Le marché immobilier brestois affiche un prix médian de 2 299 €/m² selon les données DVF 2024, en légère hausse de 1,5 % sur un an. Avec 2 587 transactions annuelles, la cité du Ponant présente une dynamique soutenue, portée par un parc majoritairement composé d'appartements (59 % des ventes). Ce paysage de prix, situé entre Le Havre et Rouen, révèle les spécificités d'une grande ville portuaire bretonne.
Comment se porte le marché immobilier à Brest
La hausse modérée de 1,5 % sur un an, issue des données DGFiP, indique un marché résilient mais sans surchauffe. Les appartements, représentant 79,6 % des transactions (2 060 ventes), tirent l'activité avec un prix médian de 2 268 €/m² pour 59 m² en moyenne. Les maisons, plus rares (527 ventes), se négocient à 2 373 €/m². L'écart interquartile (1 856 – 3 011 €/m²) souligne une diversité de l'offre, du logement économique au standing supérieur. La démographie positive (+2,0 % en 5 ans) soutient la demande, tandis que la construction neuve ralentit (-25 % de logements autorisés), ce qui pourrait accentuer la tension à moyen terme.
Évolution du prix médian sur 5 ans
Prix médian au m² et nombre de transactions par année (DVF / DGFiP).
Sur un an, les prix à Brest ont progressé de +1,5 %, une résistance notable dans un contexte national de correction. Cette staleur relative s'explique par des indicateurs démographiques solides (+2 % de population en 5 ans) et un taux d'emploi correct (59,5 %). Le marché n'a pas connu de surchauffe excessive précédemment, limitant le risque de baisse brutale. Pour un acheteur, c'est le signe d'un timing moins risqué que dans des villes plus volatiles. Pour un vendeur, cela indique qu'une mise en prix réaliste peut aboutir dans des délais raisonnables.
Prix détaillés par typologie
Typologie du marché immobilier à Brest
Le parc immobilier de Brest est dominé par les appartements, qui constituent 75,1 % des logements. Seuls 24,9 % sont des maisons, reflétant le caractère urbain et densifié de la métropole (2 905 hab./km²). Le taux de propriétaires (42,7 %) est inférieur à la moyenne nationale, indiquant un bassin locatif important. Les acheteurs sont principalement des primo-accédants et des investisseurs attirés par les rendements locatifs, face à une population relativement jeune (âge médian de 35,9 ans).
Marché vendeur ou acheteur ?
Le marché est plutôt équilibré, avec une légère tendance en faveur des vendeurs sur les biens bien placés. Le volume de transactions élevé (près de 7 ventes par jour en moyenne) et un taux de vacance modéré (6,4 %) indiquent une bonne liquidité. Cependant, la vente peut exiger un réalisme sur le prix, notamment pour les passoires thermiques (5,0 % du parc en F/G) dont la valorisation est contrainte par la réglementation. Le délai de vente dépend fortement du quartier et de l'état du bien.
Vacance longue durée à Brest
Signal de liquidité du marché : un logement vacant depuis plus de 2 ans révèle souvent un bien dégradé ou difficile à louer/vendre. Données 2025 — Ministère de la Transition écologique.
Une part significative des vacants est immobilisée depuis plus de 2 ans : signal d'un parc qui peine à se renouveler. À vérifier au cas par cas.
Construction neuve à Brest (5 dernières années)
Logements autorisés par année — données SITADEL (Ministère de la Transition écologique).
La production neuve à à Brest totalise 2 828 logements sur 5 ans, soit -25 % vs la période antérieure.
Ralentissement de la construction neuve : signal de tension à venir sur le parc, prix soutenus si la demande tient.
La construction neuve à Brest montre un net ralentissement : 2828 logements autorisés sur les 5 dernières années, avec seulement 226 autorisés en 2024, en baisse de 25 % par rapport à la période précédente. Ce repli des permis de construire, dans un contexte de hausse des coûts, limite le risque de sur-offre neuve à court terme. Cela peut soutenir la valeur de l'ancien, particulièrement dans les segments où le neuf fait défaut. Cela indique aussi une difficulté pour la métropole à répondre à la demande par la construction neuve seule.
Quand acheter ou vendre ?
À Brest, l'activité immobilière reprend classiquement après les vacances d'hiver, de février à juin. L'automne (septembre-octobre) est aussi actif, avant le ralentissement de fin d'année. Une spécificité locale : la taxe foncière est due en septembre. Certains vendeurs peuvent être plus motivés pour vendre avant cette échéance. L'été, marqué par les festivals et la vie portuaire, peut attirer des acheteurs extérieurs, mais les transactions sont plus lentes du fait des vacances.
Le saviez-vous ?
- Brest dispose de 10 monuments historiques protégés, comme le château.
- La ville est intégralement couverte par la fibre optique (100 %).
- Seulement 4,1 % des logements sont des résidences secondaires.
Comparaison avec les communes voisines
Prix médian au m² des communes les plus proches (DVF). Tri par distance.
À retenir sur les prix immobiliers à Brest
- Prix médian à 2 299 €/m², en hausse de +1,5 % sur un an
- Écart modéré entre maisons (2 373 €/m²) et appartements (2 268 €/m²)
- Une majorité d'appartements (75 %) dans le parc de logements
- Loyers moyens à 12,2 €/m² pour un appartement
Glossaire immobilier — comprendre les termes utilisés sur cette page
- DVF — Demandes de Valeurs Foncières
- Base de données ouverte de la DGFiP qui recense toutes les transactions immobilières effectuées en France. Elle est mise à jour deux fois par an et constitue la source la plus fiable pour mesurer les prix réels du marché.
- Prix médian vs prix moyen
- Le prix médian est la valeur centrale : 50 % des biens se vendent moins cher, 50 % plus cher. Il est moins sensible aux valeurs extrêmes que le prix moyen, qui peut être tiré par quelques transactions exceptionnelles. Le prix médian est donc plus représentatif du marché réel.
- Q1, Q3 et fourchette interquartile
- Q1 (premier quartile) est le prix sous lequel se vendent 25 % des biens les moins chers. Q3 (troisième quartile) est le prix au-dessus duquel se vendent les 25 % les plus chers. La fourchette Q1–Q3 contient donc 50 % des transactions et donne une idée concrète de l'éventail de prix réel.
- Rendement locatif brut
- Calcul simple : (loyer mensuel × 12) / prix d'achat × 100. Il ne tient compte ni de la vacance locative, ni des charges, ni de la taxe foncière, ni des frais de gestion. C'est un indicateur de comparaison rapide entre biens.
- Rendement locatif net
- Rendement après prise en compte de la vacance locative (typiquement 8 %), des frais de gestion et charges récurrentes (~12 %), et de la taxe foncière. Plus représentatif de la rentabilité réelle. Sur villagesfrancais.fr, il est calculé avec ces hypothèses standard à titre indicatif.
- DPE — Diagnostic de Performance Énergétique
- Étiquette de A (très économe) à G (passoire thermique) qui mesure la consommation énergétique d'un logement. Depuis 2023, les biens classés G ne peuvent plus être loués ; F en 2028, E en 2034. Un parc local avec beaucoup de F/G présente un risque réglementaire majeur.
- Indices composites IPI / IAI / IOL / IPTI
- IPI = pression immobilière (équilibre offre/demande). IAI = accessibilité immobilière (rapport prix/revenu local). IOL = opportunité locative (rendement potentiel et demande). IPTI = pression touristique (poids des résidences secondaires et locations saisonnières). Tous notés sur 10.
- PPR — Plan de Prévention des Risques
- Document opposable qui zonera la commune en fonction des risques naturels (inondation = PPRI, mouvement de terrain, submersion marine, etc.). Un PPR actif peut imposer des contraintes constructives et impacter les conditions d'assurance d'un bien.
- Carte des loyers
- Estimation officielle des loyers mensuels au m² produite par le Ministère de la Transition écologique à partir d'annonces réelles (Leboncoin, SeLoger). Fournit une fourchette basse, médiane et haute pour chaque commune et pour chaque type de bien (apparts/maisons).
- Taxe foncière
- Impôt local annuel dû par tout propriétaire d'un bien bâti. Elle est calculée sur la base de la valeur locative cadastrale × le taux global voté par la commune (et complété par le département/intercommunalité). Elle est restée à la charge du propriétaire même quand le bien est loué.
Méthodologie & sources
Toutes les analyses publiées sur cette page reposent exclusivement sur des sources publiques officielles et ouvertes. Aucune donnée propriétaire ou scrapée d'agences. Les chiffres sont mis à jour à mesure que les producteurs publient leurs nouvelles versions.
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Transactions immobilières réelles enregistrées par la DGFiP.
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Loyers mensuels au m² estimés à partir d'annonces réelles.
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Données population, parc logement, équipements de proximité.
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Logements autorisés et commencés (suivi mensuel).
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Diagnostics de performance énergétique du parc local.
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Plans de prévention, radon, sismicité, arrêtés catnat.
Questions fréquentes sur les prix à Brest
Quel est le prix au m² à Brest ?
Le prix médian à Brest est de 2 299 €/m² selon les données DVF 2024. Il varie de 1 856 €/m² pour le premier quartile à 3 011 €/m² pour le troisième, reflétant une gamme de biens étendue.
Le prix immobilier à Brest est-il en hausse ou en baisse ?
Les prix sont en légère hausse de 1,5 % sur un an. Cette croissance modérée, couplée à une forte activité (2 587 ventes), dessine un marché stable et dynamique.
Quelle fourchette de prix selon le type de bien ?
Une maison coûte en moyenne 2 373 €/m² (surface médiane 96 m²), contre 2 268 €/m² pour un appartement (59 m² médian). Le choix de la typologie impacte fortement le budget.
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