Ancienne propriété de Camille Corot
classé MH partiellement
fin 2e quart 18e siècle;2e moitié 18e siècle;1er quart 19e siècle;4e quart 19e siècle
La propriété est issue d'un domaine seigneurial remembré, louée ou acquise par des artisans aisés, commerçants, hommes de lettres, fonctionnaires ou bourgeois qui l'aménagent progressivement. Au départ est aménagé un jardin d'utilité organisé de façon régulière avec une écurie autour de 1740. Une maison est construite comme résidence secondaire autour de 1750, agrandie plusieurs fois jusqu'à la fin des années 1780, pendant que les dépendances sont étoffées. La propriété change de dimension lorsque Jean Nicolas Thierriet de Granpré fait aménager un jardin d'agrément paysager et pittoresque sur une partie du terrain, comprenant des fabriques (rotonde, glacière, plus tard un pavillon rustique), une cascade et une rivière artificielle. Son successeur, Charles Guillaume Etienne, ajoute un porche à l'entrée de la maison, utilisant l'ordre dorique sans base. La fonction de lieu de villégiature sur le modèle aristocratique de la seconde moitié du XVIIIe siècle s'affirme ainsi clairement. La propriété est ensuite acquise par la famille du peintre Camille Corot, ce dernier l'utilisant comme résidence secondaire et la partageant avec ses parents et la famille de sa sœur, entre 1817 et 1875. Ville-d'Avray est pour lui un lieu d'inspiration important, dont témoignent 266 peintures et dessins. Les lieux sont ensuite acquis par l'éditeur, imprimeur et libraire Alphonse Lemerre, proche des Parnassiens ; maire de la commune, il utilise la propriété comme résidence principale, ainsi que les propriétaires suivants. Ces propriétaires successifs ont conservé les caractéristiques essentielles de la maison, du jardin et des communs, dans un état très proche de celui du début du XIXe siècle.
Protégé le 2024/10/15 : classé MH · 7 rue du Lac