pavillon de jardin, a eu des propriétaires soucieux de lui rendre sa forme ancienne..
Éléments décrits : L'hôtel sis 20 rue Lebrun, figurant au plan parcellaire de Paris, feuille 45-IV.
Adresse de référence : 20 rue Lebrun.
piscine
Description
Piscine de la Butte aux Cailles est un monument historique.
La description le classe sous « piscine », au sein du domaine « architecture administrative ».
La période indiquée est la suivante : 1er quart 20e siècle.
L’historique fourni indique : Remplaçant un premier établissement de bains douches datant de 1908, créé pour profiter des eaux tièdes (28 degrés) d'un puits artésien foré à partir de 1866, la piscine actuelle est construite de 1922 à 1924 par Louis Bonnier, architecte de la ville. Associé à des bains douches situés dans le même bâtiment, et utilisant toujours l'eau "artésienne" (pompée de nos jours), le bassin de natation est couvert de sept arches en béton armé. La façade sur la place est en brique et la tour abrite un escalier. La piscine a été réhabilitée par l'architecte Johanna Fourquier en 1991..
Éléments décrits : La piscine.
Auteur ou architecte mentionné : Bonnier Louis (architecte).
Adresse mentionnée : 5, 7 place Paul-Verlaine ; 49bis rue Bobillot ; 50, 52 rue du Moulinet ; Moulin-des ; 38 rue du Prés.
temple maçonnique
Description
Siège du Droit Humain International est un monument historique.
La description le classe sous « temple maçonnique », au sein du domaine « architecture de l'administration ou de la vie publique ».
Datation mentionnée : 1er quart 20e siècle.
Éléments historiques signalés : Philanthrope et homme politique, franc-maçon depuis 1879, le Docteur Georges Martin entreprend, en 1912, la construction du siège de l'Ordre Maçonnique Mixte. Il confie la réalisation de ce projet à l'architecte Charles Nizet. Le choix d'un parti « égyptisant » pour la façade du bâtiment revêt une dimension militante visant à afficher, dans l'espace public, la nature et les convictions de l'ordre et, à travers l'évocation des mythes originels, elle proclame, auprès des autres obédiences, la légitimité de la présence des femmes dans la franc-maçonnerie..
La fiche précise notamment : Le siège en totalité.
Nom d’auteur indiqué : Nizet Charles (architecte).
Localisation indiquée : 5 rue Jules-Breton.
jardin public
Description
Ce monument, désigné sous le nom « Square René Le Gall », appartient au corpus des monuments historiques.
Il est rattaché à la dénomination « jardin public » et au domaine « architecture de jardin ».
La fiche le rattache à la période : 2e quart 20e siècle.
Éléments historiques signalés : En 1934, cession par l'Etat à la Ville d'une partie du terrain occupé par les jardins ouvriers de la manufacture des Gobelins pour y aménager une promenade publique. La création de ce jardin fut confiée à Jean-Charles Moreux en février 1936. Le jardin se compose de trois parties : jardin régulier, jardin de verdure et jardin de sport. Il a été inauguré le 12 juin 1938. Les compositions ornant les escaliers sont dues au sculpteur Maurice Garnier..
Description complémentaire de la fiche : Square.
Nom d’auteur indiqué : MOREUX Jean Charles (architecte);GARNIER Maurice (sculpteur).
Adresse de référence : rue Corvisart ; rue Croulebarbe.
théâtre
Description
Théâtre des Gobelins (ancien), actuellement cinéma Fauvette est un monument historique.
La fiche le présente comme « théâtre », dans le domaine « architecture administrative ».
La période indiquée est la suivante : 3e quart 19e siècle.
La fiche précise notamment : La façade sur rue.
Auteur ou architecte mentionné : Rodin Auguste (sculpteur).
Adresse de référence : 73 avenue des Gobelins.
immeuble
Description
Tour Albert est un monument historique.
La fiche le présente comme « immeuble », dans le domaine « architecture domestique ».
La fiche le rattache à la période : 3e quart 20e siècle.
L’historique fourni indique : Premier "gratte-ciel" de Paris, cette tour de logements de 23 niveaux mesurant 67 mètres de hauteur, est construite de 1958 à 1960 par l'architecte Edouard Albert, en collaboration avec Robert Boileau et Jacques Labourdette. La structure porteuse est composée de tubes d'acier remplis de béton sur lesquels reposent des dalles en béton armé. Les contreventements sont assurés par des tubes métalliques, en partie visibles en façade. Au sixième étage, une terrasse, originellement ouverte au public, comporte un plafond de 600 mètres carrés, peint en noir et blanc par Jacques Lagrange..
Éléments décrits : La tour.
Nom d’auteur indiqué : ALBERT Edouard (architecte);BOILEAU Robert (architecte);LABOURDETTE Jacques (architecte);LAGRANGE Jacques (peintre).
Adresse mentionnée : 33 rue Croulebarbe.
station d'air comprimé
Description
Le monument « Usine de la Société Urbaine d'Air Comprimé (SUDAC) » relève des monuments historiques.
La description le classe sous « station d'air comprimé », au sein du domaine « architecture industrielle ».
Datation mentionnée : 4e quart 19e siècle.
Éléments historiques signalés : La création d'un réseau de distribution d'air comprimé à Paris remonte à 1879 ; elle est réalisée par l'ingénieur Victor Popp et permet l'installation d'horloges pneumatiques. L'usine est construite en 1890-1891 par l'ingénieur Leclaire et l'architecte Lebris en utilisant un immeuble existant pour y installer les logements patronaux. Le bâtiment à usage de bureaux a été ajouté vers 1905 par Paul Friesé. De l'usine primitive subsiste une grande halle métallique. Trois halles plus petites ont été remplacées en 1920 par une halle en béton et en brique..
La fiche précise notamment : La halle métallique de 1890 et la cheminée de l'usine.
Auteur ou architecte mentionné : Leclaire Joseph (ingénieur);Lebris (architecte).
Adresse mentionnée : 3 à 13 quai Panhard-et-Levassor.
église
Description
Église Sainte-Anne est un monument historique.
Il est rattaché à la dénomination « église » et au domaine « architecture religieuse ».
Description complémentaire de la fiche : L’église Sainte-Anne-de-la-Butte-aux-Cailles, sise 186 rue de Tolbiac et 54 bis rue Bobillot et 11 rue Martin Bernard, située selon le plan annexé avec les grilles qui la délimitent, sur la parcelle n°130, figurant au cadastre section ED.
Localisation indiquée : 186 rue de Tolbiac.
Source : https://www.pop.culture.gouv.fr/recherche/merimee — Ministère de la Culture - Base Mérimée / POP — Licence Ouverte v2.0
Musées, jardins et maisons illustres
Architecture et sites protégés
13 édifices labellisés ACR
Ancienne Halle aux farines, actuel centre universitaire Paris VII-Denis-Diderot
Architecte : Nicolas Michelin &Associés (ANMA) (agence);Antonini-Darmon (architecte de l'agence Nicolas Michelin &Associés ANMA)
Datation : 1949, 1950
Historique
Fondée en 1919, la société des Grands Moulins de Paris commande à l’architecte Georges Wybo la construction d’une minoterie dans une zone dédiée à l’activité industrielle, prise entre les voies de triage de la gare d’Austerlitz et les bords de Seine. En 1949, la hausse de la production oblige la société à étendre ses bâtiments. Elle réalise apparemment en régie ce bâtiment destiné à faire sécher, entreposer et ensacher la farine avant son expédition via l’embranchement de chemin de fer dédié aux Grands Moulins et le port sur le quai de la Seine. Celui-ci a souvent été attribué à l’architecte suisse Denis Honegger (1907-1981), élève d’Auguste Perret. Cependant, cette attribution n’est étayée par aucune mention dans les publications existantes, et les archives de l’architecte conservées à l’Institut français d’Architecture ne contiennent pas de référence à cet édifice. L’historien de l’architecture Simon Texier (voir bibliographie ci-après), partant apparemment de ce constat, se propose donc à juste titre de désattribuer cette réalisation. L’édifice est livré en 1950 et fonctionne jusqu’en 1996, avant que la minoterie ne soit transférée à Gennevilliers. Des interventions sur le bâtiment ont vraisemblablement été réalisés, sans datation mentionnée dans les archives consultées, par l’entreprise de travaux publics Sainrapt et Brice (l’entreprise pourrait être l’auteur du gros œuvre ou de travaux ultérieurs, elle a quoi qu’il en soit réalisé des plans et élévations concernant le bâtiment). Les locaux désaffectés de la société des Grands Moulins entrent alors dans le plan d’aménagement concerté de la ZAC Paris-Rive-Gauche. L’opération a été mise sur pied par l’Etat et la Ville de Paris en 1991 pour réhabiliter la friche industrielle s’étirant le long de la Seine depuis le périphérique jusqu’à la gare d’Austerlitz. La mise à disposition des locaux de l’ancienne minoterie coïncide avec le déménagement de l’université Paris VII – Denis – Diderot, contrainte de quitter le campus de Jussieu pour cause de désamiantage. Un partenariat est signé avec la région en 1999 pour la réhabilitation des anciens bâtiments de la minoterie. La halle aux farines doit accueillir des salles de cours, des amphithéâtres, un restaurant universitaire, tandis que la bibliothèque universitaire s’installera dans les anciens moulins voisins. En 2001, l’agence Nicolas Michelin et Associés (ANMA, alors LABFAC) remporte le concours pour la transformation de la halle qui est livrée en 2006. L’agence Antonini-Darmon complète l’édifice d’une tour destinée aux associations étudiantes et à la vie culturelle du campus (2011).
Description
La halle aux farines forme un volume monumental de 18 000 m², long de 147 m., large de 15 m. pour 25 m. de hauteur. Ces dimensions imposantes, très représentative des besoins d’un magasin de stockage en lien avec une activité minotière, reflète cependant par son gigantisme l’ampleur du site des Grands Moulins de Paris dans le XIIIe arrondissement, longtemps le plus grand moulin d’Europe. Il traduit aussi les besoins d’approvisionnement important pour un aire de chalandise telle que celle de Paris et de sa banlieue. A l’origine, le bâtiment était divisé en trois nefs séparées par des poteaux en béton. Le vocabulaire architectural est proche de celui d’Auguste Perret, ce qui a sans doute contribué renforcer longtemps l’attribution de la construction à son élève Denis Honegger : ossature poteauxplanchers, claustras, façades en éléments préfabriqués. Face à l’imposante structure et contraint par la faiblesse du budget alloué à la réhabilitation de la halle aux farines, l’ANMA choisit en 2001 d’en préserver l’enveloppe et le volume. Seule la travée centrale a été vidée dans sa totalité. Dans l’espace libéré sont logés les 13 amphithéâtres dégagés de tout point porteur intermédiaire. Ces volumes déterminent, en partie haute, un lieu ouvert sous la voûte où sont aménagés des espaces informatiques pour les étudiants. La verrière créée en toiture contribue à la mise en valeur de la voûte, visible depuis le quatrième niveau. Au rez-de-chaussée, deux grands passages ouverts sur deux niveaux font office de halls traversants afin de mettre en relation l’esplanade des Grands Moulins avec les autres bâtiments universitaires plus à l’est. A proximité, les architectes ont aménagé un jardin et un lieu dédié à l’art contemporain. Sur le côté Seine, le restaurant universitaire occupe une construction légère à structure métallique largement vitrée ajoutée à l’édifice. Les 55 salles de cours sont aménagées dans les travées latérales desservies par des couloirs sur le pourtour du bâtiment. Les amphithéâtres sont accessibles depuis des plates-formes créées à chaque demi-niveau. L’ANMA a fait le choix de la sobriété dans le traitement des espaces intérieurs pour être en cohérence avec le caractère industriel du bâtiment d’origine, Les matériaux sont employés bruts : béton, cloisons de parpaings, réseaux apparents. A l’extérieur, les brises-soleil en béton reprennent le motif des lames de ventilation qui caractérisait le bâtiment d’origine. Dans le cadre du 1 % artistique, Bertrand Segers a créé un bas-relief intitulé Surface vivante. Répartie dans les espaces de circulation, l’œuvre est constituée de 450 pastilles de béton représentant, en écriture braille, les imperfections de peau de sa femme. A chaque type d’accident de la peau correspond un caractère braille. Mettant à profit un décrochement sur l’un des angles de la halle, l’agence Antonini-Darmon y loge en 2011 une tour étroite abritant, sur sept étages, les locaux des associations universitaires. La base du bâtiment repose sur des piliers de béton afin de libérer la circulation au rez-de-chaussée. Une résille en aluminium anodisé, perforé et plié, revêt le volume. L’effet de légèreté, les subtiles nuances qui, selon la lumière, parcourent cette peau contrastent avec la masse de béton de la halle.
Atelier d'architecture Masséna
Architecte : Chemetov Paul (architecte);Huidobro Borja (architecte);Mimram Marc (ingénieur)
Datation : 1986
Historique
Au moment de la dissolution de l’AUA (Atelier d’urbanisme et d’architecture) en 1986, Paul Chemetov et Borja Huidobro, lauréats du concours du ministère de l’Economie et des Finances en 1982 qui finira d’être livré en 1989, cherchent un nouvel emplacement pour leur agence, qui compte alors douze collaborateurs. Ils édifient un pavillon cubique de verre et d’acier de 222 m² dans le square Masséna, entre le boulevard des Maréchaux et une ligne désaffectée de la Petite ceinture. Le pavillon est construit à la place d’un hangar, après avoir creusé la cour. Les deux architectes travaillent avec l’ingénieur Marc Mimram, avec l’assistance de Jean-François Delsalle et Alexandrine Sterckeman. L’agence acquiert en même temps un pavillon adjacent de 86 m², côté ouest, presque cubique également et en pierre meulière, érigé vers 1899. Les deux pavillons doivent fonctionner ensemble, et un passage est créé pour les relier. Le pavillon existant, alors à l’abandon et qui abritait auparavant des bureaux, est réhabilité mais peu modifié dans sa distribution : suppression d’une cloison intermédiaire à l’étage pour créer une grande salle de réunion, ajout de toilettes et d’une salle de bain, de deux cheminées en acier inoxydable, et d’un escalier en acier galvanisé en façade. Des éléments de décors, des rosaces formant des étoiles à huit branches inscrites dans un carré, ont été récupérés parmi les destructions occasionnées par le chantier du ministère des Finances, et ont été placés sur le socle en béton du pavillon ouest. Dans son article publié en 1986 dans la revue Crée, Odile Fillion énumère les entreprises qui ont participé à cette première étape : Brisard Nogues pour les charpentes, Sirec pour la maçonnerie, Davum pour la charpente en acier galvanisée, Tempère pour le chauffage, Favier pour les convecteurs, BMP et Planilux pour les vitrages, les Verreries de Feuquières pour les pavés de verre, Egibe pour l’électricité, Canalis pour la distribution électrique, Norka pour les ballasts, Bief pour le conseil thermique, Boulanger pour les sols, Rousseau pour le bois, Smac pour l’étanchéité, Colt pour le lanterneau, Tollens, Illumitex et Massé pour la peinture. Le pavillon moderne fait involontairement écho au premier projet de diplôme de P. Chemetov, qui consistait un en cube de verre et d’acier de dimensions similaires. Cette nouvelle agence a été pensée en partie en opposition avec celle de l’AUA située à Bagnolet, tout en conservant une situation proche de la banlieue ; le vantail carré vitré de la porte d’entrée s’inspire néanmoins de celle de l’AUA. L’agence s’étend en 1995 en acquérant un autre pavillon de 91 m², construit vers 1927, presque cubique lui aussi, côté est. Un second passage est créé avec le pavillon central de 1986, qui débouche dans une petite serre créée contre la façade nord du pavillon est (sans la participation de Marc Mimram), afin de pouvoir y accéder tout en restant dans l’alignement du premier passage vers le pavillon ouest. Les trois édifices fonctionnent ainsi ensemble et permettent d’accueillir jusqu’à 30 collaborateurs au sein de l’agence, que Paul Chemetov n’a jamais voulu trop grande pour rester au plus près des projets qu’il conduit. Ces trois pavillons abritent aujourd’hui l’Atelier Masséna, rassemblant depuis 2016 l’AUA Paul Chemetov (Architectes urbanistes associés, créé en 2007), et l’agence de Ronald Sirio, le tout comptant sept collaborateurs (R. Sirio n’étant plus locataire depuis 2019). La pavillon situé à l’est est actuellement loué par l’agence LAQ.
Description
Le pavillon de 1986 est ainsi placé entre deux pavillons plus anciens, formant à la fois un contraste d’un point de vue des matériaux et de l’esthétique, et un dialogue harmonieux concernant les volumes et l’échelle qui sont semblables, créant un effet de continuité. Paul Chemetov parle à ce sujet d’une « architecture d’accompagnement ». Le pavillon central comporte une structure apparente en acier galvanisé remplie par du verre, qui est entièrement démontable. Les profilés de 14 cm de large portent toute la structure : les verres épais de 12 mm, les planchers en sapin posés directement sur la charpente, et le toit végétalisé. On compte quatre niveaux, dont un en sous-sol, qui servent de lieu de travail, de réunion ou de stockage d’archives. Trois façades sont totalement constituées de verres qui ouvrent l’édifice sur son environnement ; la façade sud comporte des pavés de verre pour davantage de discrétion vis-à-vis du voisinage. La façade est est quant à elle aveugle, fermée par de la tôle laquée rouge qui forme une excroissance : cette partie contient un d’escalier aux marches décalées, ainsi que des systèmes d’extraction d’air ou liés à l’acoustique. Un autre escalier en vis mène au sous-sol depuis le rez-de-chaussée, avec un garde-corps en tôle d’acier perforée. Un vide a été aménagé entre le plancher et les façades sur les côtés nord et sud au niveau supérieur ce qui rend d’autant plus lisible la structure. Les niveaux sont libres et très lumineux, offrant un cadre idéal pour le dessin d’architecture, aujourd’hui toutefois davantage réalisé sur ordinateur. Aucun des pavillons ne sert de logement. Les trois bâtiments sont reliés par deux passages en tôles sans vantaux, dont les parois intérieures sont recouvertes de caoutchouc, placés dans un même axe au premier étage afin de permettre une vue traversante d’une extrémité à l’autre. Ces sas sont légèrement en pente pour compenser les différences de niveaux d’un bâtiment à l’autre. Le passage est ne donne pas directement dans le pavillon de 1927, mais dans une petite serre aménagée contre sa façade nord, depuis laquelle on accède au bâtiment. La structure de la serre, en verre et en fer, rappelle le cube central, mais les profilés sont plus simples et fin, ne portant que des vitres. La serre participe de cet effet de continuité entre architectures ancienne et moderne, ainsi qu’à l’ouverture sur l’extérieur. Une attention spécifique est en effet portée sur la végétation qui entoure les bâtiments et qui crée un cadre agréable. Paul Chemetov a souhaité mettre en avant la notion de transformation et de continuité, en se réappropriant des bâtiments plus anciens, et en les faisant fonctionner avec un nouvel édifice démontable, afin de former un tout, ces interventions étant par ailleurs réversibles.
Bibliothèque nationale de France (site Tolbiac-François Mitterand)
Architecte : Perrault Dominique (architecte)
Datation : 1995
Historique
Annoncée le 14 juillet 1988 par François Mitterrand, la nouvelle Bibliothèque nationale est le dernier jalon des Grands Travaux présidentiels. L’ambition du président de la République, arrivant à la fin de son second mandat, est de réaliser la bibliothèque « la plus grande et la plus moderne du monde ». L’histoire de cette réalisation est marquée par ce commanditaire particulier et éclairé. Finalement, le site prendra le nom de « François-Mitterrand » en hommage au président qui décède quelques mois après la livraison du chantier ; le site historique au cœur de la capitale prenant dès lors le nom de « Richelieu ». Le terrain désigné fait 7,5 hectares en bord de Seine dans le XIIIe arrondissement de Paris. Il a été concédé par la Ville au sein de la ZAC Seine Rive Gauche. Cette zone ne compte alors qu’un seul bâtiment neuf, l’hôtel industriel Berlier, bâti par Dominique Perrault. La parcelle choisie est alors occupée par une friche industrielle : l’implantation de la BnF doit être la première pierre et l’emblème du nouveau quartier. La nouvelle bibliothèque doit faire face au parc de Bercy, dont l’aménagement est contemporain du chantier de la BnF. Le parvis de la bibliothèque et le parc seront reliés par la passerelle Simone-de-Beauvoir en 2006. Le chantier de la BnF s’inscrit dans la volonté de rééquilibrage des équipements nationaux vers l’Est de la capitale et hors du Paris historique, voulu par François Mitterrand. Le concours est lancé en 1989 sur invitation. Les équipes invitées sont françaises et étrangères, parmi les plus en vue : Arquitectonica, Ricardo Bofill-Taller de Arquitectura, Mario Botta, Philippe Chaix et Jean-Paul Morel, Henri Ciriani, Günther Domenig et Hermann Eisenkock, Jan Kaplicky ; Henri Gaudin, Nicholas Grimshaw, Herman Hertzberger, Bernard Huet, Rem Koolhaas-OMA (mentionné), Fumihiko Maki, Richard Meier & Partners, Jean Nouvel (mentionné), Dominique Perrault, Alvaro Siza Vieira, Francis Soler, James Stirling, Bernard Tschumi. Le jury est composé de Ieoh Ming Pei (président), Joseph Bermont (secrétaire), Jean-Jacques Annaud, Gilles Bouchez, François Chaslin, Massimiliano Fuksas, Aurelio Galfetti, Vartan Gregorian, Paul Guimard, Dominique Jamet, Henning Larsen, Erik Orsenna, Jiri Pelikan, Richard Rogers, Roland Simounet, Pierre Soulages et Sidney Verba. Le 21 juillet 1989, quatre candidats sont retenus : Perrault, Chaix et Morel, Stirling et Kaplicky. Un mois plus tard, Jack Lang présente le lauréat à la presse. Cette dernière applaudit la simplicité et la monumentalité du parti de Dominique Perrault, alors jeune architecte de 36 ans, qui livre des documents intégralement dessinés à la main. Lors du concours, les architectes sont prévenus qu’ils devront s’adapter au fur et à mesure aux mises au point du programme. Cette donnée impérieuse a donné lieu à un concours d’idées et de partis architecturaux, plutôt que de projets arrêtés et déjà ficelés. Dominique Perrault s’est révélé à l’aise dans l’exercice tout au long du processus. Le permis de construire est déposé le 15 avril 1991. Il est délivré seulement cinq mois plus tard, soit le 27 septembre 1991. Le bâtiment est livré vide en mars 1995. La BnF n’est portant ouverte au public que deux ans plus tard, entre la fin de l’année 1996 et le début de l’année 1997. Le coût du projet est de 3,6 milliards de francs (hors taxe) de travaux, soit 10 000 francs le m². À la fin du chantier, l’entreprise Bouygues présente une facture rallongée de 350 millions de francs, ce qui fait s’élever le prix de la construction : 4,2 milliards de francs (hors ingénierie). Le coût total s’élève à 7,2 milliards de francs avec l’équipement et l’aménagement.
Description
Le programme de la Très Grande Bibliothèque (TGB), voulu par le président de la République comme d’un « type entièrement nouveau », comprend une bibliothèque de référence dotée de 400 000 volumes (2 000 places), une immense réserve climatisée, le service de Recherches bibliographiques (270 places), le département des Actuels (1 220 places), des centres d’information et de documentation et un centre de colloques. Ce dernier contient un auditorium de 350 places et un amphithéâtre de 750 places. Les espaces publics à l’intérieur de l’édifice comprennent également une librairie, des espaces d’accueil et de détente, ainsi que des espaces d’exposition. Le programme est pharaonique, près de 365 000 m² de surface (168 000 m² de surface utile) et 12 millions d’ouvrages en réserve, chiffre qui ne fait qu’augmenter chaque année grâce au Dépôt légal. Le projet se veut une pièce « d’art urbain, une installation minimaliste », selon Dominique Perrault. Il résume également son parti en quelques mots : une place-belvédère, un cloître de verdure (1,2 hectare) et quatre tours. Les volumes, pleins ou vides, se succèdent : celui du jardin central en sous-sol d’abord (inaccessible aux lecteurs), l’esplanade recouverte de bois qui sert d’espace public ensuite. Finalement, les quatre tours (inaccessibles au public, contenant les magasins), formant quatre angles droits ouverts, donnent leur caractère au projet et filent la métaphore des livres ouverts. Ces tours cantonnent donc le quadrilatère qui, lui, peut apparaître comme un écho au quadrilatère historique du site Richelieu. Elles encadrent ce vide creusé dans la place publique unificatrice de l’ensemble du programme. Comme pour de nombreuses bibliothèques et tours d’archives construites au XXe siècle, le type traditionnel de la tour aux livres, ou tour des chartes, a été développé ici par Dominique Perrault. Les tours s’élèvent sur 80 mètres (20 de moins que dans le premier projet), les volets intérieurs cachent et dévoilent en même temps le trésor que constituent les fonds conservés par l’institution. C’est l’une des innovations du projet : la typologie de la bibliothèque est renouvelée dès lors que les quatre tours rendent visibles les fonds de la bibliothèque, habituellement cachés aux yeux du public dans des magasins aveugles. L’architecte a souhaité que l’on puisse déambuler librement au sein du complexe. Seul le vide central boisé (10 mètres sous le niveau de la Seine) est finalement interdit à la promenade et apparaît comme un espace de contemplation, de respiration au cœur même du site, invitant à la réflexion et au repos de l’esprit. Les arbres les plus grands sont des pins provenant de Normandie. La BnF se présente donc comme un édifice transparent, perméable, comme une métaphore de l’accessibilité au savoir. Cette métaphore se développe dès l’espace urbain. De tous les côtés, il faut gravir des degrés (de une à plusieurs dizaines), qui placent l’édifice dans une position élevée de 8 mètres au-dessus des berges. Le socle, visuellement très fort, s’impose sur 30 mètres de haut. Le mouvement s’inverse ensuite. Il faut descendre vers les espaces de lecture grâce à des escalators en plein-air. Récemment, ils ont été remplacés par des escaliers métalliques, moins glissants. La descente dans le cœur du bâtiment conduit aux espaces réservés, salles basses accueillant les chercheurs accrédités. Le travail de Dominique Perrault sur les parties souterraines de l’édifice est particulièrement développé. Certains espaces sont ainsi situés à 14 mètres sous le niveau de la Seine. De loin, si la bibliothèque ne se signale que par les tours définissant un vaste enclos, en réalité une très grande partie du bâtiment se situe partiellement ou totalement sous le niveau haut du sol. Cette pratique inscrit Dominique Perrault dans l’architecture du « Groundscape » (paysage du sous-sol), avec ce premier exemple représentatif de ses recherches et explorations formelles. Le béton s’impose parmi les matériaux. 180 000 m3 sont mis en œuvre et, sur cette masse, 70 000 m3 sont de nature architectonique (brut de décoffrage). Le chantier a été facilité par la standardisation de l’ouvrage et le recours à la préfabrication : de plus de 20 000 éléments préfabriqués dont 40 000 m² de dalles alvéolaires précontraintes de 12 m. de portée. Des panneaux d’acier (3,6 x 1,8 m., 560 kg.) standards sont répétés sur les sept hectares de façade en verre (feuilleté extra-clair). Des milliers de mètres carrés de tissages métalliques, aux mailles variées, sont utilisés en doublage comme faux-plafonds, velum, tentures murales, pièges à son, tapis de sol, luminaires, garde-corps ou façades secondaires des tours. L’architecte a passé plus de deux ans à mettre au point certains tissus d’acier avec des industriels. L’utilisation du bois compense l’exploitation de matériaux industriels et hautement techniques. Parmi les essences, l’ipé est utilisé pour le sol de l’esplanade, l’okoumé se distingue pour le placage des volets intérieurs des tours. Ce matériau est particulièrement économique puisqu’il n’a fallu que cinq arbres par tour pour réaliser l’ensemble des panneaux. Le bois de doussié est utilisé à l’intérieur pour les cloisonnements, le mobilier et les parquets. Le mobilier (chaises, lampes de table, rayonnages), très soigné, a été dessiné par Dominique Perrault, et donne beaucoup de confort et de chaleur dans les espaces de circulation et de lecture. Cette intervention sur l’aménagement, le mobilier et la signalétique fait de ce programme une œuvre complète, conformément aux souhaits émis dans le cahier des charges.
Centre universitaire Pierre-Mendès-France, site de Tolbiac
Architecte : ANPAR (agence);Andrault Michel (architecte de l'agence ANPAR);Parat Pierre (architecte de l'agence ANPAR);Celnik Nathan (architecte);Guva Aydin (architecte collaborateur);Capieu Alain (architecte assistant)
Datation : 1970, 1973
Historique
La construction du centre universitaire Pierre-Mendès-France est soutenue par le ministre de l’Éducation nationale, Olivier Guichard, dès septembre 1970 à un moment charnière de l’histoire de l’université de Paris. L’éclatement de l’institution en treize entités distinctes – suite notamment aux événements de mai 1968 – entraîne une reconfiguration inédite des lieux d’enseignement universitaire franciliens. Le nouvel équipement a pour vocation de mutualiser les espaces éducatifs jusque-là dispersés en rassemblant sur un seul site les étudiants du premier cycle de sciences humaines de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Le choix d’inscrire la nouvelle faculté dans un contexte résolument urbain vise à désengorger le centre historique de la capitale – lieu traditionnel d’implantation de l’institution universitaire – en évitant un éloignement vers la banlieue des « campus à la française ». Le bâtiment est ainsi érigé dans le XIIIe arrondissement de Paris au croisement des rues de Tolbiac et Baudricourt, sur un terrain triangulaire très étroit et instable par la présence de carrières dans le sous-sol. La parcelle retenue pour accueillir l’édifice s’étend sur une surface de 4 878 m2 dans un secteur de la ville en pleine rénovation urbaine à l’intersection de la ZAC Lahire et des opérations Olympiades et Italie-Gobelins. La commande du centre Tolbiac n’a pas fait l’objet d’un concours et a été octroyée directement aux architectes Michel Andrault et Pierre Parat (ANPAR) en janvier 1971. En matière de construction universitaire, les deux associés sont déjà expérimentés puisqu’ils sont les auteurs de la Cité universitaire du Mans (1966-1970) et de la Faculté de médecine d’Angers (1967-1969). Ils présentent leur projet au public pour la première fois sous forme de maquette en novembre 1971 alors que les préparatifs du chantier sont déjà en cours. En effet, pour faire face à l’urgence des besoins, le ministère de l’Éducation nationale a imposé des délais de livraison très courts réduits à 20 mois. Seul le contournement des procédures administratives habituelles a permis de débuter la construction du bâtiment, car si le permis de construire est déposé le 16 décembre 1971, les intervenants n’ont pas attendu son approbation pour commencer les travaux de terrassements amorcés le même mois. L’avancée rapide du chantier se fait en dépit des réticences de la Préfecture de Paris qui empêche encore en juillet 1972 l’obtention du permis de construire pour des raisons sécuritaires liées à la grande hauteur de l’édifice. Les travaux sont cependant achevés dans les temps impartis grâce à une intervention ministérielle pour débloquer la situation. Le Centre multidisciplinaire Tolbiac est ainsi réceptionné le 30 septembre 1973, afin que le bâtiment puisse ouvrir ses portes aux étudiants dès la rentrée d’octobre 1973. À partir de 1995, Pierre Parat se charge seul de la transformation des trois terrasses accessibles situées aux niveaux 9 et 16 de l’édifice.
Description
Le programme préfigurant l’édifice final formule les grandes orientations du projet. Le bâtiment a ainsi été pensé pour un effectif de 6 700 étudiants répartis sur une surface totale de 18 500 m2 devant comprendre un amphithéâtre de 800 places, ainsi que deux de 400 places et trois de 250 places, des salles de conférence et de réunion, un logement de fonction, des locaux administratifs et sociaux, une bibliothèque et des magasins, des espaces de détente et de circulation et un parc de stationnement souterrain de 500 places. Si le projet réalisé reprend à son compte ces directives, il repose surtout sur un dialogue clair entre des formes géométriques simples et une structure architecturale dynamique. En plan, l’association de ces deux principes permet de singulariser les espaces les uns par rapport aux autres et de rendre lisible les différentes fonctions de l’édifice en qualifiant les espaces : le recours au carré identifie les circulations (ascenseurs, escaliers), tandis que le cercle délimite les amphithéâtres et le triangle, la parcelle du terrain. Ce parti induit une distribution spatiale en éventail. Autour du pôle central constitué des circulations et du hall d’entrée, se déploient six amphithéâtres pouvant accueillir 250 à 800 étudiants. Dans les étages supérieurs, l’abandon du cercle et du triangle au profit du seul carré permet l’installation d’une trame de 1,20 m., plus propice à l’implantation de salle de cours. À chaque niveau, cette trame permet la création d’unités fonctionnelles autonomes organisées en trois grands plateaux de plus de 400 m2 chacune. La permanence de l’assise au sol assurée par le soubassement légèrement encaissé (d’un 1,50 m.) réunissant les amphithéâtres, les circulations et le hall d’entrée offre un contraste intéressant avec l’aspect dynamique et ascensionnel de l’élévation du bâtiment. La construction s’élève en porte-à-faux selon une logique combinatoire articulant autour d’un axe central six « modules urbains » de cinq étages, chacun superposé en un jeu de cubes pour former trois tours de hauteur inégale dont la plus élevée atteint 76 m. Les architectes perfectionnent une solution constructive qu’ils avaient déjà exploitée dans la production de sièges d’entreprise et qui tend à distinguer volume et structure, portant et porté, espace servant et espace servi. Faire le choix de la verticalité a également permis de transposer des règles régissant les immeubles de grandes hauteurs (IGH) à l’architecture universitaire, car les procédures sécuritaires spécifiques aux IGH n’avaient pas encore été expérimentées pour les équipements universitaires ce qui a longtemps retardé la délivrance du permis de construire. L’idée de scinder les volumes en plusieurs modules empilables est aussi un moyen d’éviter la succession des retraits dus au gabarit imposé par la réglementation en vigueur et d’instaurer un échange entre l’équipement universitaire et les constructions voisines. La création d’un signal urbain gradué permet une transition visuelle ascendante qui contribue à amenuiser la rupture intervenue entre le gigantisme de l’architecture contemporaine et l’échelle plus traditionnelle de l’architecture du passé. Il s’agit de signaler de manière subtile le rôle structurant de l’équipement universitaire tout en l’adaptant aux contraintes de l’urbanisme parisien et à la proximité immédiate des habitations. Cette idée découle également d’un écueil : la hauteur importante de la construction ne permet pas aux étudiants de profiter des espaces qui leur sont dévolus dans les niveaux inférieurs de l’édifice durant les intercours. Le recours à un principe de segmentation permet donc l’insertion de « forums d’altitude » qui consiste à aménager pour les étudiants des terrasses en plein air. L’opposition entre l’horizontalité du soubassement et la verticalité des tours permet également une distinction fonctionnelle entre les lieux d’enseignements, puisque les cours magistraux se tiennent dans les amphithéâtres du rez-de-chaussée, tandis que dans les étages ont lieu les travaux dirigés. Cette distinction est soulignée par un traitement signalétique coloré et par un usage différencié des matériaux incluant l’utilisation du béton brut de décoffrage pour le noyau central des trois tours et les volumes verticaux abritant les circulations, l’installation d’un mur rideau intégral pour couvrir les façades vitrées des tours et la pose d’un revêtement en briques apparentes pour les murs extérieurs des amphithéâtres. La décoration réalisée par Bernard et Yvette Alleaume dans le cadre du 1 % artistique a également fait l’objet d’une recherche importante. Les deux sculpteurs engagés en février 1973 élabore une œuvre de grandes dimensions qui s’étend sur 1 500 m2. Elle contribue à animer les espaces ouverts sur la rue de Tolbiac, afin de construire un véritable espace de transition entre la rue et le soubassement de la construction. Pour cela, les artistes ont imaginé un paysage sculpté artificiel qui fait corps avec l’architecture et se compose de deux formes courbes reliées entre elles par des gradins constitués de béton et de galets.
Cité technique et administrative de la Ville de Paris et résidence pour étudiants et jeunes actifs
Architecte : Kagan Michel (architecte)
Datation : 1987 - 2010
Historique
La direction de la Voirie et la direction des Parcs et jardins de la Ville de Paris commandent à Michel Kagan sa première œuvre : une cité technique et administrative afin d’accueillir des bureaux, des ateliers de fabrication, des garages et un parc de stationnement sur 8 800 m² (maîtrise d’ouvrage déléguée à la Régie immobilière de la Ville de Paris). Les études sont réalisées en 1987 et 1988, le chantier entre 1989 et 1991. La parcelle investie se situe entre des voies de circulation importantes (boulevard périphérique, quai d’Ivry, rue Bruneseau), à la limite de Paris, face à la commune d’Ivry. Après plusieurs changements dans sa définition, c’est un programme hétéroclite que doit accueillir ce terrain difficile, non loin de l’hôtel industriel Berlier de Dominique Perrault (1986-1990) situé de l’autre côté du boulevard périphérique et avec lequel s’instaure un dialogue. L’ensemble constitue une opération couteuse voulue comme prestigieuse à l’entrée de la ville, formant un marqueur visible malgré sa position en marge, d’où la volonté qu’un des bâtiments soit plus élevé que les autres. L’architecte a également voulu constituer un ilot moderne, ouvert sur son environnement et lui présentant quatre faces très différentes, tout en présentant une forme d’autonomie, ce que traduit le terme de cité. Cette réalisation est lauréate du premier prix international d’architecture à la biennale de Buenos Aires en 1991. Dès l’origine un bâtiment complémentaire est prévu du côté de la rue Bruneseau, constituant une barre construite seulement plus tard. Le bâtiment sud de la cité donnant sur la rue est pensé pour pouvoir faire l’objet d’une extension (plancher du dernier niveau en structure métallique démontable, structure du bâtiment qui peut porter 5 500 m² de plancher supplémentaire). La barre est projetée en tant qu’hôtel industriel ou ateliers d’artistes, et abrite finalement une résidence de 100 logements pour étudiants et jeunes travailleurs, commandée en 2005 par la Régie immobilière de la Ville de Paris. Après le décès de l’architecte en 2009, la fin du chantier est supervisé par Nathalie Régnier-Kagan (son associée depuis 1992) jusqu’à la livraison en 2010. Cette deuxième réalisation, qui reçoit la Clef d’or d’Île-de-France en 2011, achève le projet d’origine tout autant qu’elle clôt d’une certaine manière la carrière de Michel Kagan. L’ensemble est bien préservé bien que nécessitant de l’entretien, et étant encrassé par l’effet de la forte pollution automobile. Il fait l’objet d’un projet de réhabilitation, de changement d’usage et de densification de la parcelle dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Paris Rive gauche, au sein du secteur Bruneseau-Nord. A l’horizon 2024, il est projeté de construire une tour de logements en bois haute de 100 mètres qui créerait une rupture par rapport au site, tant en terme d’échelle que de matériaux et d’esthétique, positionnée au nord-est de la parcelle BZ 26 (Adjaye Associates, l’idée initiale d’une tour placée sur un édifice existant ayant été écartée) ; un bâtiment plus petit serait également construit dans l’angle sud-ouest de la parcelle BZ 25. La cité technique et administrative deviendrait une cité artisanale coopérative, la façade côté périphérique serait reprise, la cour rendue traversante. Dans ce cadre, l’agence Kagan Architectures a réalisé une étude de faisabilité pour la densification de la parcelle en 2015 afin d’éviter une démolition partielle, ainsi qu’un diagnostic architectural en 2020. Les deux parcelles en question se situent dans le périmètre de protection de deux monuments historiques (le bastion n°1 des anciennes fortifications de Thiers et l’ancienne usine de la Société urbaine d’air comprimé).
Description
La cité technique et administrative est constituée de cinq bâtiments disposés autour d’une cour de service, construits sur une dalle précontrainte recouverte de prédalles en treillis soudés sur lesquelles les poids lourds peuvent circuler. Le projet associe une horizontalité marquée et un édifice haut de 33 mètres situé côté ouest (qualifié de tour), placé perpendiculairement au périphérique. L’ensemble est construit en béton enduit de blanc (revêtement plastique épais, au lieu d’un bardage en acier projeté initialement) selon une composition complexe, recourant largement au verre et au métal pour favoriser notamment la luminosité et les circulations. L’architecte a eu recourt à deux types de poteaux, quatre trames différentes, et plusieurs types de voiles de béton dont aucun n’est plein. Un grand soin a été apporté à la réalisation du chantier (confié à l’entreprise générale Sicra, assisté du bureau d’études Tetra), notamment par l’usage de coffrages spéciaux bakélisés ou bien en fibre de verre pour éviter un effet de spirale. La « tour » (bâtiment A sur le plan) comprend cinq niveaux de bureaux sur pilotis, et comporte un niveau commun aux deux directions situé au troisième étage pour assurer des liens entre elles. Elle comprend un mur-rideau muni de pare-soleils métalliques côté ouest, et une façade sur cour animée par une faille horizontale ainsi que des fenêtres en bandeau horizontal et vertical, accompagnées de baies plus petites, formant une composition géométrique. Des pavés de verre (Saverbat) sont largement utilisés pour contribuer à la luminosité des espaces de travail, sous la forme de panneaux préfabriqués insérés dans des précadres métalliques. Des vitrages ont été changés pour assurer une meilleure isolation, des faux-plafonds ont été installés mais sont réversibles, les huisseries métalliques noires ont par endroits été repeintes en blanc ou gris. Le bâtiment comprend des pièces à double hauteur auxquelles un plancher a par la suite été ajouté pour créer un niveau supplémentaire. Côté périphérique au nord, le bâtiment adjacent (B), de plan rectangulaire et muni d’un éclairage zénithal, sert de remise pour véhicules. Il est complété par une chemin de ronde situé du côté de la route. Côté est, deux bâtiments (C et D) servent de garage, de dépôts, d’ateliers et de réfectoire. Ils sont placés sous un même auvent de forme ondulé évoquant une vague, porté par douze poteaux ovoïdes répartis selon une trame carrée de 15,60 mètres de côté ; leurs moules ont été réutilisés pour le chantier de la cité d’artistes conçue par Michal Kagan dans le 15e arrondissement de Paris. La vague possède quant à elle une courbe de 62 mètres de rayon et une contre-courbe de 44 mètres de rayon. S’adaptant à la différence de niveaux du sol, la hauteur des ateliers situés au nord est au niveau du périphérique. Un dernier bâtiment (E) longe la rue Bruneseau, servant de garage, d’atelier, de lieu de stockage et comportant un local d’archives ; courbé du côté ouest, il accompagne l’entrée dans la cour. Les façades présentent des compositions très variées, subtiles et nuancées, liées à la fonction des bâtiments, faites d’alternance de vides et de pleins, d’avancées et de retraits, de jeux d’ombres et d’accrochage de la lumière, avec de larges ouvertures, des fenêtres en bandeau, l’aménagement de failles, le tout constituant des formes géométriques à l’effet très graphique. Une attention particulière a été portée aux circulations et aux transitions d’un bâtiment à l’autre par les escaliers, les passerelles, le chemin de ronde et la cour, composant une promenade architecturale. Celle-ci se porte aussi sur l’environnement qui a connu de profondes évolutions depuis l’inauguration de la cité. Par cette réalisation, Michel Kagan se place dans le sillage du mouvement moderne dont il revendique l’héritage, et dont il adapte les principes pour répondre à un programme singulier avec une esthétique propre. La résidence pour étudiants et jeunes travailleurs construite en second lieu consiste en une barre de 100 mètres de longueur disposée du côté de la rue Bruneseau, soulevée à 11 mètres du sol par des pilotis, et qui s’élève à 23 mètres de haut. Les fondations sont constituées de micropieux à 30 mètres de profondeur, chacun reprenant 120 tonnes de charge. Les 100 logements sont répartis sur quatre niveaux, structurés par des voiles de refend disposés selon une trame de 5,85 mètres dont les charges sont reprises par deux poutres monumentales dans un étage de galerie technique. La plupart des chambres sont d’une surface de 21 m², et sont orientées pour moitié côté nord, pour moitié côté sud, avec une pièce principale, un coin cuisine et une salle de bain. Leur isolation a été pensée par l’extérieur. Les façades sont en béton préfabriqué gris clair laissé brut, rythmées par la répétition de modules où alternent vides et pleins. Le côté sud est animé par des brises soleil, la façade nord étant davantage lisse avec ses panneaux et volets en bois. Une rampe monumentale est construite sur la rue Bruneseau, suspendue par des câbles, participant là aussi à créer une promenade architecturale sous les pilotis (elle reste néanmoins inachevée car se terminant par cinq marches). La barre surmonte une partie du bâtiment E en porte-à-faux, ainsi qu’un petit édifice construit côté est qui participe à ancrer l’ensemble au sol, et qui contient un hall et quelques logements. L’architecte a dégagé des espaces extérieurs permettant des vues sur la ville, avec des lieux de repos ou de rencontre comme les bancs disposés dans les coursives. Cet immeuble évoque à plusieurs égards le bâtiment conçu par Michel Kagan pour l’université de Cergy-Pontoise en 1999.
Couvent Saint-Jacques
Architecte : Belmont Joseph
Datation : 1968, 1969
Description
Les bâtiments du couvent Saint-Jacques sont construits en 1968-1969 par l'architecte Joseph Belmont sur une parcelle comprise entre les rues des Tanneries et de la Glacière. L'ensemble comprend un bâtiment parallèle à la rue accueillant l'église en demi sous-sol et les soixante chambres des frères dans cinq étages, ainsi qu'un second corps perpendiculaire, relié par un hall, abritant l'hôtellerie et des salles de réunion et de conférences. La construction en béton est d'une esthétique dépouillée et rigoureuse, inspirée de l'architecture japonaise, sans signe religieux sur les façades. Celles-ci sont simplement rythmées par l'alternance irrégulière entre des pilastres de béton sablés prolongés d'acrotères de tailles diverses et des fenêtres aux soubassements de bois. L'église occupe tout le sous-sol du bâtiment conventuel. De plan carré, elle est éclairée au niveau du choeur par un large puits de lumière qui remonte jusqu'au toit de l'édifice percé de cinq lanterneaux. Autour de l'autel, placé sur une marche de bois, se déploie l'assemblée de 350 places, sur un sol en travertin animé d'un cheminement en ardoise. Les murs de la nef sont percés, au ras du plafond courbe lambrissé, de vitraux horizontaux abstraits créés par Raoul Ubac et réalisés par l'atelier Simon-Marcq, tandis que la chapelle du Saint-Sacrement reçoit de petits vitraux de Jean Bazaine. Au-dessus de l'église, les chambres ouvrant sur la rue ou le jardin, sont desservies par des coursives disposées autour du puits de lumière carré. Le toit-terrasse accueille le cloître planté.
Les Hautes-Formes
Architecte : Portzamparc de Christian (architecte);Benamo Georgia (architecte)
Datation : 1975, 1980
Historique
L’opération des Hautes-Formes est une œuvre charnière dans l’histoire de l’architecture. Elle rompt défi nitivement avec les principes fonctionnels, urbains et architecturaux en cours dans la production de logements collectifs de cette période en réintégrant la notion d’îlot urbain au sein d’un projet ; un îlot moderne, adapté, ouvert, qui infl uencera l’urbanisme des décennies suivantes. La morphologie des Hautes-Formes s’inspire tout autant de Manhattan (dense, haute et architecturalement diverse) que de la place Furstenberg à Paris. Les alignements traditionnels des bâtiments sur la rue sont remplacés par des alternances de fragments plus libres, des constructions hautes et basses, des vides et des pleins. Second projet réalisé par Christian de Portzamparc après le Château d’eau des Quatre Pavés à Noisiel, il a valeur de manifeste et marque concrètement le début d’une démarche sur le thème de « l’îlot ouvert ».
Description
Au milieu des années 1970, la Régie Immobilière de la Ville de Paris, en collaboration avec le Plan Construction du Ministère de l'Équipement organise un concours pour la construction d'immeubles de logements sur une parcelle trapézoïdale du 13e arrondissement. L'architecte Christian de Portzamparc remporte le concours avec son projet des Hautes Formes, construit de 1975 à 1979 avec Georgia Benamo. Il restructure la parcelle par la création d'une nouvelle rue plantée d'arbres, mettant en oeuvre son principe d'îlot ouvert. Autour de celle-ci sont disposés six immeubles reliés entre eux en partie haute par des arches ou des linteaux. Construits en béton sur des hauteurs différentes permettant une meilleure exposition au soleil, ils abritent en tout 209 logements sociaux. Les architectes jouent avec les formes géométriques fragmentées ou répétées du demi-cercle et du rectangle par des découpes et creusements sur les acrotères ou des fenêtres monumentales occupant la hauteur de deux appartements. Ce travail sur le vide entre les bâtiments, redéfinissant l'espace urbain et le rapport à la rue, sera repris à plus grande échelle par Christian de Portzamparc lors de l'aménagement de la ZAC Paris Rive Gauche-Masséna. L'îlot des Hautes Formes est toutefois aujourd'hui privatisé par l'ajout d'une clôture à chaque extrémité.
Lycée Auguste Rodin
Architecte : Demaret Jean (architecte)
Datation : 1964
Description
Rôle dans l'histoire des lycées parisiens: annexe dite« des Cordelières» du lycée Montaigne, originellement conçue pour accueillir 2000 élèves garçons Bâti à l'emplacement d'une ancienne tannerie et sur une partie du tracé de la Bièvre, le lycée est en lien étroit avec le projet de requalification du quartier Croulebarbe autour du square René Le Gall, confié à l'architecte Adrien Brelet en 1955; il s'inscrit dans cette opération d'urbanisme (le square est pensé comme le prolongement de l'établissement, dont il fait à la fois office de gymnase à ciel ouvert et d'ouverture sur la ville) Plan visant la rationalisation des surfaces (deux longues ailes rectilignes réunies pour former une barre courbe pour les locaux d'enseignement et une tour les surplombant pour les logements) Représentatif de la période des trames et de la normalisation.
Lycée Galilée
Architecte : Kalisz Jacques (architecte)
Datation : 1996
Description
S'inscrit dans un projet de restructuration urbaine (les anciens terrains des entrepôts Singer), sur une parcelle exiguë Inséré dans la structure du nouveau quartier et ses équipements grâce à un cheminement piéton et du mobilier urbain (lampadaires, pavement) conçu par l'architecte Recherche de liaison avec la ville matérialisée par des points de vue et des perspectives urbaines (notamment sur la Cité du Refuge) Plan flexible structuré par la présence des ateliers, vastes espaces ouverts ou petits laboratoires regroupés autour d'un patio central éclairé zénithalement et planté d'un arbre qui s'élevait à l'origine en son milieu Plan témoignant d'une évolution vers l'adaptation de l'architecture au travail pédagogique (de petites cellules modulables et proliférantes) Valorisation de l'enseignement technique par la référence à l'architecture tertiaire plus qu'industrielle, voire même à l'architecture de l'enseignement supérieur Exemple rare formant une rupture typologique car inversion des dispositions traditionnelles: mise en valeur des façades des ateliers, côté rue et relégation des salles de cours généraux côté rue intérieure Espaces conçus pour la vie collective des élèves Filière d'enseignement (prothèse dentaire en particulier) toujours dispensée Notoriété de la signature Témoignage précieux de la fin de la carrière de Kalisz, qui abandonne peu à peu l'esthétique brutaliste de ses débuts à l'AUA au profit de références high-tech (parallèle avec le centre Pompidou: hublots, gaines, pilotis, tuyaux ... la structure habituellement masquée du bâtiment est rendue apparente) Etat de conservation Rééquilibrage typologique de la sélection
Lycée Galilée
Architecte : Kalisz Jacques (architecte)
Datation : 1996
Description
"S'inscrit dans un projet de restructuration urbaine (les anciens terrains des entrepôts Singer), sur une parcelle exiguë Inséré dans la structure du nouveau quartier et ses équipements grâce à un cheminement piéton et du mobilier urbain (lampadaires, pavement) conçu par l'architecte Recherche de liaison avec la ville matérialisée par des points de vue et des perspectives urbaines (notamment sur la Cité du Refuge) Plan flexible structuré par la présence des ateliers, vastes espaces ouverts ou petits laboratoires regroupés autour d'un patio central éclairé zénithalement et planté d'un arbre qui s'élevait à l'origine en son milieu Plan témoignant d'une évolution vers l'adaptation de l'architecture au travail pédagogique (de petites cellules modulables et proliférantes) Valorisation de l'enseignement technique par la référence à l'architecture tertiaire plus qu'industrielle, voire même à l'architecture de l'enseignement supérieur Exemple rare formant une rupture typologique car inversion des dispositions traditionnelles: mise en valeur des façades des ateliers, côté rue et relégation des salles de cours généraux côté rue intérieure Espaces conçus pour la vie collective des élèves Filière d'enseignement (prothèse dentaire en particulier) toujours dispensée Notoriété de la signature Témoignage précieux de la fin de la carrière de Kalisz, qui abandonne peu à peu l'esthétique brutaliste de ses débuts à l'AUA au profit de références high-tech (parallèle avec le centre Pompidou: hublots, gaines, pilotis, tuyaux ... la structure habituellement masquée du bâtiment est rendue apparente) Etat de conservation Rééquilibrage typologique de la sélection"
Lycée technique Bachelard
Architecte : Creuzot Jean (architecte)
Datation : 1938
Description
Exemple de monumentalisation du programme de l'école, tendance observée dans les années 1930 en région parisienne, qui rapproche typologiquement les groupes scolaires des lycées. Volumes géométriques, lignes et proportions caractéristiques de l'architecture des années 1930, témoin d'une politique publique municipale en matière d'éducation en périphérie de Paris. Qualité de mise en œuvre de la brique en façade. Programme et plan guidés par l'influence de l'hygiénisme. Recherche d'air et de lumière (orientation des classes, cours couvertes au sud) dans la droite ligne du modèle de l'école de plein-air. Evolution des usages : transformation en lycée technique, conservation des grands principes distributifs d'origine, extrêmement rationnels. Conservation partielle du second œuvre soigné (porte d'entrée, coupoles en pavés de verre) et conservation des préaux du rez-de-chaussée (non cloisonnés).
Église Notre-Dame-de-la-Sagesse
Architecte : Faloci Pierre-Louis (architecte)
Datation : 1996, 2000
Description
La chapelle Notre-Dame-de-la-Sagesse est construite de 1996 à 2000 par l'architecte Pierre Faloci à la demande de monseigneur Lustiger. Implantée au coeur du quartier de la Bibliothèque Nationale de France, elle occupe une portion d'un jardin conçu par Michel Desvignes. La construction de Pierre Faloci, en béton recouvert de brique rouge à l'extérieur se place en dialogue avec ce jardin par son volume bas, composé d'un agencement de parallélépipèdes, duquel ressort le tour-clocher à droite de l'entrée. La composition reprend l'organisation traditionnelle de l'église avec l'entrée, la nef et le choeur mais d'une façon asymétrique. La partition de la nef entre espace assis occupé par les bancs et espace où l'on se tient debout (baptistère et les chapelles latérales), se veut aussi une référence à Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp. Ces chapelles latérales sont simplement délimitées par des piliers de béton qui ponctuent une paroi vitrée, doublée d'un mur de brique. La lumière naturelle pénètre aussi dans le bâtiment par de minces baies fermées de verre blanc, traitées comme des fissures, mettant en valeur la sobriété de l'architecture.
Église Saint-Marcel
Architecte : Michelin Daniel (architecte);Michelin Jean (architecte)
Datation : 1963, 1967
Description
L'église Saint-Marcel est construite de 1963 à 1967 par l'architecte Daniel Michelin, à l'emplacement de l'ancien chapitre. Le plan est conçu à partir de 1959 en collaboration avec le père André Payon. Le lieu, impliqué dans la vie du quartier, accueille au rez-de-chaussée des bureaux, des salles de réunions, une salle des fêtes et un oratoire. La salle de culte de 900 m², au plan triangulaire, occupe le premier étage. L'assemblée est ainsi focalisée sur le maître-autel en granit bleu, éclairé d'un important jour zénithal triangulaire, tandis que la nef est seulement percée d'un bandeau coloré en partie haute. Le plafond à caissons triangulaires en bois lamellé-collé contraste avec le béton brut des parois du choeur. La chapelle latérale et le baptistère reçoivent des vitraux dessinés par Isabelle Rouault. En 1993, Jean Michelin, fils du premier architecte, ajoute un clocher-porche pyramidal à l'avant de l'édifice, signalant sa présence sur la rue par une façade en dalles de verres éclatées réalisée par Henri Guérin.
Source : https://data.culture.gouv.fr/explore/dataset/liste-des-edifices-labellises-architecture-contemporaine-remarquable-acr/ — Ministère de la Culture - Mérimée — Licence Ouverte v2.0
Tourisme
La commune compte 57 hebergements touristiques classes par Atout France (hotels, residences de tourisme, campings, auberges collectives). Ces etablissements respectent un referentiel national de qualite et sont repartis par niveau d'etoiles.
Repartition par typologie
- HÔTEL DE TOURISME 51
- RÉSIDENCE DE TOURISME 6
Repartition par classement
- 3 étoiles 32
- 4 étoiles 12
- 2 étoiles 9
- 1 étoile 4
Principaux etablissements
| Etablissement | Typologie | Classement | Capacite |
|---|---|---|---|
| ALL SUITES APPART HÔTEL PARIS 13 | RÉSIDENCE DE TOURISME | 3 étoiles | 304 pers. |
| ALL SUITES HOTEL PARIS 13 PORTE D'ITALIE | HÔTEL DE TOURISME | 3 étoiles | 20 pers. |
| AMIRAL HÔTEL | HÔTEL DE TOURISME | 4 étoiles | 91 pers. |
| APPART’CITY COLLECTION PARIS GRANDE BIBLIOTHÈQUE | RÉSIDENCE DE TOURISME | 4 étoiles | 328 pers. |
| BEST WESTERN PLUS HÔTEL LA DEMEURE | HÔTEL DE TOURISME | 4 étoiles | 98 pers. |
| COQ HÔTEL | HÔTEL DE TOURISME | 4 étoiles | 98 pers. |
| GRAND HÔTEL DES GOBELINS | HÔTEL DE TOURISME | 3 étoiles | 82 pers. |
| GREEN HÔTELS PARIS 13 | HÔTEL DE TOURISME | 3 étoiles | 76 pers. |
| HOTEL DU ROUSSILLON | HÔTEL DE TOURISME | 1 étoile | 71 pers. |
| HOTEL RICHEMONT | HÔTEL DE TOURISME | 3 étoiles | 95 pers. |
+ 47 autres etablissements non affiches.
Source : Atout France - Hebergements touristiques classes — Licence Ouverte 2.0
Curiosités & records
Source : OpenStreetMap — Overpass API (2026-03). Licence ODbL (Open Database License).