Centre tertiaire de 75 506 habitants, Fort-de-France abrite un volume important d'emplois publics et de services à la personne. Le revenu médian reste sensiblement inférieur à la moyenne française, avec un taux de pauvreté élevé (28,0 %).
Une majorité d'actifs (65,5 %) travaille sur place, les autres rejoignant principalement Le Lamentin et Schœlcher. Parmi les principaux employeurs figurent CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LA MARTINIQUE et COLLECTIVITE TERRITORIALE DE MARTINIQUE. Le marché du travail reste tendu (20,2 % de chômage).
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV), ainsi qu'à 2 autres dispositifs d'aide territoriale. Elle participe à 2 programmes nationaux d'appui aux territoires (Action Cœur de Ville, Fabriques de Territoire). 4 projets ont été subventionnés par l'État pour 550 000 € d'aides d'investissement. 4 tiers-lieux complètent l'offre d'accueil économique locale.
Avec 19 470 € de revenu médian, Fort-de-France se situe en dessous du repère national. Face à la médiane départementale (19 570 €), Fort-de-France se situe dans des ordres de grandeur proches. La distribution des revenus affiche une dispersion marquée (D9/D1 = 4,2): le 1er décile se situe à 9 230 €, le 9e à 38 680 €.
Le chômage — 20,2 % — et le faible taux d'emploi (56,8 %) dessinent un marché du travail sous forte tension, pour 33 028 personnes actives. Parmi les emplois de Fort-de-France, les employés concentrent 34,2 % des effectifs.
Le paysage économique local (25 148 établissements en 2023) reste porté par les services. Sur le plan sectoriel, activités scientifiques, techniques, services administratifs concentre 74,5 % des unités productives. Le rythme de création atteint 3 137 en 2024, en ligne avec une dynamique de création forte — stock total en +92,6 %. Côté employeurs, CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LA MARTINIQUE et COLLECTIVITE TERRITORIALE DE MARTINIQUE figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
Les finances de Fort-de-France présentent en 2024 2 285 €/hab de recettes pour 1 915 €/hab de dépenses, dégageant 370 €/hab d'épargne brute. Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 6,6 années de remboursement (raisonnable); les dépenses d'équipement atteignent 149 €/hab. 4 projets locaux ont bénéficié de 550 000 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Avec 51,76 % de taxe foncière bâtie en 2024, Fort-de-France affiche une pression fiscale foncière supérieure à la moyenne. Par rapport à la médiane départementale (50,52 %), l'écart communal atteint +1,24 points, pour une part communale pure à 48,70 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 25,03 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 35,43 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Fort-de-France est dans le maillage des communes des Caraïbes françaises. La commune est couverte par plusieurs dispositifs — Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) et dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR) — pris en compte dans certaines aides publiques. Côté navettes domicile-travail, 9 295 actifs vont travailler notamment vers Le Lamentin et Schœlcher. Sur le versant social, la CAF dénombre 24 980 allocataires, dont 8 725 foyers bénéficiaires du RSA.