Le prix médian de l'immobilier à Reims s'établit à 2 722 €/m² selon les données DVF 2024, en léger recul de 2 % sur un an. Ce marché, qui enregistre près de 2 600 transactions annuelles, présente un équilibre entre appartements (2 753 €/m²) et maisons (2 606 €/m²). Une lecture fine des données permet de se positionner, que l'on soit vendeur ou acheteur, dans cette ville de près de 178 000 habitants.
Comment se porte le marché immobilier à Reims
Le marché rémois affiche une correction modérée avec une baisse des prix de 2 % sur un an. Cette tendance s'inscrit dans un contexte national, mais contraste avec des villes de taille comparable comme Dijon (3 320 €/m²). Les appartements, majoritaires dans les transactions (2 094 ventes), voient leur prix médian (2 753 €/m²) légèrement dépasser celui des maisons (2 606 €/m²). La fourchette interquartile (2 120 – 3 615 €/m²) révèle une dispersion des valeurs de près de 70 %, signe d'un marché segmenté selon les quartiers et les états des biens.
Évolution du prix médian sur 5 ans
Prix médian au m² et nombre de transactions par année (DVF / DGFiP).
Le marché rémois montre une correction récente de -2 % sur un an, après une période de forte croissance. Cette stabilisation, couplée à une baisse de 36 % des autorisations de construire neuves, suggère une limitation de l'offre future. Pour un acheteur, c'est un moment propice à la négociation, surtout sur les biens nécessitant des travaux. Pour un vendeur, il faut viser une estimation juste et soigner la présentation du bien. Le prix médian de 2 722 €/m² reste soutenu par la fonction de capitale régionale et la desserte TGV.
Prix détaillés par typologie
Typologie du marché immobilier à Reims
Les appartements dominent les ventes avec 81 % des transactions (source DGFiP), reflétant le parc majoritairement composé de logements collectifs (80,8 %). Les maisons individuelles, qui représentent 19 % du parc, concentrent 19 % des ventes. Avec seulement 28 % de propriétaires occupants, le marché est fortement orienté vers la location, ce qui influence la demande d'achat. Les acquéreurs sont donc souvent des investisseurs, mais aussi des primo-accédants attirés par des prix plus accessibles qu'en région parisienne.
Marché vendeur ou acheteur ?
Avec un volume de vente stable et un taux de logements vacants de 9,5 %, le marché rémois n'est pas en pénurie. L'offre reste suffisante pour les acheteurs, qui disposent d'un certain pouvoir de négociation, notamment sur les biens énergivores (7,7 % de passoires). Toutefois, la proximité de la gare TGV (0,5 km) et la densité d'équipements (plus de 6 400) maintiennent l'attractivité du centre. La tendance à la baisse des prix pourrait ralentir si la construction neuve, en net recul (-36 % d'autorisations), ne comble pas la demande.
Vacance longue durée à Reims
Signal de liquidité du marché : un logement vacant depuis plus de 2 ans révèle souvent un bien dégradé ou difficile à louer/vendre. Données 2025 — Ministère de la Transition écologique.
Une part significative des vacants est immobilisée depuis plus de 2 ans : signal d'un parc qui peine à se renouveler. À vérifier au cas par cas.
Construction neuve à Reims (5 dernières années)
Logements autorisés par année — données SITADEL (Ministère de la Transition écologique).
Sur les 5 dernières années, 3 918 logements ont été autorisés à à Reims, -36 % par rapport au cycle précédent.
Effondrement de la construction neuve : forte pression sur le parc existant à anticiper.
Les autorisations de logements neufs ont chuté de 36 % sur les cinq dernières années, avec seulement 367 logements prévus en 2024. Ce ralentissement marqué de la construction neuve limite le risque de sur-offre à court terme et maintient la pression sur le parc ancien. Pour les acquéreurs, cela signifie moins d'alternatives modernes et une attention accrue sur la rénovation. Pour l'investisseur, c'est un signal de rareté potentielle, qui peut soutenir les valeurs locatives et la demande dans l'ancien bien entretenu.
Quand acheter ou vendre ?
Le marché immobilier rémois suit le rythme universitaire, avec un pic de demandes à la location en juillet-août et à l'achat en septembre-octobre. Pour vendre, le printemps (mars-avril) reste propice, la ville étant aussi fréquentée par les touristes du patrimoine (66 monuments historiques). La rentrée fiscale (taxe foncière en septembre) peut inciter certains vendeurs à finaliser avant cette échéance. L'hiver est une période de moindre activité, favorable aux négociations à l'achat.
Le saviez-vous ?
- Reims possède 66 monuments historiques protégés, dont la cathédrale.
- La ville a autorisé 3 918 logements neufs sur les 5 dernières années.
- L'âge médian des Rémois est de 35,3 ans, bien en dessous de la moyenne nationale.
Comparaison avec les communes voisines
Prix médian au m² des communes les plus proches (DVF). Tri par distance.
À retenir sur les prix immobiliers à Reims
- Prix médian : 2 722 €/m², en baisse de 2 % sur un an.
- Écart maison/appart : les appartements sont 5,6 % plus chers au m².
- Bien type : 143 156 € pour un appartement, 239 752 € pour une maison.
- Prix au m² divisé par près de 2 par rapport à Paris intra-muros.
Glossaire immobilier — comprendre les termes utilisés sur cette page
- DVF — Demandes de Valeurs Foncières
- Base de données ouverte de la DGFiP qui recense toutes les transactions immobilières effectuées en France. Elle est mise à jour deux fois par an et constitue la source la plus fiable pour mesurer les prix réels du marché.
- Prix médian vs prix moyen
- Le prix médian est la valeur centrale : 50 % des biens se vendent moins cher, 50 % plus cher. Il est moins sensible aux valeurs extrêmes que le prix moyen, qui peut être tiré par quelques transactions exceptionnelles. Le prix médian est donc plus représentatif du marché réel.
- Q1, Q3 et fourchette interquartile
- Q1 (premier quartile) est le prix sous lequel se vendent 25 % des biens les moins chers. Q3 (troisième quartile) est le prix au-dessus duquel se vendent les 25 % les plus chers. La fourchette Q1–Q3 contient donc 50 % des transactions et donne une idée concrète de l'éventail de prix réel.
- Rendement locatif brut
- Calcul simple : (loyer mensuel × 12) / prix d'achat × 100. Il ne tient compte ni de la vacance locative, ni des charges, ni de la taxe foncière, ni des frais de gestion. C'est un indicateur de comparaison rapide entre biens.
- Rendement locatif net
- Rendement après prise en compte de la vacance locative (typiquement 8 %), des frais de gestion et charges récurrentes (~12 %), et de la taxe foncière. Plus représentatif de la rentabilité réelle. Sur villagesfrancais.fr, il est calculé avec ces hypothèses standard à titre indicatif.
- DPE — Diagnostic de Performance Énergétique
- Étiquette de A (très économe) à G (passoire thermique) qui mesure la consommation énergétique d'un logement. Depuis 2023, les biens classés G ne peuvent plus être loués ; F en 2028, E en 2034. Un parc local avec beaucoup de F/G présente un risque réglementaire majeur.
- Indices composites IPI / IAI / IOL / IPTI
- IPI = pression immobilière (équilibre offre/demande). IAI = accessibilité immobilière (rapport prix/revenu local). IOL = opportunité locative (rendement potentiel et demande). IPTI = pression touristique (poids des résidences secondaires et locations saisonnières). Tous notés sur 10.
- PPR — Plan de Prévention des Risques
- Document opposable qui zonera la commune en fonction des risques naturels (inondation = PPRI, mouvement de terrain, submersion marine, etc.). Un PPR actif peut imposer des contraintes constructives et impacter les conditions d'assurance d'un bien.
- Carte des loyers
- Estimation officielle des loyers mensuels au m² produite par le Ministère de la Transition écologique à partir d'annonces réelles (Leboncoin, SeLoger). Fournit une fourchette basse, médiane et haute pour chaque commune et pour chaque type de bien (apparts/maisons).
- Taxe foncière
- Impôt local annuel dû par tout propriétaire d'un bien bâti. Elle est calculée sur la base de la valeur locative cadastrale × le taux global voté par la commune (et complété par le département/intercommunalité). Elle est restée à la charge du propriétaire même quand le bien est loué.
Méthodologie & sources
Toutes les analyses publiées sur cette page reposent exclusivement sur des sources publiques officielles et ouvertes. Aucune donnée propriétaire ou scrapée d'agences. Les chiffres sont mis à jour à mesure que les producteurs publient leurs nouvelles versions.
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Transactions immobilières réelles enregistrées par la DGFiP.
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Loyers mensuels au m² estimés à partir d'annonces réelles.
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Données population, parc logement, équipements de proximité.
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Logements autorisés et commencés (suivi mensuel).
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Diagnostics de performance énergétique du parc local.
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Plans de prévention, radon, sismicité, arrêtés catnat.
Questions fréquentes sur les prix à Reims
Quel est le prix au m² à Reims en 2024 ?
Le prix médian au mètre carré à Reims est de 2 722 €. Les appartements se négocient autour de 2 753 €/m², et les maisons à 2 606 €/m², selon les données DVF.
Le prix immobilier à Reims est-il en hausse ou en baisse ?
Les prix à Reims sont en baisse de 2 % sur un an. Ce léger recul intervient dans un marché qui reste actif, avec 2 591 transactions annuelles.
Quelle fourchette de prix selon le type de bien ?
La fourchette de prix (Q1-Q3) est large : de 2 120 à 3 615 €/m². Pour une maison type de 92 m², il faut compter environ 240 000 €, contre 143 000 € pour un appartement de 52 m².
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