Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Lucé.
Commune de 15 921 habitants animée par le commerce et les services, Lucé s'inscrit dans une dynamique économique tertiarisée. Le revenu médian reste sensiblement inférieur à la moyenne française, avec un taux de pauvreté élevé (23,0 %).
Seuls 23,2 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Chartres et Mainvilliers. Parmi les principaux employeurs figurent ASCO SAS et MAIRIE. Le marché du travail reste tendu (16,1 % de chômage).
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV). Un projet a été subventionné par l'État pour 400 000 € d'aides d'investissement.
19 390 €revenu médian-16% vs dept · -14% vs France
63,1 %Taux d'emploi-10% vs dept · -7% vs France
23,0 %Taux de pauvreté+44% vs dept · +44% vs France
À Fontenay-Le-Fleury, commune similaire à 61 km, le revenu médian est de 26 260 €
Les ménages disposent d'un revenu médian de 19 390 € par UC, inférieur à la médiane française. Au regard de la médiane du département (22 970 €), le revenu de Lucé est inférieur d'à peu près 3 580 €. La distribution des revenus affiche une dispersion importante (D9/D1 = 3,0): le 1er décile se situe à 10 570 €, le 9e à 31 280 €.
Le bassin d'emploi communal affiche un chômage élevé (16,1 %) et un taux d'emploi limité (63,1 %), sur 7 069 actifs. Côté CSP, les ouvriers (29,5 %) arrivent en tête, suivis des Professions intermédiaires (28,5 %).
En 2023, 761 établissements étaient actifs de Lucé, principalement dans les services. Sur le plan sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration concentre 32,3 % des unités productives. Le rythme de création atteint 204 en 2024, en ligne avec une dynamique de création forte — stock total en +30,8 %. Le tissu local compte parmi ses principaux employeurs ASCO SAS et MAIRIE.
Exercice 2024: 1 634 €/hab de recettes de fonctionnement, 1 243 €/hab de dépenses et une épargne brute de 391 €/hab, indicateurs d'une situation saine. Côté solvabilité, il faudrait 1,6 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 476 €/hab. Un projet local a bénéficié de 400 000 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux global de TFB en 2024 atteint 61,53 %, dépassant le repère national moyen. Comparée au département (49,07 % de médiane TFB), Lucé présente un écart de +12,46 points — la part communale pure s'élève à 53,38 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 26,40 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 23,72 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Lucé est dans la vallée de la Loire ou ses affluents. La commune est couverte par le Quartier Prioritaire de la Ville (QPV), dispositif pris en compte dans certaines politiques publiques. Les flux domicile-travail font état de 4 384 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Sur le versant social, la CAF dénombre 4 030 allocataires, dont 615 foyers bénéficiaires du RSA.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
19 390 €Revenu médianLa moitié des habitants gagne plus, l'autre moitié gagne moins
7 835Ménages fiscauxFoyers soumis à l'impôt sur le revenu dans la commune
0,23Indice de GiniMesure les inégalités : 0 = égalité parfaite, 1 = inégalité maximale
23,0 %Taux de pauvretéPart de la population vivant avec moins de 60 % du revenu médian national (soit environ 13 000 €/an)
43 %Ménages imposésPart des ménages fiscaux soumis à l'impôt sur le revenu
Distribution des revenus (déciles)
Ce graphique montre comment les revenus se répartissent dans la commune. Les déciles découpent la population en 10 tranches égales : D1 est le seuil en dessous duquel se situent les 10 % les plus modestes, D9 le seuil au-dessus duquel se situent les 10 % les plus aisés. La barre centrale (Q2) représente la médiane. Plus l'écart entre D1 et D9 est grand, plus les inégalités de revenus sont marquées.
Les déciles révèlent un écart de 3,0 entre les 10 % aux plus faibles revenus (10 570 €) et les 10 % les plus aisés (31 280 €), autour d'une médiane de 19 390 €.
Revenus par tranche d'âge
Pour chaque tranche d'âge du déclarant, on lit la médiane de revenu (trait foncé) et l'amplitude des 50 % centraux (zone claire, entre Q1 et Q3). Les courbes générationnelles révèlent souvent un pic de revenu autour de la cinquantaine et un retrait après la retraite.
Les revenus médians par tranche d'âge de Lucé se lisent autour de la médiane communale (19 390 €): les seniors sont souvent au-dessus (patrimoine, retraites stables), les moins de 30 ans en dessous (entrées en emploi, CDD).
Composition des revenus
Ce schéma répartit les ressources des ménages selon leur nature. Salaires, revenus non salariés, pensions, revenus du capital (loyers, dividendes, plus-values) et transferts sociaux composent le revenu disponible moyen. Les impôts directs étant déduits séparément (poste négatif), le total des sources positives peut excéder 100 %.
Les salaires représentent 59,6 % du revenu disponible local et les pensions 33,8 %, signe d'un profil de Lucé marqué par son équilibre démographique.
Revenus par type de ménage
La taille et la structure du foyer pèsent fortement sur le niveau de vie : deux actifs sans enfant disposent généralement de la meilleure marge, alors que les familles monoparentales et les personnes seules ressortent comme les groupes les plus vulnérables. Le diagramme combine médiane (foncé) et plage Q1–Q3 (clair).
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (19 390 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Taux de pauvreté par tranche d'âge
Le diagramme rapporte, classe d'âge par classe d'âge, la proportion de ménages vivant sous le seuil de pauvreté (60 % du niveau de vie médian national, environ 13 000 € annuels en 2021). La ligne en pointillé renvoie au taux global de la commune. Les ménages les plus jeunes et les seniors de plus de 75 ans concentrent souvent les situations les plus difficiles.
Autour d'un taux communal de 23,0 %, les tranches d'âge extrêmes (jeunes actifs, grand âge) concentrent le plus souvent la pauvreté monétaire de Lucé.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
Du décile D1 au décile D10, la composition du revenu disponible bascule progressivement : redistribution et minima sociaux occupent une place centrale en bas de distribution, tandis que salaires et patrimoine prennent le dessus en haut. À l'opposé, la ponction fiscale (poste négatif) s'amplifie nettement vers les déciles supérieurs.
Chez les ménages les plus modestes de Lucé, les prestations et pensions amortissent la chute des revenus d'activité; chez les plus aisés, le patrimoine monte en puissance à mesure qu'on progresse vers le D10.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
L'accession à la propriété s'accompagne en moyenne d'un revenu plus élevé ; les locataires du parc social regroupent à l'inverse une grande part des ménages aux niveaux de vie les plus bas. L'indice de Gini apporte un complément utile : il jauge les écarts internes propres à chaque statut.
24 920 €PropriétairesGini : 0,19
16 790 €LocatairesGini : 0,22
15 750 €Locataires du parc socialGini : 0,20
21 750 €Locataires du parc privéGini : 0,22
Revenu médian par source de revenu
Cette comparaison oppose des sources de revenus stables — salaires, pensions — à d'autres plus volatiles, comme les revenus des indépendants ou du patrimoine. La largeur de la plage Q1-Q3 mesure visuellement cette dispersion.
Source
1er quartile (Q1)
Médiane
3e quartile (Q3)
Salaires et traitements
14 980 €
19 680 €
25 090 €
Indemnités de chômage
9 740 €
11 990 €
14 740 €
Pensions, retraites et rentes
16 480 €
21 120 €
26 400 €
Revenu déclaré négatif ou nul
7 510 €
9 240 €
10 890 €
Revenus déclarés vs disponibles
Le revenu déclaré totalise les ressources brutes signalées au fisc ; le revenu disponible tient compte de la redistribution (impôts directs déduits, prestations ajoutées). La différence donne une mesure pratique du « coup de pouce » net assuré par le système social-fiscal aux ménages locaux.
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Parmi les 15-64 ans, le taux d'activité additionne les personnes en emploi et celles à la recherche d'un travail ; le taux d'emploi ne retient que les premières. Quant au taux de chômage, il rapporte les chômeurs au seul total des actifs (et suit la définition INSEE du recensement, plus large que celle de France Travail).
63,1 %Taux d'emploiPart des 15-64 ans occupant un emploi
16,1 %Taux de chômagePart des actifs sans emploi (au sens du recensement)
75,2 %Taux d'activitéPart des 15-64 ans actifs (employés + chômeurs)
5 929Actifs occupésNombre de personnes en emploi
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Le tableau confronte taux d'emploi et taux de chômage par sexe puis par classe d'âge. Le segment des 15-24 ans affiche en règle générale un chômage plus élevé : beaucoup poursuivent leurs études, ce qui se traduit aussi par un faible taux d'activité dans cette tranche.
Catégorie
Taux d'activité
Taux d'emploi
Taux de chômage
Ensemble
75,2 %
63,1 %
16,1 %
Hommes
78,3 %
66,9 %
14,5 %
Femmes
72,3 %
59,4 %
17,8 %
15-24 ans
53,0 %
39,0 %
26,4 %
25-54 ans
88,7 %
75,7 %
14,7 %
55-64 ans
54,8 %
47,4 %
13,4 %
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
Premier groupe de l'emploi local, les Ouvriers représentent 29,5 % des postes occupés sur le territoire communal.
Emplois par secteur d'activité
Cette ventilation par grand secteur d'activité éclaire le poids relatif de l'agriculture, de l'industrie, de la construction, du commerce-transports-services et de l'administration-enseignement-santé. Les communes rurales sont souvent agricoles ; les villes moyennes, fréquemment tertiaires-publiques.
Premier employeur sectoriel, le Commerce, transports, services pèse 39,4 % des emplois situés à Lucé, signe du modèle économique local.
Modes de transport domicile-travail
Le trajet domicile-travail français reste très majoritairement automobile, surtout hors des grandes agglomérations. Les transports en commun progressent quand l'offre devient dense, et le vélo ou la marche apparaissent surtout pour des trajets courts dans les zones centrales.
Le mode de transport le plus utilisé pour se rendre au travail de Lucé est Voiture (66,0 % des actifs occupés).
Types de contrats de travail
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (81,3 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Champ retenu : population non scolarisée de 15 ans et plus, classée par diplôme maximal. Les étudiants et lycéens en cours d'études sont volontairement exclus pour ne pas biaiser la lecture. Le palier « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Répartition par niveau de diplôme
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
Les personnes sans diplôme représentent 28,0 % de la population non scolarisée de Lucé.
Niveau de diplôme par sexe
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
On observe ici l'intensité de la scolarisation selon l'âge. Logiquement maximale entre 6 et 14 ans, elle reste forte aux deux extrémités du cycle (maternelle et lycée) puis s'érode dès l'entrée dans la vie active. Une part importante de 18-24 ans encore scolarisés indique souvent une commune universitaire ou proche d'un pôle d'enseignement supérieur.
La courbe par âge de Lucé permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
QPV
2 quartiers prioritaires
Politique de la Ville 2024
La commune accueille des quartiers prioritaires de la politique de la ville : territoires ciblés pour leur concentration de pauvreté, bénéficiant d'aides renforcées (éducation, emploi, rénovation urbaine, exonérations commerce).
Vieux Puits - Paradis - Maunoury
Bruxelles - Arcades - Béguines
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante
(source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées
(artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
400 000 €
Subventions 2024 ?
Soit 25,1 € par habitant
(contre 29,0 €/hab. en moyenne dans l'Eure-et-Loir · 32,6 €/hab. en France)
1
Projets finances 2024 ?
2 808 267 €
Cout HT total 2024 ?
Projets finances en 2024
Dispositif
Projet
Cout HT
Subvention
Taux
DSIL
Requalification, desartificialisation et renaturation de la place du 19 mars 1962 a luce
2 808 267 €
400 000 €
14,2 %
Total 2023-2024 : 400 000 € de subventions sur 1 projet.
Lucé héberge 761 établissements, soit 4,8 pour 100 habitants (-26 % vs médiane départementale). On dénombre 204 créations récentes, soit 26,8 % du parc existant. L'économie locale est portée par Commerce, transports, hébergement et restauration (32 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (15 %).
761établissements actifs
204Créations en 2024
26,8 %Taux de création
246
Commerce, transports, hébergement et restauration
Le top 3 des secteurs: Commerce, transports, hébergement et restauration (246), Activités scientifiques, techniques, services administratifs (114) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (98), reflet de la spécialisation économique locale.
204 créations en 2024 pour un stock stabilisé à 761 établissements en 2023, soit +30,8 % depuis 2014.