Pavillon Monvoisin, Cité Rebard
inscrit MH
3e quart 20e siècle
C'est à partir des années 1940 que l'Est de la ville de Cayenne commence à se développer et que son urbanisation est pensée pour accueillir les services publics et les fonctionnaires, personnels qui y sont associés et, par conséquent, à loger. Les terrains qui nous intéressent sont octroyés en concession dès 1850 par M. Achille HOURY, propriétaire d'une briqueterie. En 1901, Mademoiselle Anaïs Sainte-Rose obtient du Gouverneur de la Guyane la concession définitive des 15 hectares appartenant autrefois à M. HOURY. En 1907, elle vend 3 hectares à Mademoiselle Marie-Anne Brisset et lui loue les 12 autres hectares. La laiterie John HENRY remplace alors la briqueterie sur ce terrain. Décédée en 1911, les deux enfants de Mademoiselle BRISSET héritent de ses biens. Son fils, décédé en 1917, laisse sa sœur, Juliana Andrina HENRY, mineure, pour seule héritière. Le père, M. John HENRY, entreprend des démarches pour revendre les terrains, immeubles et dépendances appartenant à sa fille. Il vend finalement en 1922 à M. Jean-Baptiste BOUYGUES, douanier en retraite qui revendra les immeubles à un autre agent des douanes, M. Constantin BELLONY en 1926. Ce monsieur Bellony vend 6 mois plus tard au propriétaire qui gravera son nom dans la toponymie de Cayenne, M. Laurent Euphrasius REBARD, industriel. L'Etat rachète les terrains à M. REBARD en 1954, en vue de la construction des lotissements des bureaux et logements de fonctionnaires acteurs de la départementalisation. La cité où fut construit le lotissement du Bureau Minier Guyanais porte donc le nom du propriétaire auprès duquel l'État acquière la parcelle de 15 hectares nécessaires à sa programmation architecturale et urbaine pour répondre à la mise en place de la départementalisation : la cité Rebard.
Protégé le 2024/10/10 : inscrit MH · Cité Rebard, rue Paul Behary Laul Sirder