Ancien centre social
inscrit MH
2e quart 20e siècle
Architecte : Brelet Adrien (architecte);Le Donné André (architecte);Nitzchké Oscar (architecte)
Ce bâtiment est construit dans le village noir, quartier social, qui accueille les cheminots aux salaires les plus modestes, parmi lesquels beaucoup de familles nombreuses. La vie y est très particulière, rythmée par le passage des trains qui remplacent l'horloge pour ses habitants. A toute heure du jour et de la nuit, des cheminots en bleu de chauffe partent au travail ou en reviennent, souvent barbouillés de cambouis. On les surnomme les gueules noires (le terme « Village noir » vient de là). Une ambiance familiale règne au sein du quartier : les familles s'entraident, organisent des sorties ensemble. Ce quartier a gardé cette âme cheminote. Une grande partie des logements, devenus aujourd'hui propriétés privées, sont encore habités par des cheminots actifs ou retraités. Au milieu du quartier du village noir, une maison métallique accueillait une permanence d'une assistante sociale. Celle-ci recevait les femmes et les nourrissons et visitait les familles pour répondre à leurs besoins. Des activités pour les femmes y étaient organisées : travail manuel, cuisine, jeux. Depuis les années 1930, une assistante sociale y tenait des permanences pour aider les familles cheminotes dans leur vie de tous les jours.
Protégé le 2022/11/07 : inscrit MH · 1 impasse Eugène Flaman