Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Économie
Le niveau de vie médian de Désertines atteint 22 100 € annuels, soit +5 % par rapport à la médiane départementale (20 990 €).
Désertines compte 4 259 habitants et présente un profil économique diversifié. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 17,9 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Montluçon et Domérat. Parmi les principaux employeurs figurent HOPITAL PRIVE SAINT-FRANCOIS et COLLEGE MARIE CURIE.
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation).
À Avermes, commune similaire à 59 km, le revenu médian est de 23 560 €
Le revenu médian de Désertines s'établit à 22 100 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. Face à la médiane dans l'Allier, fixée à 20 990 €, le revenu médian communal lui est supérieur de près de 1 110 €. Les 10 % de ménages les plus modestes perçoivent moins de 12 610 € quand les 10 % les plus aisés dépassent 35 050 €, soit un rapport interdécile modérée de 2,8.
Le marché de l'emploi communal, mesuré sur 1 800 actifs, affiche un chômage à 12,1 %, au-dessus de la médiane nationale. 34,9 % des emplois occupés relèvent de la catégorie des employés, CSP dominante communale.
Le tissu économique local compte 257 établissements actifs en 2023, à dominante tertiaire. Le découpage NAF place administration publique, enseignement, santé, action sociale en tête, avec 29,2 % des établissements. 33 créations enregistrées en 2024, traduisant une dynamique de création positive (stock total à +24,8 % sur la décennie). Le tissu local compte parmi ses principaux employeurs HOPITAL PRIVE SAINT-FRANCOIS et COLLEGE MARIE CURIE.
Les finances communales restent équilibrées en 2024: 896 €/hab de recettes, 170 €/hab d'épargne brute, 482 €/hab d'encours de dette. Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 2,8 années de remboursement (courte); les dépenses d'équipement atteignent 233 €/hab.
La pression fiscale communale sur le foncier bâti reste dans la moyenne française en 2024 (46,10 % de TFB globale). Le taux global de TFB s'écarte de +4,04 points par rapport à la médiane départementale (42,06 %); part communale seule: 43,07 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 32,00 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 26,76 %.
Le positionnement géographique — Désertines est dans la diversité paysagère de la grande région alpine — explique pour partie les équilibres économiques et fiscaux. Sur le plan des zonages économiques, la commune est concernée par le FRR (France Ruralités Revitalisation). Les 1 319 navetteurs sortants rejoignent principalement Montluçon et Domérat. Les données CNAF identifient 770 allocataires de Désertines, dont 105 foyers au RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Ce graphique montre comment les revenus se répartissent dans la commune. Les déciles découpent la population en 10 tranches égales : D1 est le seuil en dessous duquel se situent les 10 % les plus modestes, D9 le seuil au-dessus duquel se situent les 10 % les plus aisés. La barre centrale (Q2) représente la médiane. Plus l'écart entre D1 et D9 est grand, plus les inégalités de revenus sont marquées.
Les déciles révèlent un écart de 2,8 entre les 10 % aux plus faibles revenus (12 610 €) et les 10 % les plus aisés (35 050 €), autour d'une médiane de 22 100 €.
Revenu médian selon l'âge de la personne de référence du ménage (le déclarant principal). La barre foncée représente la médiane (50 % gagnent plus, 50 % gagnent moins). La zone claire montre l'écart interquartile (Q1–Q3) : la fourchette dans laquelle se situent les 50 % de ménages « du milieu ».
Les revenus médians par tranche d'âge de Désertines se lisent autour de la médiane communale (22 100 €): les seniors sont souvent au-dessus (patrimoine, retraites stables), les moins de 30 ans en dessous (entrées en emploi, CDD).
D'où proviennent les revenus des habitants ? Ce graphique décompose le revenu disponible moyen de la commune selon ses sources : salaires, activités non salariées, pensions de retraite, revenus du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. Le total peut dépasser 100 % car les impôts (négatifs) sont déduits séparément.
La structure des revenus de Désertines combine 53,3 % de salaires, 40,0 % de pensions, 7,5 % issus du patrimoine et 5,6 % de prestations sociales.
Comparaison du niveau de vie selon la composition du foyer. Les couples sans enfant ont généralement le niveau de vie le plus élevé (deux revenus, peu de charges), tandis que les familles monoparentales et les personnes seules sont souvent les plus fragiles. La barre foncée indique la médiane, la zone claire l'écart Q1–Q3.
À Désertines, les couples (avec ou sans enfant) tirent le niveau de vie vers le haut de la médiane (22 100 €), tandis que les foyers monoparentaux restent structurellement plus exposés.
Comment se composent les revenus des plus modestes (D1) aux plus aisés (D10) ? Chez les ménages les plus modestes, les prestations sociales représentent une part importante des ressources. À l'inverse, les ménages les plus aisés tirent davantage leurs revenus du patrimoine et des salaires. Les impôts (en négatif) pèsent plus lourdement sur les déciles supérieurs.
La composition par décile de Désertines met en évidence le basculement progressif: poids majeur des prestations sociales chez les plus modestes (D1-D3), domination des salaires puis du patrimoine chez les plus aisés.
Le niveau de vie varie fortement selon que le ménage est propriétaire de son logement ou locataire. Les propriétaires ont généralement un revenu plus élevé, tandis que les locataires du parc social comptent parmi les ménages les plus modestes. L'indice de Gini mesure les inégalités internes à chaque groupe.
Comparaison des revenus médians perçus par les ménages selon la nature de la ressource principale. Les salaires et les pensions sont généralement les sources les plus stables, tandis que les revenus d'activités non salariées ou du patrimoine présentent une dispersion plus importante (écart Q1-Q3 plus large).
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 17 550 € | 22 220 € | 27 250 € |
| Pensions, retraites et rentes | 17 320 € | 22 690 € | 27 970 € |
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 15 380 € | 16 760 € |
| Médiane | 21 660 € | 22 100 € |
| 3e quartile (Q3) | 28 260 € | 27 570 € |
| Indice de Gini | 0,31 | 0,24 |
| Effet de la redistribution | +440 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité mesure la part des 15-64 ans qui travaillent ou cherchent un emploi. Le taux d'emploi ne compte que ceux qui travaillent effectivement. Le taux de chômage est la part des actifs qui sont sans emploi et en recherchent un (au sens du recensement, différent de celui de Pôle emploi).
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 76,4 % | 67,2 % | 12,1 % |
| Hommes | 78,3 % | 68,8 % | 12,2 % |
| Femmes | 74,7 % | 65,8 % | 12,0 % |
| 15-24 ans | 48,8 % | 36,3 % | 25,8 % |
| 25-54 ans | 92,2 % | 82,9 % | 10,1 % |
| 55-64 ans | 58,8 % | 51,5 % | 12,5 % |
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
La catégorie socioprofessionnelle dominante parmi les emplois situés de Désertines est Employés (34,9 %), ce qui colore le profil du marché du travail local.
Les 5 grands secteurs de l'économie. L'agriculture domine en milieu rural, tandis que le secteur administration, enseignement, santé est souvent le premier employeur des villes moyennes.
Premier employeur sectoriel, le Administration, enseignement, santé, action sociale pèse 51,1 % des emplois situés à Désertines, signe du modèle économique local.
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
À Désertines, 88,3 % des actifs privilégient Voiture pour leurs trajets domicile-travail, loin devant les autres modes.
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
Le type de contrat le plus représenté parmi les salariés de Désertines est CDI / Fonction publique (85,0 %).
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
À Désertines, — de la population non scolarisée détient un diplôme de l'enseignement supérieur tandis que 17,7 % n'a aucun diplôme.
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
La comparaison entre hommes et femmes de Désertines révèle un écart de — sur le niveau supérieur, conforme à la tendance nationale des dernières décennies.
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
À Désertines, le taux de scolarisation culmine entre 6 et 14 ans (obligation scolaire), reste élevé au lycée, puis reflète l'orientation vers l'emploi ou les études supérieures.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
À Désertines, 770 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | HOPITAL PRIVE SAINT-FRANCOIS | Hébergement et restauration (NAF 56.10C) | 250 à 499 salariés |
| #2 | COLLEGE MARIE CURIE | Enseignement (NAF 85.31Z) | 50 à 99 salariés |
| #3 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 50 à 99 salariés |
| #4 | ASSOCIATION POUR PERSONNES AGEES DE DESERTINES | Autres activités de services (NAF 94.99Z) | 50 à 99 salariés |
| #5 | ENTREPRISE BARBIERO | Construction (NAF 42.21Z) | 20 à 49 salariés |
| #6 | SARL FERNANDES | Construction (NAF 43.99C) | 20 à 49 salariés |
| #7 | GAMA | Construction (NAF 43.32C) | 20 à 49 salariés |
| #8 | SOCIETE NOUVELLE FERNANDES - TARNAUD | Construction (NAF 43.34Z) | 20 à 49 salariés |
| #9 | CARREFOUR MARKET | Commerce (NAF 47.11D) | 20 à 49 salariés |
| #10 | ETABLISSEMENT DESERTINES | Construction (NAF 42.11Z) | 20 à 49 salariés |
Désertines héberge 257 établissements, soit 6,0 pour 100 habitants (-20 % vs médiane départementale). On dénombre 33 créations récentes, soit 12,8 % du parc existant. L'économie locale est portée par Administration publique, enseignement, santé, action sociale (29 %) et Commerce, transports, hébergement et restauration (19 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0
À 57 km, Aubusson (3 018 hab.) enregistre 1 251 €/hab. de dépenses par habitant
Les finances de Désertines sont saines avec une dette modérée de 482 €/hab et une capacité d'épargne de 170 €/hab. Le budget de fonctionnement dégage un excédent de 170 € par habitant.
Côté fonctionnement, Désertines dégage 896 € de recettes et engage 726 € de dépenses par habitant, soit une épargne brute de 170 €/hab (19 % des recettes) (-27 % par rapport à la médiane du département (999 €)). Sur un autre plan, les ménages supportent une taxe foncière de 46,1 % (taux global), au sommet du classement du département (8ᵉ position sur 317). Qui plus est, l'effort d'investissement atteint 233 € par habitant. D'autre part, l'endettement atteint 482 €/hab (-43 % par rapport à la médiane du département (844 €)).
Comptes de la commune — OFGL/DGFiP 2024
Les comptes des communes sont publiés par l'Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locale (OFGL) à partir des données de la DGFiP. L'épargne brute (recettes − dépenses de fonctionnement) mesure la capacité d'autofinancement. Les montants par habitant permettent de comparer des communes de tailles différentes.
Décomposition du budget communal en 2024. Les recettes de fonctionnement proviennent principalement des impôts locaux et des dotations de l'État. Les frais de personnel et les achats constituent les principaux postes de dépenses.
Les impôts locaux apportent 3,0 M€ aux caisses communales (soit 74 % des recettes), tandis que l'encours de dette atteint 2,2 M€.
Évolution des principaux indicateurs financiers par habitant. L'épargne brute indique la santé financière de la commune : plus elle est élevée, plus la commune peut investir. L'encours de dette représente le capital restant dû.
La capacité d'autofinancement ressort à 170 €/hab en 2024 contre 142 €/hab en 2017, pour un encours de dette de 482 €/hab.
Source : Comptes des communes (OFGL) — DGFiP / OFGL — Licence Ouverte v2.0
Taux de fiscalité directe locale — REI/DGFiP 2024
Les taux d'imposition sont votés chaque année par les collectivités. Le taux global cumule les parts communale, intercommunale, départementale et taxes annexes (GEMAPI, syndicats). Depuis 2023, la taxe d'habitation ne s'applique plus qu'aux logements vacants et résidences secondaires.
Le taux global se décompose entre la part communale (votée par le conseil municipal), la part intercommunale (EPCI), et d'éventuelles taxes annexes. Depuis 2021, la part départementale de la taxe foncière a été transférée aux communes.
| Taxe | Communal | Interco. | Autres | Global |
|---|---|---|---|---|
| Taxe foncière (bâti) | 43,07 % | 2,86 % | 0,17 % | 46,10 % |
| Taxe foncière (non bâti) | 67,61 % | 4,54 % | 0,47 % | 110,19 % |
| Taxe d'habitation | 13,83 % | 12,77 % | 0,16 % | 26,76 % |
| CFE | 0,00 % | 31,36 % | 0,64 % | 32,00 % |
| TEOM | — | — | — | 8,90 % |
Positionnement des taux par rapport aux moyennes pondérées du département et de la France métropolitaine. Un écart positif signifie que la commune taxe davantage.
Sur la TFB, 46,10 % localement contre 43,01 % au national; la CFE appliquée aux entreprises s'élève à 32,00 %.
Évolution des taux globaux de 2021 à 2024. Les variations peuvent refléter les délibérations des collectivités ou la revalorisation annuelle des bases par l'État.
La trajectoire des taux montre une stabilité de la TFB (46,08 % → 46,10 %) pour une CFE à 32,00 % en 2024.
Source : REI - Fiscalité directe locale — DGFiP — Licence Ouverte v2.0
| Potentiel financier / habitant | 964 € vs moyenne strate 941 € (+2%) |
| Effort fiscal | 1,270 vs moyenne strate 1,105 |
| Strate démographique | Strate 5 Population DGF : 4 575 |
Le millesime 2019 est le plus recent en open data commune par commune ; DGCL fournit des donnees plus recentes uniquement via consultation web.
Source : https://www.data.gouv.fr/datasets/criteres-de-repartition-des-dotations-versees-par-letat-aux-collectivites-territoriales/ — DGCL - Criteres de repartition des dotations (2019) — Licence Ouverte 2.0