Monuments, balades, terroir et lieux à découvrir : préparez votre visite à Perpignan.
01 Labels touristiques de Perpignan
Perpignan est distinguée par
1 label
touristique de notoriété nationale.
Villes et Pays d'Art et d'Histoire
Le label Ville ou Pays d'Art et d'Histoire est attribué par le ministère de la Culture aux communes ou groupements de communes qui s'engagent dans une politique de sensibilisation des habitants, des visiteurs et du jeune…
Perpignan rassemble 36 monuments historiques, 5 musées de France, 1 site patrimonial remarquable. l'offre d'hébergement compte 30 hébergements classés Atout France.
3 édifices sans dénomination spécifique (« Maison », « Habitat fortifié »…).
Ancien couvent des Frères Prêcheurs
classé MH14e siècle
Ensemble architectural datant majoritairement des 13e et 14e siècles, avec des apports des 15e, 16e et 18e siècles. La face Est de cet ensemble présente la particularité d'offrir à la vue une succession de cinq absides et absidioles groupées côte à côté. La salle capitulaire, située contre la chapelle Saint-Georges, a été construite au 14e siècle sur plan carré en partie basse et octogonal en partie haute. Quatre trompes assurent la liaison des deux structures. Elle est couverte selon le procédé catalan par autant de pignons que de voûtains. Le cloître a été remanié à plusieurs époques. Ses galeries orientale et occidentale sont des 13e et 14e siècles ; les galeries nord et sud, remaniées, sont construites sur piliers carrés de briques. De nombreux chapiteaux, colonnes et bases primitifs de ces galeries subsistent. Au 16e siècle, le cloître a été voûté sur croisées d'ogives en briques, reposant sur des culots de marbre du 14e siècle. Au 16e siècle également, une galerie supérieure a été créée, comportant des arcatures en briques reposant sur des piliers cylindriques avec des chapiteaux en briques. L'ancien réfectoire des 14e-15e siècles est situé au rez-de-chaussée de l'aile occidentale. L'ancien dortoir du 14e siècle est situé à l'étage de la même aile. Il est couvert par une charpente posée sur huit arcs diaphragmes. La chapelle Notre-Dame, construite sous Louis XVI, fut autrefois le siège du Tiers ordre de Saint-Dominique. Elle est à nef unique, couverte en berceau, avec des chapelles latérales surmontées de galeries en anse de panier. L'édifice est rythmé de pilastres cannelés à chapiteaux ioniques. Le cul de four du chevet est orné de peintures en trompe l'oeil et de peintures murales de la fin du 18e siècle. Ces peintures paraissent avoir été modifiées à la fin de l'époque révolutionnaire. Au sud-ouest de l'église se trouvent les vestiges de l'ancien cloître-cimetière du 13e siècle.
Protégé le 1977/05/17 : classé MH · 8 rue Rabelais
Ancien couvent des Minimes
inscrit MH partiellement2e moitié 16e siècle;1er quart 17e siècle
Le couvent fut construit à partir de 1575 sur des terrains offerts par les Perpignanais. Le cloître est commencé en 1617. En 1638, aménagement de la citerne d'eau. En 1791, après le départ des pères Minimes, l'administration militaire affecta les locaux à l'installation des offices de la Manutention et de l'Intendance. L'église est à nef unique de cinq travées bordées de chapelles latérales et se termine par un choeur à sept pans. La nef est couverte d'une toiture sur charpente portée par des arcs doubleaux diaphragmes. Le choeur est voûté sur nervures rayonnant à partir de la clé. De petits passages permettent la communication entre les chapelles latérales couvertes de voûtes sur croisée d'ogives. La façade sud-ouest s'ouvre par une porte en arc plein cintre, montée dans un appareil de marbre blanc. Le cloître se développe au sud-est de l'église, autour d'une cour quadrangulaire sous laquelle se trouve la citerne. Les quatre corps de bâtiment qui le composent sont en briques. Deux galeries superposées s'ouvraient autrefois sur la cour par une suite d'arcs plein cintre dont l'ordonnance par travée est la suivante : un grand arc au rez-de-chaussée, deux petits arcs jumelés au premier étage. Les galeries du rez-de-chaussée sont couvertes de voûtes en pénétration ; celles du premier étage sont charpentées. Au niveau de certaines travées, les galeries du rez-de-chaussée sont ornées de peintures murales disposées dans les espaces dégagés par les lunettes des voûtes. Elles semblent illustrer la vie de saint François de Paule, saint Antoine de Padoue et l'histoire de l'ordre des Minimes. Les portes donnant accès aux galeries ont un décor sculpté.
Protégé le 1988/02/09 : inscrit MH
Ancien couvent Sainte-Claire
classé MH partiellement;inscrit MH partiellement;protection partielle1ère moitié 16e siècle;17e siècle
Bâti aux frais de l'empereur Charles Quint en 1548, le couvent des Clarisses fut confisqué en 1792 et transformé en prison civile. Cet ensemble conventuel a conservé son plan primitif et l'essentiel de sa structure, à savoir l'église et le cloître. L'église est à nef unique charpentée, choeur quadrangulaire voûté sur croisée d'ogives et chapelles latérales. Le cloître, dont deux galeries seulement sont couvertes, est composé d'arcades plein cintre très sobres. Présence de peintures murales du 17e siècle sur la paroi du choeur.
L'ancien grand séminaire comprend la chapelle Saint-Jean l'Evangéliste ainsi que la galerie formant cloître, adossée à la cathédrale. Cette galerie formait un quadrilatère dont il ne subsiste plus que trois faces, le côté ouest ayant été démoli en 1826 pour l'agrandissement du séminaire. Ces murs de clôture de l'ancien cimetière Saint-Jean comportent une suite ininterrompue d'arcatures juxtaposées dont chacune est un tombeau. Ces arcatures forment niches et renferment la plupart d'intéressantes inscriptions latines ou romanes. Les tombeaux datent du milieu du 14e siècle et présentent une disposition unique en France. Cette galerie donne accès à l'escalier à vis qui dessert les toitures de la cathédrale, à la salle capitulaire ainsi qu'à toutes les dépendances situées au nord et à l'est du monument. La chapelle, dite La Funeraria, s'ouvre sur la galerie est du cloître. Elle était achevée vers 1396. C'est un édifice à une seule nef, sans chapelles latérales, voûté d'ogives, avec culots ornés de feuillages et de têtes humaines. Son nom de Funeraria vient de la coutume espagnole suivant laquelle les défunts y étaient placés dans leurs cercueils pendant une nuit avant d'être mis en tombe.
Protégé le 1910/06/30 : classé MH
Ancien Hôtel Pams
classé MH4e quart 19e siècleArchitecte : Carlier Léopold (architecte);Gervais Paul (peintre);Petersen (architecte);Gervex Henri (peintre)
Immeuble de plan carré, à deux étages et un étage de comble. En raison de la déclivité du sol, le premier étage se trouve de plain pied, sur l'arrière, avec une cour autour de laquelle se développe une galerie. La façade sur rue est à huit travées de fenêtres. Les baies du premier étage sont à encadrement rectangulaire ; celles des deux autres niveaux sont cintrées. Au premier étage, un balcon se développe sur toute la longueur de l'édifice. Au second étage, chaque baie s'ouvre sur un balcon individuel. La façade côté Saint-Sauveur a entièrement été remaniée. Sur ses trois côtés extérieurs, la cour intérieure est bordée d'un portique où alternent colonnes ioniques et pilastres à refends. A l'étage, le grand côté est occupé par une galerie éclairée par sept baies en arc plein cintre. L'axe du bâtiment est individualisé par un léger avant-corps qui supporte le balcon à balustres de la fenêtre axiale, surmontée d'un fronton. Les deux petits côtés de la cour sont occupés par deux loggias alternant colonnes ioniques et pilastres. La couleur est, dans cette cour, au service de l'architecture : sol de pavés rouges ; brun rouge des murs de fond des loggias ; frises de céramique bleue à décor floral. Ces deux panneaux encadrent un panneau central de mosaïque bleu et or qui sert de fond à un jeune joueur de flûte en bronze. Au centre de la cour préside une nymphe en marbre signée Bastet (1896). A l'intérieur, les efforts ornementaux se sont concentrés sur le hall d'entrée et l'escalier monumental. Le vestibule est éclairé par un jour zénithal diffusé par une verrière conique chargée d'un lanterneau. Aux premier et second étages, les panneaux peints alternent avec les portes et les baies. Au premier, les panneaux peints illustrant des allégories sont bordées d'un guipure de boiserie à motif d'olivier. Au second, les panneaux illustrent des scènes maritimes, sans doute en relation avec les activités d'armateur de la famille Pams. La cage d'escalier s'ouvre largement sur le hall par une colonnade en marbre rouge. Au-dessus du soubassement se développe un décor peint représentant des scènes antiquisantes, visiblement en relation avec le plafond peint où figure Cybèle. La cage d'escalier est couverte d'un plafond à adoussissement dont les angles sont occupés par des médaillons ornés de visages féminins.
Protégé le 2023/05/15 : classé MH · 18 rue Emile-Zola
Ancien magasin Aux Dames de France
inscrit MH partiellement1er quart 20e siècleArchitecte : Debrie Georges (architecte)
Les premiers grands magasins apparaissent à Paris au début du 19e siècle (1825, le Grand Bazar) et plus tardivement en province (1855, le Grand Bazar de Lyon). Ces grands magasins, qui s'adressent à une clientèle aisée, présentent un décor luxueux, de vastes espaces intérieurs et les aménagements techniques les plus modernes (ascenseur, éclairage électrique, ...). Les Dames de France de Perpignan ont été construites de 1905 à 1907 par l'architecte Georges Debrie et l'entrepreneur M. Pourxet pour le compte de la société Paris-France. Le nouvel immeuble est édifié à l'entrée est de la ville, dans la perspective de l'avenue de la gare, en bordure de la place de Catalogne, créée à la même époque. Le magasin reçoit une verrière zénithale en dôme extrêmement audacieuse, malheureusement détruite en 1963. L'immeuble est à deux étages sur rez-de-chaussée et étage de comble, sur plan pentagonal. Les trois façades principales ont une élévation identique : rez-de-chaussée aux vitrines séparées par des pans de murs à refends ; étage de grandes baies cintrées (niveaux de vente) ; étage de comble couvert d'une toiture d'ardoise avec brisis et éclairé par une succession d'oculi. L'entrée principale est chargé d'un fronton cintré orné de guirlandes sous lequel figure l'inscription " Aux Dames de France ". Le décor est concentré à l'étage des grandes baies (uniquement sur les façades principales, les deux façades arrières en sont dépourvues) : cartouches, guirlandes, motifs floraux, symboles glorifiant la révolution industrielle, ...
Protégé le 1999/06/24 : inscrit MH · place de Catalogne
Ancien palais de justice
classé MH
Palais de justice (ancien) , attenant à la mairie : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Protégé le 1886/07/12 : classé MH
Ancienne chapelle Notre-Dame-des-Anges
classé MH2e moitié 13e siècle;1ère moitié 14e siècle
La chapelle conserve le souvenir d'une des premières fondations monastiques de saint François. Située près de l'entrée de l'ancien couvent des frères mineurs, elle remplaça un sanctuaire plus ancien. L'édifice se compose d'une nef unique de quatre travées voûtées d'ogives, qui se termine par un chevet plat. Les vestiges de l'ancien cloître, démoli au 19e siècle, comportent quinze arcs formerets sur le mur de la galerie sud et deux autres en retour sur la galerie ouest. Cette galerie date du début du 14e siècle.
Protégé le 1974/02/25 : classé MH · 40 rue Maréchal-Foch
Ancienne université de Perpignan
classé MH18e siècle
Université créée en 1350 par Pierre d'Aragon, dépendant de l'évêché d'Elne. L'annexion du Roussillon à la France, en 1659, fit apparaître l'université de Perpignan comme un agent de francisation du Roussillon. En 1760, le comte de Mailly fit construire le nouveau bâtiment qui abrita les enseignements jusqu'à la Révolution. Cet établissement était doté d'un jardin des plantes, d'un jardin des arbustes, d'une bibliothèque publique, d'un cabinet d'histoire naturelle, d'un cabinet de physique et d'un amphithéâtre d'anatomie. En 1795, l'université est remplacée par l'Ecole Centrale. Depuis 1980, les bâtiments abritent les archives municipales. Plan en U inscrit dans une parcelle triangulaire. Le corps central présente une façade de style classique avec ordre toscan et fronton triangulaire, flanqué de deux ailes surmontées d'un étage au 19e siècle. A l'intérieur, l'essentiel des dispositions primitives ont été maintenues.
Protégé le 2005/12/12 : classé MH · 1 rue du Musée
Ancienne église des Carmes
classé MH14e siècle
Les Grands Carmes se sont établis à Perpignan en 1213. Le cloître fut construit de 1333 à 1342. Au milieu du 19e siècle, il a été transporté pierre par pierre, par le baron Alexandre Guiraud, dans le parc du château de Villemartin, près de Limoux (Aude). L'église pourrait remonter au 14e siècle. L'ancien couvent fut transformé en arsenal au 17e siècle, et l'église, coupée par des planchers en bois, devint un dépôt annexé à cet arsenal. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands utilisèrent l'église comme dépôt de pneumatiques. Au moment de la Libération, ils mirent le feu à l'entrepot. L'église est un vaste édifice de type gothique languedocien. Il comporte une nef unique de huit travées, bordée de chapelles et couverte d'une charpente apparente. Il se termine par un chevet polygonal également bordé de chapelles. Le mur qui clôt le chevet est reporté à l'extrémité extérieure des contreforts, en sorte que les sept chapelles qui entourent les sept côtés du polygone du chevet, sont ménagées entre ces contreforts. Il est probable que cette disposition date du 14e siècle. La disposition primitive du 13e siècle, contemporaine de la nef, ne devait pas comporter de chapelles. Sous le chevet se trouve une crypte qui présente tous les caractères du 15e siècle. Le chevet est voûté en briques sur nervures de pierre. Les chapelles latérales, séparées de la nef par des arcs brisés, sont couvertes de voûtes sur croisées d'ogives en briques, avec clefs en pierre sculptées. Le portail en marbre est orné de chapiteaux autour desquels s'enroulent des animaux fantastiques. L'église renfermait autrefois une tribune qui se trouvait au fond de l'édifice et qui se composait d'un plancher de bois établi sur deux arcs en maçonnerie et orné de modillons sculptés et d'incrustations de carreaux décorés.
Le canal d'arrosage principal s'étire d'Ille-sur-Tet jusqu'à Perpignan. Le franchissement de la dépression naturelle située au sud de la ville et séparant la colline du Serrat-d'en-Vaquer de celle de Puig-Joan, est réalisé par un aqueduc de 300 m de long, 4,60m de large et 13m de haut. Cet ouvrage, appelé Les Arcades, se compose de 21 arches plein cintre construites en cayroux jointoyées de chaux. Lorsque le bourg de Perpignan se plaça au rang des grandes villes, la construction de nombreux édifices, la voirie et les besoins économiques exigèrent un volume d'eau permanent. Les premières dérivations sous forme de canaux remontent au 12e siècle et se poursuivirent au 14e siècle lorsque les rois de Majorque séjournèrent au château de Perpignan.
C'est à partir de 1679 que Vauban entreprit la transformation et le renforcement du "front Saint-Jacques", la portion des remparts au nord-est entourant la butte sur laquelle avait été bâtie, au milieu du 13e siècle, l'église Saint-Jacques. Il fut d'abord secondé dans cette entreprise par l'ingénieur Gabriel de La Mire. En 1681, Rousselot succéda à La Mire à la direction des fortifications du Roussillon. C'est lui qui, en 1685, reconnaissant l'insuffisance des casernes de Perpignan pour le logement des troupes, proposa la construction de la caserne Saint-Jacques, projet approuvé par Vauban. Selon un mémoire établi en 1718 par l'ingénieur militaire Joblot, la caserne Saint-Jacques était la plus grande de la place. Elle pouvait loger huit cents hommes et cent-soixante chevaux.
Protégé le 1983/03/21 : inscrit MH · rue de la Caserne-Saint-Jacques ; rue Louis-Bausil
Castillet, Grand-Castillet, porte Notre-Dame ou Petit-Castillet
classé MH14e siècle;15e siècle;16e siècle
Le Castillet comprend trois parties : le Castillet proprement dit ou Grand Castillet, construit vers 1368 pour défendre la porte neuve ouverte à ce moment dans l'enceinte de la ville ; la Porte Notre-Dame ou Petit Castillet, accolée au flanc Est de la construction précédente et qui date de 1481-1485 ; le bastion polygonal établi en 1542 en avant du Grand Castillet pour en couvrir les approches. Le Castillet a été, jusqu'en 1892, affecté à usage de prison militaire, puis comme dépendances du casernement.
Protégé le 1889 : classé MH
Cathédrale Saint-Jean-Baptiste
classé MH14e siècle
L'édifice a été commencé en 1324 et est construit en petits matériaux. Le calcaire de Baixas est employé pour les points d'appui importants et les nervures des voûtes. Les galets pris dans la Têt ont été jointoyés au mortier de chaux et, par endroit, au ciment romain. La brique est le matériau le plus employé (murs portants, voûtes, murettes de la toiture, ébrasements des baies). Les petits chéneaux latéraux sont en poterie vernissée verte. Le calcaire de Baixas ne pouvant se sculpter, les quelques décors (moulures, gargouilles) sont en grès rouge. Les remplages sont faits en mortier de ciment moulé et établi sur une armature de fer. Ils datent de la fin du 15e siècle.
Protégé le 1906/08/09 : classé MH
Chapelle de Château-Roussillon, ancienne église Sainte-Marie de Château-Roussillon
inscrit MH11e siècle;12e siècle
La chapelle est citée en 1153 mais semble avoir été construite plus tôt, au 11ème siècle. L'église se compose d'une nef principale avec, au nord, une seconde nef plus étroite. Les parties les plus anciennes datent du 11ème siècle et se caractérisent par l'utilisation de galets de rivière et de pierres d'époque romaine. Les deux absides en cul de four sont éclairées par une fenêtre axiale. L'entrée se fait par un portail situé au sud précédé par un porche. Les voussures et rampants du portail possèdent un effet de polychromie réalisé avec des grès rouge et gris. L'intérieur de l'église est orné de peintures ( représentation de Dieu le Père entouré de têtes d'angelots, décors peints au pochoir).
Protégé le 2012/05/09 : inscrit MH · place de la Chapelle
Cinéma "Castillet"
inscrit MH partiellement1er quart 20e siècleArchitecte : Montes Eugène (architecte);Guenot Alexandre (sculpteur)
Un des plus anciens cinémas de France, construit en 1911 pour Jean Font par l'architecte Eugène Montès et décoré par le sculpteur Alexandre Guénot. Sa conception s'inspire de l'architecture théâtrale du 19e siècle, en y incorporant quelques éléments Art Nouveau. Il a été conçu dès l'origine pour être un cinéma. Salle modifiée en 1953 par l'architecte Scob.
Protégé le 1997/03/18 : inscrit MH partiellement
Citadelle ou ancien palais des Rois de Majorque et d'Aragon
classé MH partiellement;inscrit MH partiellement;protection totale4e quart 13e siècle;2e moitié 17e siècleArchitecte : Vauban Sébastien Le Prestre de;marquis (ingénieur militaire)
Le château des rois de Majorque a été construit de 1276 à 1300. L'ensemble des immeubles et terrains est devenu propriété de la France par le traité des Pyrénées (1659) qui rattache le Roussillon à la France. La citadelle a été construite par Vauban.
inscrit MH partiellement2e moitié 13e siècle;1ère moitié 14e siècle
L'établissement du monastère des chanoinesses de Saint-Sauveur se situe autour des années 1230-1240. Le décret du 4 août 1792 mit fin à la vie de ce couvent. Ses membres furent dispersés, exilés et les biens vendus. Du couvent des Dames, seule la salle capitulaire subsiste. Il s'agit d'un édifice semblable à la salle capitulaire du couvent des Dominicains, à la différence que cette dernière a conservé son choeur. Cette disposition explique la double fonction de l'édifice, à la fois salle capitulaire et chapelle. Seule la partie basse du choeur a été conservée, jusqu'à la naissance des deux trompes d'angles. De plan carré au sol, elle passe, au niveau du premier étage, à un plan octogonal par l'intermédiaire des trompes d'angles. Elle est couverte d'une voûte octopartite sur nervures. Chaque pan de mur était ajouré d'une baie en arc brisé, hormis le mur est qui était percé d'un oculus. Sur l'impasse Zola demeure toujours la porte en arc brisé qui s'ouvrait sur le cloître, flanquée de deux baies. L'ensemble est appareillé en marbre blanc.
Eglise consacrée en 1025. Il semblerait que deux églises se soient succédées en ce lieu, antérieures à celle de 1025. Cette dernière comportait une nef unique et un transept et se terminait par une abside semi-circulaire. L'examen des restes de l'ancien clocher montre qu'il fut établi, au moins sur deux étages, vers la fin du 11e siècle. Vers le milieu du 12e siècle fut exécuté le portail de Notre-Dame dels Correchs, à la base du clocher ; le mur nord du premier étage du clocher fut percé d'une triple arcature à colonnettes, formant tribune au-dessus de la croisée du transept. A la même époque, l'abside fut entièrement refaite. La voûte en coupole de Notre-Dame dels Correchs paraît dater de la même campagne. Au début du 13e siècle, réfection du voûtement de la chapelle Saint-Michel qui datait de la fin du 11e siècle, et modification de la tribune. Le portail principal, au sud, doit remonter au début de cette campagne. De 1269 à 1290, établissement de diverses chapelles, de même qu'au 14e siècle. Saint-Jean le Vieux était constitué en collégiale depuis 1102 et le demeura jusqu'à la consécration de la nouvelle église Saint-Jean (1509).
L'église est dite Real car ancienne paroisse du château royal de Perpignan. Elle fut fondée en 1300 à l'inititative du roi de Majorque, Jacques II, et des consuls de Perpignan, sur l'emplacement d'un monastère des frères de la Pénitence. La chapelle primitive fut sans doute utilisée en attendant la construction d'une nouvelle église. En 1340, le roi Jacques III institua une collégiale de douze chanoines. En 1381, cette communauté séculière s'élargit avec l'arrivée de la communauté régulière des chanoines augustins d'Espira de l'Agli. Dès lors, le prieuré fut érigé en abbaye sous l'appellation d'abbaye de la Real. En 1408-1409, se tinrent dans l'église les sessions du "concile de la Real", présidé par l'anti-pape Benoît XIII, en présence de l'empereur Sigismond et d'Alphonse, roi d'Aragon. A partir de 1592, la Real, érigée en simple communauté séculière par une bulle de Clément VIII, n'eut plus que des abbés nommés directement par le roi. Désaffectée en 1793, l'église fut transformée en parc d'artillerie puis rendue au culte en 1803. L'église est à nef unique, voûtée sur croisées d'ogives, flanquée de quinze chapelles latérales, entre contreforts, le tout appareillé de marbre. Un porche gothique la précédait au 14e siècle, transporté en 1633 à l'église Saint-Jacques, en même temps que le portail primitif de marbre blanc, remplacé par un portail d'esprit classique en marbre de Villefranche. Le clocher carré du 14e siècle subsiste en grande partie. Il a été découronné et fortement endommagé en 1539 par le canon de la garnison castillane du château royal. Du grand cloître méridional ne subsiste qu'une chapelle du 14e siècle. Deux des chapelles du midi (Saint-Sacrement et Christ) ont été agrandies et transformées aux 18e et 19e siècles. Au nord-est, accolée au chevet à cinq pans, se trouve une sacristie du 14e siècle, voûtée d'ogives. Une tibune occidentale de la même époque repose sur un arc transversal enjambant la nef et présente des corbeaux de bois sculptés.
Protégé le 1983/01/20 : classé MH
Eglise Saint-Jacques
classé MH14e siècle;18e siècle
Les hauteurs qui s'étendaient à l'est de la ville, au-delà de l'enceinte, portaient le nom de "Puig des Lépreux". Selon une tradition, c'est là que ce serait élevée dès le 12e siècle une petite église dédiée à Saint-Jacques et desservie par un chanoine de Saint-Jean-le-Vieux. L'édifice actuel, une nef unique avec chapelles latérales, présente peu de traces de la première période (essentiellement parties du mur méridional et transept sud), le reste ayant été reconstruit au 14e siècle. Le chevet fut réédifié par la confrérie des jardiniers (hortolans) de 1395 à 1400. Leurs armoiries sont sculptées sur la clef de voûte et les culots d'ogives. Les tisserands qui, avec les hortolans, avaient beaucoup contribué au peuplement du quartier et à l'oeuvre de l'église, construisirent, en 1394, leur chapelle de confrérie. Le clocher, qui devait dater de la fin du 13e siècle, fut démoli jusqu'au niveau des cloches en 1540. Après un incendie accidentel en 1545, il fut reconstruit en 1546. Menaçant ruine au 19e siècle, il fut entièrement réédifié en briques en 1846. L'actuel chevet occidental est constitué par la chapelle de la Sanch, bâtie entre 1699 et 1742 pour la confrérie du même nom. A l'origine, la nef était couverte d'une charpente apparente sur arcs diaphragmes. En 1785, elle reçut des croisées d'ogives et des voûtes à la catalane, en briques posées à plat. Le portail en marbre blanc, en plein cintre, qui s'ouvre sur la façade méridionale, et le portique qui le précède, datent du début du 14e siècle et proviennent probablement de l'église de Sainte-Marie de la Real. Ils n'occuperaient cet emplacement que depuis environ 1633. Cette église est typique du gothique méridional catalan.
Protégé le 1987/01/27 : classé MH
Eglise Saint-Mathieu
inscrit MHmilieu 17e siècle;2e moitié 19e siècle
En 1639, l'église primitive est détruite pour dégager les abords de la citadelle menacée par les Français. L'église est reconstruite aussitôt, les travaux s'achevant en 1677. L'édifice se compose d'une nef unique bordée de chapelles latérales, faux-transept et abside à cinq pans. L'église est couverte de voûtes en briques. Le décor 19e siècle a succédé à des peintures plus anciennes. Le buffet d'orgue en bois sculpté date du 18e siècle
Protégé le 2003/03/26 : inscrit MH · rue Grande-la-Monnaie
Hôtel de ville
classé MH14e siècle;17e siècle
Hôtel de Ville : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Protégé le 1886/07/12 : classé MH
Hôtel Saint-Antoine
inscrit MH partiellement14e siècle
Cette pierre du 14e siècle, réemployée dans un bâtiment récent, proviendrait de l'ancien cloître de Saint-Jean de Perpignan. Elle porte le blason parlant de la famille d'Alenya. Un Pierre d'Alenya fut prieur des Dominicains en 1343. Cela ajouté au fait que la rue se nommait autrefois "rue des Jacobins", pourrait laisser penser que cette pierre sculptée proviendrait de moins loin que le cloître Saint-Jean. Il est même assez probable qu'elle est à peu près restée en place.
Protégé le 1965/07/12 : inscrit MH · 11 rue de la Révolution-Française
Immeuble
inscrit MH partiellement14e siècle
Maison patricienne caractéristique du 14e siècle, ornée de peintures murales. Remodelé au 19e siècle, l'immeuble a gardé l'essentiel de ses structures médiévales, malgré l'altération des distributions verticales (escalier et percements de la façade donnant une nouvelle ordonnance ; reprofilage du portail). Modifications en 1828 (mosaïque de galets ; escalier à vide central unique à Perpignan).
Protégé le 2001/08/03 : inscrit MH · 2 rue des Abreuvoirs
Loge des Marchands ou Loge de Mer
classé MH15e siècle
Loge des Marchands ou Loge de Mer : classement par liste de 1840
Protégé le 1840 : classé MH
Maison dite Casa Xanxo
classé MH16e siècle
Demeure élevée au début du 16e siècle pour un riche marchand de draps du nom de Xanxo. Elle est bâtie dans le style catalan de l'époque. Sa facade, en pierre et brique, comprend deux chaînes de bossages très saillants et rustiqués. La porte d'entrée, ouverte au centre, est en plein cintre avec une archivolte composée de claveaux d'une seule pièce. Un second rouleau de claveaux porte un larmier décoré de crochets de feuillages. Deux baies carrées à colonnettes cantonnent cette porte. Au-dessus, un bandeau décoré de sujets recoupe la façade dans toute sa largeur. Le premier étage comportait trois baies. L'une d'elles a été remplacée par deux baies modernes. Les deux autres subsistent. L'ensemble est couronné par une toiture très saillante, suivant l'usage régional. A l'intérieur, le vestibule est décoré de deux portes. A droite et à gauche se trouvent deux salles voûtées, à nervures recoupées.
Protégé le 1919/12/29 : classé MH · 8 rue de la Main-de-Fer
Monument aux morts départemental de la guerre de 1914-1918
inscrit MHArchitecte : Violet Gustave (sculpteur)
Le monument aux morts départemental en totalité, y compris les stèles et les grilles, tel que délimité en rouge sur le plan cadastral annexé à l’arrêté, situé sur la promenade des platanes, le long des boulevards Wilson et Bourrat, section AP, parcelle 382 et 383 : inscription par arrêté du 18 octobre 2018.
Protégé le 2018/10/18 : inscrit MH · promenade des platanes
Museum
inscrit MH partiellement16e siècle
En 1793, l'immeuble abrita le tribunal révolutionnaire. Depuis son acquisition par la ville, il héberge le museum d'histoire naturelle. Le vestibule d'entrée donne accès à une cour. Au-dessus de l'arc en anse de panier qui sépare la cour du vestibule, une fenêtre ancienne est décorée de moulurations en cavet formant colonnettes, avec petits chapiteaux à feuillages. Cette baie est abritée sous une mouluration extérieure saillante, formant au centre un petit fronton demi-circulaire à décrochements. Dans le tympan, un écu ovale, timbré d'un heaume de trois-quart, est sculpté de deux arbustes arrachés, aux rameaux entrelacés portant des fruits arrondis. Des volutes de feuillages encadrent ce cartouche. La mouluration extérieure saillante se retourne en équerre, verticalement pour reposer sur des consoles sous lesquelles sont sculptés deux écus, présentés par des anges. A droite de la cour, en entrant, un arc en anse de panier donne accès à la cage d'escalier. Après un départ étroitement enroulé en cylindre, la rampe en fer forgé se compose d'une série de grands panneaux séparés par des panneaux étroits en forme de balustres. Les uns et les autres sont de dimensions variables selon l'emplacement. Le motif central est une fleur aux pétales droits terminés en demi-volutes. Le remplage est complété par quelques S bouclés, tandis qu'aux volées suivantes le même fleuron est encadré par deux grands C enfermant des rameaux feuillus. Au palier d'étage, la composition est encore modifiée. Le panneau central est axé sur un cartouche vide avec les mêmes C doubles complétant le remplage. Aux deux autres panneaux, le fleuron est modifié, devenant une sorte de vase élancé, soutenu par des volutes bouclées se terminant par une tige perlée et épanouie en feuillages engaînants.
Protégé le 1964/10/09 : inscrit MH · 12 rue Fontaine-Neuve
Oppidum gallo-romain de Ruscino
inscrit MHAge du fer 1;Age du fer 2;Gallo-romain;Haut-Empire;Haut Moyen Age
Les vestiges archéologiques de l'oppidum gallo-romain (cad. D 596, 598 à 602, 625 à 627, 629, 631 à 633, 636, 637) : inscription par arrêté du 16 février 1954
Protégé le 1954/02/16 : inscrit MH
Pierre incrustée
inscrit MH15e siècle
L'inscription se compose, en plus de l'année 1431, de la mention suivante : "font del hostal de Sant Johan". Comme cette plaque figure sur une croix fichée, du type croix de Malte, il s'agit sans aucun doute d'une fondation des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La fondation à Perpignan d'un hôpital de cet ordre est déjà mentionnée dans deux textes du 12e siècle.
Protégé le 1965/09/21 : inscrit MH · rue Fontaine-de-Na-Pincarda ; rue Foy
Site archéologique de Saint-Etienne d’Orle
inscrit MH partiellementMoyen Age
Orle est un ancien lieu-dit d’origine médiéval, situé à la périphérie sud-ouest de la ville de Perpignan, dans le périmètre actuel du marché d’intérêt national Saint-Charles. Ce secteur a connu une très importante expansion au cours des deux dernières décennies et la zone a fait l’objet d’une documentation archéologique soutenue, grâce aux différentes opérations conduites dans le cadre des projets d’aménagement qui s’y sont succédés. Celles-ci ont permis de démontrer une occupation discontinue depuis le Néolithique. Le site d’Orle à proprement parler, situé le long de l’avenue Julien Panchot (ancienne route de Toulouges), se concentre autour d’une chapelle médiévale placée sous le vocable de Saint-Etienne, intégrée depuis le début du XIXe siècle à un mas viticole. Il regroupe l’église et le cimetière environnant, apparus dès le haut Moyen Âge, ainsi que les vestiges du village qui s’y est développé autour de l’an mil, puis progressivement abandonné à partir du XIVe siècle.
Protégé le 2021/12/10 : inscrit MH · Avenue Julien Panchot
Tour de Château-Roussillon
inscrit MH13e siècle
Vestige de l'ancien château, la tour daterait du 13ème siècle. Elle est construite en galets de rivière et sa hauteur atteint près de vingt mètres. Une porte étroite s'ouvre au sud. Cependant, une ouverture au nord, avec un arc en plein cintre et située à hauteur du premier étage, serait la porte primitive. A l'intérieur, un escalier en chêne permet d'accéder à la plate-forme sommitale surmontée d'un arc en briques.
Protégé le 2012/05/09 : inscrit MH · chemin de la Tour-de-Château-Roussillon
Atelier de l’artiste Bausil dit La Maison Rouge
Label 20141925Architecte : Castan Raoularchitecture domestique, édifice domestique, demeure, maison
41 rue François-Rabelais
groupe scolaire Jordi-Barre et crèche
Label 20232006Architecte : Ramond Bertrand (architecte);Cabanne Bernard (architecte)architecture scolaire, édifice scolaire, école, groupe scolaire
rue des Remparts-Saint-Mathieu ; 1 rue Jean-de-Gazanyola
groupe scolaire Ludovic-Massé
Label 20231996Architecte : Pous Philippe (architecte);Freixa Jaume (architecte associé);Ortiz Alicia (assistante)architecture scolaire, édifice scolaire, école, groupe scolaire
rue Pierre-Bretonneau
groupe scolaire Léon-Blum
Label 20231952;1955Architecte : Marty H. (architecte)architecture scolaire, édifice scolaire, école, groupe scolaire
Label 20141941;1945Architecte : Berthier Joseph (architecte);Mas Chancel Édouard (architecte)architecture civile publique, édifice de l'administration ou de la vie publique, établissement administratif
2 rue Jean-Richepin
immeuble de la direction départementale de l'équipement ; DDTM (bâtiment Joffre)
Label 20251975Architecte : Wursteisen Georges (architecte);Homs Marcel (sculpteur)établissement administratif
Label 20141934Architecte : Muchir Férid (architecte);Joffre Alfred (architecte)architecture domestique, édifice domestique, demeure, maison
1 rue Antoine-de-Condorcet ; rue Pascal-Marie-Agasse
quartier de la gare
Label 20141910;1946Architecte : Castan Raoul (architecte);Berthier Joseph (architecte);Trenet Louis (architecte)Muchir Férid (architecte);Mas Chancel Edouard (architecte)urbanisme et espaces aménagés, secteur urbain, quartier
quai Nobel
quartier des Remparts nord
Label 20141909;1980Architecte : Trenet Claudius (architecte);Trenet Louis (architecte);Sicart Henry (architecte);Baille Léon (architecte);Montes Eugène (architecte);Mas Chancel, Édouard;Muchir Férid (architecte);Joffre Alfred (architecte);Charpeil Julien (architecte);Tilhac (architecte);Savoyen (architecte);Castan Raoul (architecte);Raoux Pierre (architecte);Avgoustinos Dimitri (architecte)urbanisme et espaces aménagés, secteur urbain, quartier
boulevard Wilson ; boulevard Jean-Bourrat ; rue Jeanne-d’Arc ; rue Jean-Racine ; quartier Clémenceau ; rue des Palmiers ; boulevard des Pyrénées
quartier des Remparts sud
Label 20141932;1947Architecte : Joffre Alfred (architecte);Muchir Férid (architecte);Mas Chancel Édouard (architecte);Bouyssou (architecte);Trenet Louis (architecte);Sans Pierre (architecte);Roques Joseph (architecte);Mary Albert (architecte);Mercader Félix (architecte)urbanisme et espaces aménagés, secteur urbain, quartier
quartier Saint-Mathieu ; rue des Rois-de-Majorque ; rue des Remparts-Saint-Mathieu ; rue des Remparts-La-Réal ; avenue des Baléares ; avenue Gilbert-Brutus ; boulevard Félix-Mercader ; boulevard Henri-Poincaré ; boulevard Aristide-Briand ; rue du Stadium ; rue des Jotglars ; rue du Docteur-Alfred-Rives ; rue Georges-Rives ; rue Georges-Bondurand ; rue des Lices ; rue du Vélodrome
secteur place Cassanyes - Anatole France
Label 20141932;1947Architecte : Prudhomme Joseph (architecte);Mas Chancel Édouard (architecte);Martin Henri (architecte)urbanisme et espaces aménagés, secteur urbain, quartier
place Cassanyes ; boulevard Anatole-France
Villa Espel
Label 20141965Architecte : Abelanet Mauricearchitecture domestique, édifice domestique, demeure, maison
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03 Sites patrimoniaux remarquables
Perpignan compte
1 site patrimonial remarquable.
Au titre du code du patrimoine, un SPR protège un ensemble urbain ou paysager
d'intérêt — le plus souvent le centre ancien — dont l'évolution est encadrée
par un plan de gestion.
Site patrimonial remarquable de PerpignanSECTEUR S
Institué en 1995. Document de gestion : Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), approuvé en 2019.
La plus ancienne occupation humaine à Ruscino remonte au néolithique, mais les plus anciens vestiges retrouvés in situ datent du Bronze final IIIB. Le premier habitat sédentaire attesté n’apparaît qu’à la fin du VIIe siècle avant notre ère. Il s’agit d’un regroupement de maisons en roseaux, construites à la manière des cabanes de pêcheurs que l’on peut encore voir sur le littoral. Dès 575 avant J.-C., les premières importations de céramiques étrusques, grecques, attiques et ioniennes font leur apparition, témoignant du développement du commerce sur la côte. L’extension de la civilisation ibère du sud est de l’Espagne se fait dès la fin du VIe siècle. La construction en pierres sèches, l’usage du tour de potier, puis des meules à grains rotatives, certaines céramiques, la langue et l’écriture, accompagnent cette civilisation. Ruscino est alors le chef-lieu de la plaine du Roussillon, la capitale des Sordes. Au IIe siècle avant J.-C., la conquête et l’administration par Rome des provinces d’Espagne citérieure et de Gaule transalpine intensifie les échanges. La via Domitia, qui relie l’Italie à l’Espagne, passe par Ruscino. Mais il faut attendre le milieu du Ier siècle avant notre ère pour constater les signes de la romanisation, en particulier la modification de la trame urbaine de la cité, l’adoption de l’écriture latine, ou la fabrication locale de céramiques imitées de modèles italiques. Sous César, Ruscino devient une véritable cité de droit latin (oppidum latinorum) ce qui lui vaut, au tournant de notre ère, de pouvoir édifier un forum (place publique et bâtiment administratif). Sans doute Auguste accorde-t-il lui-même ce privilège lors de l’un de ses deux voyages dans les Pyrénées. La cité connaît alors son apogée: demeures de plan italique décorées de peintures murales, thermes, céramique, verrerie… témoignent d’un mode de vie fortement influencé par Rome. Cette période faste se prolonge jusqu’à la fin du Ier siècle après J.-C. Pour des raisons qui restent imprécises, la cité est alors abandonnée et démantelée, du moins dans sa partie haute. Bien que les vestiges bâtis n’en aient pas été mis au jour, les lieux sont encore occupés jusqu’au haut Moyen Âge. Au VIIIe siècle, Ruscino sert de tête de pont pour la conquête de Narbonne par les Arabes. Cette occupation vient d’être récemment documentée par la découverte inattendue d’une quarantaine de sceaux en plomb portant des inscriptions en caractères coufiques. Ces objets exceptionnels sont actuellement en cours de déchiffrement ; ils apportent un regard tout à fait nouveau sur l’expansion musulmane en occident. À l’époque carolingienne, l’agglomération disparaît définitivement au profit de Perpignan qui est en train de naître. Seul subsistera le hameau actuel de Château-Roussillon, ancien emplacement d’un petit château comtal, résidence des Comtes de Roussillon.Le projet architectural est signé par François Fontés et Jean-Michel Willmote, qui ont dessiné un concept de monument de grande qualité architecturale aux lignes méditerranéennes. Les terrasses et le belvédère sont accessibles au public qui peut ainsi découvrir un panorama exceptionnel sur Perpignan et la plaine du Roussillon.
Musée archéologique de Ruscino
Points forts des collections
La plus ancienne occupation humaine à Ruscino remonte au néolithique, mais les plus anciens vestiges retrouvés in situ datent du Bronze final IIIB. Le premier habitat sédentaire attesté n’apparaît qu’à la fin du VIIe siècle avant notre ère. Il s’agit d’un regroupement de maisons en roseaux, construites à la manière des cabanes de pêcheurs que l’on peut encore voir sur le littoral. Dès 575 avant J.-C., les premières importations de céramiques étrusques, grecques, attiques et ioniennes font leur apparition, témoignant du développement du commerce sur la côte. L’extension de la civilisation ibère du sud est de l’Espagne se fait dès la fin du VIe siècle. La construction en pierres sèches, l’usage du tour de potier, puis des meules à grains rotatives, certaines céramiques, la langue et l’écriture, accompagnent cette civilisation. Ruscino est alors le chef-lieu de la plaine du Roussillon, la capitale des Sordes. Au IIe siècle avant J.-C., la conquête et l’administration par Rome des provinces d’Espagne citérieure et de Gaule transalpine intensifie les échanges. La via Domitia, qui relie l’Italie à l’Espagne, passe par Ruscino. Mais il faut attendre le milieu du Ier siècle avant notre ère pour constater les signes de la romanisation, en particulier la modification de la trame urbaine de la cité, l’adoption de l’écriture latine, ou la fabrication locale de céramiques imitées de modèles italiques. Sous César, Ruscino devient une véritable cité de droit latin (oppidum latinorum) ce qui lui vaut, au tournant de notre ère, de pouvoir édifier un forum (place publique et bâtiment administratif). Sans doute Auguste accorde-t-il lui-même ce privilège lors de l’un de ses deux voyages dans les Pyrénées. La cité connaît alors son apogée: demeures de plan italique décorées de peintures murales, thermes, céramique, verrerie… témoignent d’un mode de vie fortement influencé par Rome. Cette période faste se prolonge jusqu’à la fin du Ier siècle après J.-C. Pour des raisons qui restent imprécises, la cité est alors abandonnée et démantelée, du moins dans sa partie haute. Bien que les vestiges bâtis n’en aient pas été mis au jour, les lieux sont encore occupés jusqu’au haut Moyen Âge. Au VIIIe siècle, Ruscino sert de tête de pont pour la conquête de Narbonne par les Arabes. Cette occupation vient d’être récemment documentée par la découverte inattendue d’une quarantaine de sceaux en plomb portant des inscriptions en caractères coufiques. Ces objets exceptionnels sont actuellement en cours de déchiffrement ; ils apportent un regard tout à fait nouveau sur l’expansion musulmane en occident. À l’époque carolingienne, l’agglomération disparaît définitivement au profit de Perpignan qui est en train de naître. Seul subsistera le hameau actuel de Château-Roussillon, ancien emplacement d’un petit château comtal, résidence des Comtes de Roussillon.
Intérêt architectural
Le projet architectural est signé par François Fontés et Jean-Michel Willmote, qui ont dessiné un concept de monument de grande qualité architecturale aux lignes méditerranéennes. Les terrasses et le belvédère sont accessibles au public qui peut ainsi découvrir un panorama exceptionnel sur Perpignan et la plaine du Roussillon.
Musée Casa Pairal Protégé au titre des Monuments historiques.
Ethnologie, Histoire, Photographie, Technique et industrie
Les collections regroupent des pièces couvrant des thématiques allant du costume traditionnel à l’outillage des travaux agricoles, en passant par le transport, ainsi que la vie domestique et religieuse. Elles couvrent principalement le XIXe siècle jusqu’aux années 1950, avec quelques incursions dans une période allant du XIVe au XVIIIe siècles. Cette diversité se conjugue à celles des objets et des matériaux qui les constituent : cuirs et textiles divers, œuvres graphiques sur toile, papier ou parchemin, métaux et alliages, bois, lapidaire, céramiques variées. A titre d’exemples, l’établissement compte plusieurs fonds d’artisans et d’ateliers, mais aussi un ensemble de l’usine des poupées Bella, des véhicules hippomobiles et des barques catalanes (pour certaines navigantes). Reconstitution de la cuisine du mas del Gleix (1631).Datant de 1368, le Castillet a été tour à tour porte de la ville, garnison militaire, prison d’Etat, siège d’associations savantes. Devenu l’un des principaux emblèmes de la cité, c’est à l’ombre de ses créneaux qu’ont lieu tous les grands évènements culturels, sportifs, politiques et festifs. Son architecture en brique lui confère l’aspect des édifices historiques du Sud et son lanterneau élancé offre une vue à 360° sur la ville et toute la plaine du Roussillon.
Musée Casa Pairal
Points forts des collections
Les collections regroupent des pièces couvrant des thématiques allant du costume traditionnel à l’outillage des travaux agricoles, en passant par le transport, ainsi que la vie domestique et religieuse. Elles couvrent principalement le XIXe siècle jusqu’aux années 1950, avec quelques incursions dans une période allant du XIVe au XVIIIe siècles. Cette diversité se conjugue à celles des objets et des matériaux qui les constituent : cuirs et textiles divers, œuvres graphiques sur toile, papier ou parchemin, métaux et alliages, bois, lapidaire, céramiques variées. A titre d’exemples, l’établissement compte plusieurs fonds d’artisans et d’ateliers, mais aussi un ensemble de l’usine des poupées Bella, des véhicules hippomobiles et des barques catalanes (pour certaines navigantes). Reconstitution de la cuisine du mas del Gleix (1631).
Intérêt architectural
Datant de 1368, le Castillet a été tour à tour porte de la ville, garnison militaire, prison d’Etat, siège d’associations savantes. Devenu l’un des principaux emblèmes de la cité, c’est à l’ombre de ses créneaux qu’ont lieu tous les grands évènements culturels, sportifs, politiques et festifs. Son architecture en brique lui confère l’aspect des édifices historiques du Sud et son lanterneau élancé offre une vue à 360° sur la ville et toute la plaine du Roussillon.
La collection léguée par Joseph Puig est composée de quelques 30.000 monnaies, médailles et objets numismatiques. La ville l'a enrichie et a fait de ce fonds l'un des plus importants de France : le musée possède aujourd'hui 45.000 pièces de toutes les époques et de tous les pays, depuis les premières monnaies jusqu'à l'euro.Immeuble, dénommé la « Villa les Tilleuls », conçu par l'architecte danois Vigo Dorph-Petersen en 1907.
Musée Joseph Puig
Points forts des collections
La collection léguée par Joseph Puig est composée de quelques 30.000 monnaies, médailles et objets numismatiques. La ville l'a enrichie et a fait de ce fonds l'un des plus importants de France : le musée possède aujourd'hui 45.000 pièces de toutes les époques et de tous les pays, depuis les premières monnaies jusqu'à l'euro.
Intérêt architectural
Immeuble, dénommé la « Villa les Tilleuls », conçu par l'architecte danois Vigo Dorph-Petersen en 1907.
Muséum d'histoire naturelle Protégé au titre des Monuments historiques.
Sciences de la nature, Sciences fondamentales, Technique et industrie, Ethnologie, Afrique, Océanie, Archéologie, Egyptien
Les salles d'exposition, influencées par l'histoire de l'institution, ont parfois le cachet des cabinets de curiosités comme là où les objets usuels et culturels Polynésiens, Mélanésiens, Africains se rapprochent de cadres du siècle dernier composés de mollusques et d'insectes, et d'un grand crocodile du Siam. Les invertébrés sont évoqués dans une salle plus actuelle où ressortent le cadre de papillons exotiques (don de François Arago), une collection de coraux et la curieuse limule. Les oiseaux sont largement représentés par thèmes, rapaces diurnes, nocturnes, migrateurs et corvidés. L'importante collection de minéraux retient l'attention des spécialistes par sa diversité, et des curieux par la beauté de certaines pièces. Les grands peuplements du département font l'objet de trois vitrines récentes consacrées : - à l'avifaune lagunaire et littorale ; - à la faune de haute montagne ; - et à la faune des piémonts et de la plaine. La momie d'un prêtre du temple d'Amon-Rê (XXIème dynastie) dans son sarcophage de bois polychrome vaut une leçon d'égyptologie et retient toujours l'intérêt du public. Les collections en réserves, riches en fossiles, mollusques, poissons et oiseaux exotiques sont accessibles sur rendez-vousFenêtre et puits du XVIe siècle, escalier d'honneur.
Muséum d'histoire naturelle
Points forts des collections
Les salles d'exposition, influencées par l'histoire de l'institution, ont parfois le cachet des cabinets de curiosités comme là où les objets usuels et culturels Polynésiens, Mélanésiens, Africains se rapprochent de cadres du siècle dernier composés de mollusques et d'insectes, et d'un grand crocodile du Siam. Les invertébrés sont évoqués dans une salle plus actuelle où ressortent le cadre de papillons exotiques (don de François Arago), une collection de coraux et la curieuse limule. Les oiseaux sont largement représentés par thèmes, rapaces diurnes, nocturnes, migrateurs et corvidés. L'importante collection de minéraux retient l'attention des spécialistes par sa diversité, et des curieux par la beauté de certaines pièces. Les grands peuplements du département font l'objet de trois vitrines récentes consacrées : - à l'avifaune lagunaire et littorale ; - à la faune de haute montagne ; - et à la faune des piémonts et de la plaine. La momie d'un prêtre du temple d'Amon-Rê (XXIème dynastie) dans son sarcophage de bois polychrome vaut une leçon d'égyptologie et retient toujours l'intérêt du public. Les collections en réserves, riches en fossiles, mollusques, poissons et oiseaux exotiques sont accessibles sur rendez-vous
Intérêt architectural
Fenêtre et puits du XVIe siècle, escalier d'honneur.
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